Certains le pensait mourrant, agonisant, et ceux là avaient raison. La constitution particulièrement chétive de l'ancien prêtre faisait de lui la proie des maladies, et ses blessures se refermaient de plus en plus difficilement.
Se sentant défaillir, il décida non pas de se laisser mourir, mais de prolonger la vie. Son mariage ne lui permettant pas d'obtenir un enfant, il décida d'en concevoir un magiquement. Et qui mieux pour devenir un être aimé et successeur que ce à quoi il tenait autant que sa propre vie, sinon plus ? Son pommier. L'arbre qu'il avait planté dans sa grotte avait grandi et avait prospéré plus que jamais. Sa taille serait tout à fait propice à la création d'un être au proportion tout à fait convenable.
Alors il prit tout le matériel qu'il avait pu trouver, et commença à sculpter. Il sculpta sans répit, plusieurs jours durant, ne s'octroyant que quelques minutes de repos afin de se restaurer à l'aide de viande crue. 3 semaines passèrent, le vieux béonide apportaient les touches finales à son enfant. Celui possédait des muscles, des yeux, une bouche, un nez, une ébauche de carapace... tout était sculpté. Il ne manquait plus qu'à lui donner la vie
Le peu de flux magique qu'il possédait serait tout juste suffisant pour animer la créature, mais au moins elle vivrait. Il prit un burin, et commença à sculpter sur le front de son enfant une succession de runes :
http://img347.imageshack.us/my.php?imag ... nce3xj.jpg
Puis il prit un masque composé d'os d'origines variées, la plupart provenant de valeureux défunts adversaires et anciens camarades de combat du béonides, et certains de grands loups. Ainsi, il en acquérera la force, la volonté, et la sagesse, pensa l'être chitineux. Il regarda longuement le masque.... revoyant chacun des moments de son existence, tous ses combats, toutes ses victoires, toutes ses défaites. Un profond soupir lui échappa, avant qu'il ne se ressaisisse et appose le masque sur le visage de son enfant avant de le sceller magiquement.
Il prononça une dernière incantation, censée être renforcée par le jour même qu'il avait choisi, une nuit magique où avait lieu chaque année des miracles, une nuit magique où les êtres aspiraient à la paix et à l'amour. L'incantation devait normalement faire pulser les runes gravées sur le front de son enfant. Ces runes devaient devenir à la fois le coeur et l'esprit du golem, la sève du pommier sculpté faisant office de sang. Pourtant, rien ne se produisit.
Ariès soupira longuement une nouvelle fois, se demandant si les rites shamaniques qu'il avait appris au cours de son existence en temps que prêtre n'étaient pas erronés, ou tout simplement faux et simple superstition.
Las de tout ça, et épuisé par son effort ininterrompu des 3 dernières semaines, il décida d'écrire deux parchemins. Le premier il l'adressa au peuple de la montagne, et à tous les adversaires de valeur qu'il avait pu croiser.
Mes amis, mes ennemis, je prend aujourd'hui la plume pour vous dire que je songe à une existence plus paisible. Je pense m'exiler vers une contrée plus paisible, où la guerre ne ruinera plus mon existence. Je ne peux plus supporter le tourment que provoque ces incessantes batailles. Aussi bien mon corps que mon esprit se meurent. Je suis finalement une créature misérable et faible. Que les forts me pardonnent, je n'ai pas sû me montrer à la hauteur, que les faibles se taisent à jamais, car je ne leur donne pas le droit de rire de moi un seul instant. Mes amis, mes ennemis, je vous aime, et vous me manquerez lorsque je chasserai paisiblement, essayant de m'intégrer à une communauté tribale pacifique. Je ne vous oublierai jamais. Je souhaite aussi que Sokaris soit rapidement averti de mon exil. Je sais que cette perte lui sera cruel, mais étant mon époux, il devrait même être le premier averti. Quel dommage qu'il soit parti, il ne pourra pas trouver cette lettre le premier. Sokaris, toi que j'ai épousé et pour qui j'ai prêté serment devant Gaïa, pardonne moi. Si ma dépouille est retrouvée un jour, je souhaiterai qu'elle soit jeté dans notre grand volcan.
Ariès
La seconde était une forme de thérapie. Elle était en effet adressée à cet enfant qu'il avait tenté de créer, mais pour qui tout avait échoué.
Makoo, mon enfant, mon fils que je ne connaitrai jamais. Je suis désolé d'avoir été un si mauvais père pour que tu ne puisses même pas me connaitre. J'aurai tellement voulu te voir devenir fort, devenir sage, prendre tes propres décisions.... j'aurai voulu te voir vivre, ne respecter que tes propres volontés, et n’être fidèle à personne si ce n’était à toi même, mais le sort en a décidé autrement. Quelle existence cruelle. Le seul fils que j'aurai pu avoir ne m'a pas été donné à temps... désormais, je pars... je pars loin de ton corps, celui qui aurait dû abriter ton destin. Si donner ma vie pouvait me permettre de te donner la tienne, je l'aurai fait sans hésiter... mon enfant, je t'aime.
Ariès sentit des larmes monter en lui. Son fils et le pommier ne faisait qu'un. Il s'agissait d'une créature qui lui aurai été si chère
L’ancien posa sa plume, et s’apprêtai à prendre une bouteille d’alcool de champignon quand un soudain frisson le glaça. Il devait se reposer. Ariès se dirigea vers son lit composé de deux peaux de loups. Une pour faire couverture, et une sur le sol. Alors qu’il posa la tête au sol, bien calé dans ses couvertures, son cœur arrêta de battre.
A l'instant même, les runes du golem commencèrent à battre. Des veines apparurent dans le bois, des veines presque translucides. La créature ouvrit ses yeux de bois qui venait de prendre une texture proche de celle d’un être vivant. Il tourna la tête, et découvrit son lieu de naissance. A sa droite, une créature semblait dormir, il s’en approcha, pour constater qu’elle était morte. Alors qu’il se dirigeait vers l’embouchure de la grotte, deux lettres sur un bureau attirèrent son attention. Il ne savait pas qui étaient les ennemis, les amis de la première lettre. Mais il comprit en lisant la deuxième à qui elle était adressé. Il ne savait pas d’où il venait, qui il était, mais il commençait à comprendre pourquoi il était là . Il était là par la volonté du vieillard mort, son créateur…. Ou son père. Il ne savait s’il fallait maudire cet être pour l’existence sans but qui s’ouvrait à lui, ou au contraire le remercier de lui avoir donné la possibilité d’avoir un but. Après un temps de réflexion long et indéterminé, la créature décida de conserver le nom que lui avait donné son père. Il prit le parchemin qui lui était adressé, et le mit à brûler.
Makoo s’apprêtait à quitter la grotte, son père dans ses bras de bois, quand il se décida de se retourner pour observer la grotte. Froide, humide, hostile, mais si sereine. Il serra le corps sans vie de son père, puis franchit le seuil de la demeure éternelle pour aller dans la lumière du jour. En sortant, il aperçu immédiatement le grand volcan. La pénible ascension pour un être de chair se révéla aisée pour cet être artificielle ne ressentant pas la fatigue. Une fois arrivée en haut, il lâcha le corps dans le cratère.
Ariès, mon père, toi que je n'ai pas connu, je t'aime également
Ces mots firent échos dans la montagne. Chaque béonide avait pu les entendre. Certains sortirent de leurs grottes pour comprendre.... Makoo, lui, retourna sur le lieu de mort de son père, s'installa sur les peaux de loups, et commença à méditer..... un nouvel être venait de voir le jour sur la terre ravagée
HRP : et non, je n'arrête pas, mais je supprime mon perso et en recommence un autre pour deux raisons majeures :
1) j'avais super mal monté mon perso, ce qui faisait de moi certainement le lvl 6 le plus fragile de xm, mais également un des moins aptes à continuer de gagner de l'xp .... en voulant faire un perso équilibré en magie et en attaque, je me suis rendu incapable de faire quoique ce soit, et ayant la flemme de continuer à gagner du 30 xp par jour, j'ai décidé d'en refaire un autre, bien différent
2) j'en avais sérieusement marre du prêtre déconneur qui ne pouvait pas faire un rp convenable au vu des rp des autres... le personnage que je m'étais créé était vraiment décalé par rapport à l'univers et à l'état des autres joueurs je trouve.... bref, un clown, c'est amusant, mais quand il s'agit de faire des rp sérieux, c'est dur....
De plus, je suis en train de réduire ma quantité de pseudos à un seul, pour plus de simplicité pour moi, en ayant marre de devoir me repérer entre les Nohman, Ariès, Makoo, Xao, XaoSiTeCT, je réduis tout à Makoo, et Xao.
Voila un moment que je souhaitais faire cette mise à mort, mais je crois que le soir de nowel et un peu d'alcool m'ont aidé à trouvé l'inspiration manquante pour qu'au moins j'ai une mort décente.... tiens d'ailleurs, j'ai oublié un truc dans mon RP, je reviens .... voila, ça y est je me suis jeté dans le volcan.... en attendant, je ne viens faire que confirmer la théorie qui dit que le nombre de suicides augmente avec la période des fêtes ^^ .... ah lala.... bon, je savais que j'avais quelque chose d'autre à dire, mais j'ai oublié.... j'ai vraiment trop bu, j'ai envie de pleurer pour la mort de mon perso.... m'enfin bon.... je ne reviendrai pas sur ma décision, je suis quand même conscient de ce que je fais ^^ ..... bon.... je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes, et de bien vouloir accueillir Makoo parmi vous pour remplacer Ariès (les epic-warien et ceux qui m'ont sur msn ne seront pas surpris de voir ce pseudo je pense ^^) .... bonne soirée, joyeux nowel à tous, que le vieux barbu vous apporte des cadeaux..... moi, je vais finir mon repas de famille.... *bisous à tous, sur la fesse droite pour les priviliégiés
edit : et merdeeeeeuuuu .... comment je fais pour afficher mes runes en images ?! je croyais pourtant avoir mis l'adresse pour faire apparaître une image directement.... pfff.... bon, je m'occuperai de ça demain, à pluche les gens ^^
re-edit à 22h26 : .... je suis sûr et certain d'avoir oublié quelque chose, mais j'arrive plus à m'en rappeller.... 'tain, pathétique

