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par knessir » 05 mai 20:22
Je l'appelai Viandeabarbeuk, un nom tout à fait béonides, mais maintenant, malgré mes sentiments coupables, je décidai de passer à autre choses, je pris le poney avec moi et le ramena à La Montagne, après tout, comme on dit chez nous ; "A lä gûérré cõmµé á là gùérrë ! "
Reprenant le chemin qui mena à La Montagne, mon loup toujours à mes côtés, je me demandais comment j'aillais être perçu chez moi en arrivant avec un tel compagnon, bien entendu, je craignais les irréductibles chasseurs tels que Turak ou oltaric, qui tenterait de se ruer sur mon loup, mais je savais que je parviendrais à les raisonner afin qu'il laisse Viandeabarbeuk en paix, du moins à l'écart du barbeuk !
Lorsque je grimpai la pente escarpée montant sur mon imposante demeure, je sentis le souffle chaud de mon nouvel ami et je me dis qu'il était plus que temps de donner à boire à mon loup, de plus le poids de mon repas pesait de plus en plus sur mes épaules, je le déposais à quelques mètres du feu, il n'y avait pas grand monde dans cette belle après midi d'été, à vrai dire, j'eus presque le sentiment de passer inaperçue, mais malgré tout, j'entendis une voix familière :
-" Boudiou ! Te v'la revenue, l'étais temps ! T'es partie longtemps !"
L'éternelle campagnarde de la bande m'aguichait avec son éternelle banane sur le visage. Je constatais son étrange regard lorsqu'elle vit viandeabarbeuk, mais elle laissa sa curiosité dans sa bouche, pour une fois, et j'en étais particulièrement étonnée, elle ne dit rien, peut-être qu'elle se rendit compte que j'étais exténuée et qu'en ce moment, je n'attendais rien d'autre que du repos.
Entrant dans ma grotte, étrangement vide depuis la disparition de mon époux, qui m'avait laissée depuis plusieurs mois, j'attendais patiemment son retour depuis lors et j'avoue que depuis très longtemps, j'espérais une personne pour m'accompagner, raison pour laquelle j'étais de plus heureuse de la présence de Viandeabarbeuk.
Je cherchais une petite gamelle, de manière à pouvoir restaurer mon compagnon, je sentis alors un poids énorme sur mon dos, je tombais sur le ventre et écrasai ma petite table de chevet, je me débattis comme je pouvais, mais c'était particulièrement difficile de me mouvoir tant le poids sur mon dos était important.
Un souffle lourd et chaud et une reconnaissable odeur de sang envahit mes narines, je sentis une forte pression sur mon cou et d'épais crocs dans mes carotides, alors que je sentis mon sang quitter mes veines et mon souffle diminuer... Déjà je ne sentais plus mes jambes, ensuite, ce fut au tour de mes bras pour finalement avoir du mal à respirer, alors que la vie me quittait, j'entendis une voix dont je ne soupçonnais même plus l'existence :
-"Alors, comme ça on ne se méfie pas des loups... Pas de chance, tu n'es qu'une partie de mes cibles, j'aurais bientôt ton époux.... Poug !"
Je sentis alors ma vie me quitter et un noir profond m'envahir...
Ecoutant de la Confrérie noire
Fidèle croyant de Sythis
Artiste forgeron
Exécuteur d'infidèles