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[en cours] Le point de non-retour.

Posté : 28 avr. 16:25
par Iarnvida
[merci de ne pas noter tout de suite ce rp, et d'attendre qu'il soit achevé. Je vais essayer de faire une illustration par chapitre, d'y introduire le plus de persos possible parmis ceux que je connait, et peut-être... d'y introduire autre chose de plus personnel que vous découvrirez, si j'ai le courage de le mettre, plus tard. bonne lecture.
note : ce rp est la suite de : "on a la bouche pleine de sang et on rit!" où Cerby et Iarn quittaient la montagne pour Pandora, après avoir tué leur propre enfant à la naissance. (non, je fais pas dans le genre comique pour le coup... ]



Chapitre 1 : ouverture.



La vie…
Qu’est ce en réalité ? il semblerait que personne n’en ait ma réponse ici bas : nous apparaissons, et notre mort semble inaccessible… apparaître pour ne pas disparaitre… vous pouvez être guerrier, mener 1000 batailles, recevoir la lame de l’ ennemis en pleins cœur, vous suicider par désespoir… la mort vous rejette… inéluctablement.
La vie. Elle m’échappe complètement. Même en tant que femme, je n’ai su la créer… l’enfant que j’ai conçu m’a été enlevé immédiatement… comme si le monde nous enlevait total pouvoir sur la vie et la mort… Il n’y a qu’un maitre des jeux ici… lui seul nous fait naitre et il décide lui-même de notre mort, se jouant des lois de la nature. Inutile d’essayer de jouer à sa place : les pions qui sortent de leurs cases sont vite remis en place, ou balayer dans la boite…
Retour à la case départ. Nous sommes prisonnier de son cycle infernal et immuable.
La vie selon moi, c’est le jeu préféré de Gaia.




" Double six !!!!!!!! "
" encore ? "
Attila ramasse fièrement les quelques pièces d’or qui trônaient devant Harxon.
" ça va faire trois fois que tu sors un double six… "
" il faut croire que je suis le chouchou de Diablo. "
" ou un vil tricheur !! "
" ohhh, ça me fend le cœur de telles accusations. Allez ! je paye les prochaines bières !"
Levant les yeux au ciel, Harxon ne réclama rien d’autre, attendant sa pinte comme un gamin impatient.
" Iarn, tu joues la prochaine ?"
Sortant de sa rêverie, Iarnvida les regardait un moment avant de répondre.
" je vous laisse entre hommes… et puis ma bourse est vide. Cerby ne devrait pas tarder à passer : lui par contre sera ravi de vous offrir des bières de consolation après sa victoire ! "
Attila éclata de rire.
" ah ah ! suis-je bête ! bien sûr que c’est Cerby qui a la plus grosse bourse ! "

Souriant à son tour, l'ex-béonide laissa les deux lurons rire entre eux et sortit de l’antre.
Attila la regarda un instant et grimaça :
“Comme si Cerby allait venir jouer... il nous a même pas adresser la parole depuis son arrivée... Eh ! Harx tu crois que je te vois pas en train de vider ma bière dans mon dos ?!!!�

Un courant d’air frais fit frissonner Iarnvida : les portes de pandora se dressait devant elle. Machinalement elle marcha vers elles, s’apprêtant à les franchir encore une fois, pour croiser le fer avec ses ennemis.

Voila des semaines qu'elle est démone. Des jours et des nuits à hurler sa haine dans Pandora, à fuir des souvenirs.
Cerby semble rongé par le même mal qu'elle. Lui aussi se réveille en sueur après n’avoir dormi que quelques minutes… lui aussi ère sans but, tel une marionnette désarticulée qui laisse le vent guider son épée. Lui aussi souffre en silence, silence de plus en plus pesant. Néanmoins l'amour que la femme lui porte n’en est en rien entravé. Seulement… Rien n’est comme avant.



La vie selon moi, c’est le jeu préféré de Gaia.

Et elle s’y donne à cœur joie : elle nous frôle de ses doigts, nous fais avancer lourdement sur le plateau, nous jetant presque à l’arrivée, hésite longuement avant de nous donner victoire ou défaite... Quelle jouissance trouve-t-elle à nous torturer ainsi, déesse sadique, nous qui sommes sensés être ses propres enfants....?





Le vent dehors est frais... L'ex-béonide se surprend à fermer les yeux pour en savourer les parfums. L'air de Pandora était lui si humide, chaud, malsain... Elle s'y été accoutumée malgré tout. Pandora au fil du temps, était devenu sa maison. Elle y avait ses habitudes, ses itinéraires préférés pour rentrer le soir dans leur cave, et même quelques amis.
Une vie totalement différente, mais néanmoins la sienne.

Elle rouvrit avec regret ses paupières. Elle reprit sa marche, l'air maussade. Ses yeux étaient si las, son corps si fatigué... Mais elle devait aller combattre. Il le fallait. On lui réclamait du sang. Toujours plus de morts... Ses mains étaient trop sèches, trop propres... elles devaient rougir de culpabilité pour que Iarnvida espère un peu de repos. Tuer pour pouvoir dormir. Elle n'avait plus le choix depuis quelques semaines...
Châtiment pour ne pas avoir été une bonne mère.

Une silhouette familière se dessina au loin... La démone s'approcha doucement : sa prochaine cible était en vue... Elle ne sortit pas son épée pour autant, et marcha vers elle sans un bruit. Elle avait reconnu son ancienne alliée... Qu'importe, même le sang béonide lui procure un peu de soulagement... Qu'importe.. Lusankya lui pardonnera surement.
Des milliers de fins fils sortirent alors des mains de Iarnvida, et se jetèrent tels des serpents sur la proie. Celle-ci se retourna vivement les yeux grand ouverts et hurla :

“ Arrêtes !! Iarnvida ! Je suis des vôtres maintenant !!! “

Les filaments se paralysèrent immédiatement. Iarnvida garda cet air fou qu'elle prenait dès qu'elle était prête à tuer, auquel s'ajoutait maintenant une expression figée de surprise.

" Tu as quitté la montagne...? "
" Oui, je voulais changer d'air... Vivre une nouvelle expérience. Te retrouver aussi ! " sourit Lusankya chaleureusement. Iarnvida ne lâcha pas un sourire et la regarda avec mépris un moment.

Quitter la montagne sans raison pour venir ici lui semblait illogique, et presque écœurant. Elle se dérida tout de même et rappela à elle les filaments qui reconstituèrent ses mains. Elle lâcha simplement en s'approchant d'elle.

“ Malvenue à pandora ma sœur. Je suis ravie tout de même de t'avoir à mes côtés... Tu m'as manqué.�

Lusankya lui sauta dans les bras et lui fit une bise sur la joue.

“ Tu dois avoir tant de choses à me raconter... Tu as l'air encore plus déprimée que je ne l'imaginais... Mais Dieu soit loué, la rumeur qui court à la montagne est fausse...�
“ Une rumeur ?� Reprit Iarnvida sans émotion dans la voix.
“ Oui, on raconte que tu es devenue folle à lier... que tu chantes sur les champs de batailles en étranglant tes victimes, et que tu parles toute seule... “
“ ... C'est assez drôle.�
“ Drôle ? Je te croyais devenue schizo !�
“ Je ne suis pas la première... On a bien cru que Rhalph l'était quand il était rongé par une larve de Sythis... Qu'il oubliait même certains de ses agissements.�
“... C'était différent. Lui était vraiment hanté par quelque chose.�
Iarnvida se répondit pas. Elle réajusta faussement son manteau et déclara :

“ Lulu, si on rentrait à Pandora ? Si tu veux fêter nos retrouvailles et discuter tranquillement, mieux vaut ne pas rester ici.�
“ Tu as raison. Fais moi visiter Pandora ! Et allons fêter ça avec un bon barbeuk !!�
“ Oublie. Tu as quitter la montagne. Ici les coutumes sont différentes pour fêter un accueil.�
“ Haha ! Me dis pas que les démons ont des bizutages ! “ rit-elle en suivant Iarnvida qui avait déjà repris la route en sens inverse.
“ Je ne sais pas si on peut appeler les orgies ainsi...�
“ Quoi ?!�

Iarnvida rit alors.

“ Je plaisante.�
“ Humour démon ?�
“ Non, j'ai voulu te faire peur. Les orgies sont quotidiennes évidement.�
“ Mais arrête, c'est plus drôle !�
“ Je ne plaisantais plus là...� sourit Iarnvida.
“ ... beuh.... huh ? ........� bégaya Lulu.
“ Mouarf, quand tu fais ça on dirait Bloodfaust quand il a un or...�
“ TAIS TOI ! J'ai compris merci !�

Iarnvida éclata de rire.

“ Je te ferai avaler n'importe quoi !�
“ ......... �

Elles continuèrent leur route, non sans que Lusankya se mette finalement à questionner sa compagne sur ces fameux “rites� démons qui finalement avait l'air de l'intriguer.
Elles arrivèrent enfin devant les portes qu'Attila ouvrit non sans noter l'arrivée de la nouvelle recrue. Lulu fut impressionnée par l'état des lieux : Pandora était une ville lugubre où l'odeur de pourriture régnait : les maisons ressemblaient à des cabanons pour certaines, et les cadavres mutilés servaient de dallage aux chemins. Au fur et à mesure que les deux femmes se rapprochaient du centre de la villes les habitations semblaient plus luxueuses... jusqu'à ce qu'elles arrivent devant une sorte de château ténébreux, aux gargouilles multiples et dont la porte était immense.

“ Pittoresque la déco...� murmura Lusankya.
“ Ceci est le centre de pandora : nos réunions se font ici... c'est ce que tu peux appeler une salle commune...�

Mais déjà Lusankya était adossée à un muret et faisait signe à son amie de s'assoir près d'elle. Iarnvida leva les yeux aux ciel, constatant le peu d'intérêt que la jeune démone éprouvait pour son nouveau royaume.

“ Quoi ?�
“ Raconte-moi tout...�
“ Tout quoi ?�
“ Ce qui t'as rendu comme ça ! Je vois bien que tu es exténuée et déprimée.. tu as considérablement maigri et tes sourires sonnent faux.�
“ Tu y tiens vraiment ?� implora presque Iarnvida, qui savait qu'elle ne pourrait résister aux caprices de son alliée.
“ Oui...�

Iarnvida la regarda tristement. Elle avait soudain reprit cet air qu'elle avait les premières secondes où elles s'étaient retrouvées. Elle ne jouait plus la comédie... L'heure de la vérité était venue.

“ Ce sera une longue histoire...�
“ Tant mieux !� Lusankya s'installait confortablement, et se laissa tomber sur sa camarade qu'elle trouvait très confortable.
Le regard de Iarnvida était perdu sur l'horizon.

“ Si tu insistes... Je vais te conter ce qui m'est arrivé depuis mon départ de la montagne. Mon histoire de ses derniers mois... L'histoire de celle que les ennemis appellent à juste titre “folle�...
L'histoire de Iarnvida Huhnakin, celle qui n'avait pas pu sauver son enfant, et était la complice de son assassinat...�


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Posté : 08 mai 23:41
par Iarnvida
chapitre 2 : Le point de non retour.

-- environ sept mois plus tôt --


Une meute de loup se rassemblait autour d'un corps étendu, inerte, qui venait d'apparaitre sur la plaine. Reniflant, grognant, les bêtes apprivoisées hésitaient à approcher.. jusqu'à ce que l'une des leurs, plus hardie, posa fièrement sa mâchoire sur un bras du ressuscité. Salivant, grognant de plaisir, exprimant du même coup son désir d'être la seule à gouter le met inattendu qu'elle s'apprête à savourer.

Mais les crocs n'eurent le temps de transpercer la chair que le cou du loup fut rompu par la poigne du béonide qui avait soudain repris connaissance. Les yeux encore fermés, il jeta le corps mort du chef de meute aux autres canidés, qui aussitôt se mirent en garde, montrant les dents.
Ses longs cheveux ombrageaient son visage tandis qu'il se relevait : il hurla de fureur et de plaisir, et en attrapa un autre, lui prit la mâchoire à deux mains, et ouvrit cette dernière jusqu'à la briser, ignorant les crocs s'enfonçant dans ses doigts. La meute toute entière ne tarda pas à bondir sur le combattant qui se retrouva à terre, sous une montagne de loups enragés.

Hurlements. Bruit sourd d'os qui craquent. Cris d'agonie.
Puis le silence.

Une ombre ressortit, soulevant un tas de cadavres.

“Justine n'avait qu'à garder mieux ses loups.� rit presque Rhalph en essuyant ses blessures.

Il attacha alors deux loupiots entiers à son pagne, et se redressa. Son regard scruta l'horizon : en tant qu'éclaireur, il reconnut vite les lieux. Il venait de réapparaitre près de Catzehrô.

Iarnvida... Il venait de réapparaitre en si mauvaise compagnie à cause d'elle. Le regard fou qu'elle avait eu lui restait en mémoire sans qu'il ne puisse en chasser l'image de son esprit. Elle avait donc trahi. En avait-elle conscience lors de son geste ?
Le béonide se massa la nuque mécaniquement : c'est le cou brisé qu'il était tombé au pied de son amie.

Il se contenta de ne pas se poser d'avantage de questions, et reprit avec hâte la direction de la montagne, à la seule lueur de la pleine lune.





Les pas étaient lents. Le temps long... voire inexistant. Le moindre effort un supplice. Chaque souvenir une agonie. Iarnvida avait traversé les terres d'Iksème, reprenant peu à peu ses esprits. Ses yeux rougit de larmes, ses membres endoloris par sa mutation, elle avait marché des heures sans trêve... Tel un pantin guidé par les invisibles fils du destin.
Maintenant l'horizon était rougeoyant, le sol sec, l'air de moins en moins pur. L'immense porte de Pandora se dressait devant elle. L'ex-béonide resta un moment là, paralysée. Que faisait-elle ? Elle n'avait nul envie de franchir de sombre portail, elle devait faire demi-tour !
Mais, une force inconnue la poussait à rester ici. Une force, ou une voix.
Celle de Cerby ? Que lui était-il arrivé ? Elle ne l'avait plus revu depuis qu'il l'avait assommé... Depuis qu'il avait tué leur enfant. Iarnvida frissonna.

Un véritable cauchemar... Iarnvida ferma les yeux... espérant ne plus etre ici quand elle les rouvrirait, se réveiller à la montagne, dans son lit, dans les bras de son mari, le ventre encore bien rond.
Mais quand elle rouvrit les yeux, c'est un cadavre immonde qui apparut devant elle...

“Les béonides viennent se suicider jusqu'ici maintenant ?�

Le corps en décomposition rit allègrement, si bien qu'il s'en décrocha la mâchoire. Une ombre ailée faisant tout comme lui le guet à la porte, la ramassa avec un air blasé. il alla lui remettre en place en soupirant, apparemment habitué à cette basse besogne.

“ Réponds-lui idiote, Il t'a posé une question !� dit-il tandis qu'il essuyait ses mains dans son tablier de forgeron avec un air de dégout à peine dissimulé.
“ Sagres, c'est à moi de parler.�
“ oui, je suis désolé Sakrag...� répondit passivement l'ombre qui alla se réinstaller sans demander son reste contre le mur.
“ Je n'ai pas l'intention de mourir, je voudrais entrer.� lâcha Iarnvida sans émotion.
“ Entrer ? HA ! Tu salirais notre ville de tes pieds boueux bâtarde !�
Iarnvida regarda enfin le démon. Elle lui sourit.
“ Me dites pas que je vais devoir frapper avant d'entrer ?� plaisanta Iarnvida... Qui avait tout de même sorti son épée.

Au même moment, le portail s'ouvrit : de ses six mains, le gardien des portes de Pandora avait ouvert le passage pour rejoindre le petit comité qui s'était formé.

“ Iarnvida...� dit-il sans surprise, “Toi aussi ?... Ces amoureux qui vont de pairs...�
“ Cerby est ici ?!� Demanda-t-elle oubliant totalement Sakrag et Sagres.
“ Ouais, je sais pas ce qui lui est arrivé, mais c'est pas joli... un barbeuk qui a mal tourné ?�

Iarnvida se précipita et entra dans pandora en courant en le bousculant. Sakrag fit un mouvement pour l'empêcher de passer, mais Attila le retint : Elle était démone dorénavant.

Elle couru comme une folle, ne sachant où elle allait : elle remarquait à peine le paysage pourtant si déplorable de la cité, qui glacerait le sang à n'importe quelle personne ne l'ayant jamais découvert. Elle appela de désespoir son époux. Pour toute réponse ce sont des démons ivres qui la bousculèrent et lui rirent au nez en chantonnant.

“Iarnvida... c'est pas béo ça ?! eh...
Elle descend de la montagne pour pandoraaa gouhaha !
Elle descend de la montagne pour pandoraaa
Elle descend de la montagne
Elle descend de la montagneuuh
Beuuuh, elle descend de la montagne pour pando... �

Ignorant les chansons et déglutitions des personnages présents en ville, elle continua sa course : elle s'arrêta soudain devant une porte entrouverte, menant à une cave. Son cœur battait à tout rompre.

“Chéri ?� se hasarda-t-elle en ramassant sur le sol un lambeau de pagne qui lui appartenait.

Elle entra. Ce qu'elle vit lui souleva le cœur : Un monstre... Un être innomable.
Elle resta là, interloquée, sans mot dire. La créature la regarda froidement, sans faire le moindre geste : si ses yeux n'était pas si profonds, on aurait pu croire le béon... le démon mort.

Iarnvida avança, ne pouvant s'empêcher de regarder ce corps horrible, dont la peau terriblement fine laissait deviner des mouvements de va et vient de larves dans la chair du démon. Il était si maigre, on lui voyait les os... Ses cheveux avait disparut, ses dents inexistantes : de leurs orbites, deux yeux ronds la fixaient.

“Cerby ?� sanglota Iarnvida qui ne pouvait plus s'approcher d'avantage...
Pas de réponse. Iarnvida éclata en sanglots et finalement se jeta contre son mari : il avait beau avoir perdu son apparence de béoerserker bon vivant... Elle le reconnaissait. Sans la moindre hésitation.

“ Je suis désolée... Mon chéri... Que t'est-il arrivé ?... Mon amour... que nous arrive-t'il ?...�

Le démon regarda sans bouger sa femme en pleurs. Iarnvida releva la tête. Il avait l'air en état de choc. C'était compréhensif. Elle resta sur le sol, à le serrer du plus fort qu'elle pouvait.
C'est ainsi qu'ils étaient tous deux arrivés à Pandora. Qu'ils avaient franchit les frontières d'une nouvelle vie. Cerby et Iarnvida étaient démons. Le destin avait joué son rôle.




Knessir fixait l'horizon. Assit sur une roche près de l'ancienne grotte des Huhnakin, il reprenait des forces : On lui avait prodigué quelques soins depuis que Iarnvida l'avait attaqué en quittant la montagne, après avoir assassiné Rhalph. Ainsi, Iarnvida et Cerby avait perdu leur enfant... Triste nouvelle.
La pleine lune éclairait les environs d'une lueur inquiétante : Un frisson parcouru le vieil homme qui s'emmitoufla dans son long manteau.
Les dernières parole de Iarnvida lui revenait en tête sans cesse. "Avoir perdu toute foi" ... Il semblait pourtant à Knessir que la jeune femme n'avait jamais eu plus besoin d'une telle croyance. Il soupira doucement alors qu'une ombre maladroite s'installait près de lui.

" Tu pense encore à ça ?" lui dit doucement Oltaric en s'asseyant non loin.
" C'est ... étrange. "
" Oui, Iarnvida aimait tellement la montagne... Perdre un enfant doit être une épreuve monstrueuse. Je me demande ce qu'il est advenu de Cerby."
" Rien ne sera plus jamais comme avant... " déclara sèchement le vieux prophète en enfilant sa sombre capuche.

Oltaric ne répondit pas. Un vent doux lui caressait le visage, tandis que Knessir se leva silencieusement pour rentrer dans sa caverne.

" non, en effet" déclara l'aveugle une fois seul, "un vent nouveau souffle à partir d'aujourd'hui. Un vent de départ."

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