Le temps passa tranquillement, dans la paix, le bonheur et la joie. A quelques exceptions près, tout le monde s'aimait. Mais cette trève allait être de courte durée.
Sur ce qui se passa ensuite, les avis divergent, et même si c'est un grand classique, dieu sait si c'est énorme. Tellement énorme que la felicité et la concorde entre les peuples allaient bientôt disparaitre.
Il faisait nuit depuis plusieurs heures, et seul un mince quartier de lune reflètait un semblant de lumière, même si les nyctalopes s'en fichaient un peu. Grosbisou, puisqu'il faut bien l'appeler par son nom, se promenait avec ses nouveaux copains, chantant de jolies chansons sur l'amitié, l'amùùre, qu'est ce qu'on est bien ici, et tous à poil dans la forèt, quand il poussa un terrible cri de douleur. Il tomba, en lambeaux, litteralement sectionné au niveau du ventre, laissant apercevoir l'intérieur, qui n'était pas ragouttant et sans doute encore moins mangeable, et ça, c'est pas rien de le dire. Il était manifestement tombé dans un piège à loup fort bien dissimulé, le talent des chasseurs béonides signant ce sinistre accident.
Ses compagnons allaient hurler "Aux armes ! Oh mon Dieu ! Ils ont tué Kenny !" quand ils entendirent ce même cri au loin. Ce n'était pas l'écho, puisqu'en général, l'écho arrive tout de même après le cri. Un démon hystérique accourait vers eux en braillant, l'écume aux lèvres "les Humains ont tué Grosbisou ! Ils lui ont envoyé un bouchon de champagne en plein dans l'oeil, et il est ressorti de l'autre côté ! A mort !". Ce sur quoi il massacra allègrement tout le monde, sans réaliser qu'il y avait en réalité un paquet de Grosbisou, et ce n'était pas de trop, croyez moi.
Puis plus tard, mêmes éclats. Groscheri avait été piétiné par les centaures après être tombé de leur dos, il avait été brulé vif après s'être trop approché du barbeuk béonide. Un jeu que certaines morales dites "mal baisées" (sic) réprouvent avait mal tourné et Groscheri avait explosé. Groscheri s'était empalé sur une branche. Il était tombé du fronton d'un temple. Des loups, l'avaient mis en pièce en essayant de l'emmener l'un vers la tanière, l'autre vers la bourse (oui, allez savoir pourquoi un loup voulait emmener Groscheri vers la bourse. Depuis le temps qu'on vous le dit, les acteurs ne sont pas rationnels.)
A chaque fois, des coupables étaient désignés, et massacrés, pour avoir tué leur meilleur ami. La paix fut mise elle même à mort, et la guerre reprit aussi intense qu'avant. Voire pire. On ne vous raconte pas le bad trip généralisé, mais ça a fait mal.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hallaserke était tout bronzé. Il se l'était coulé douce sur une plage de sable fin pendant tout ce temps, et il avait la pèche. Prèt à reprendre le business. Pendant son absence, il avait laissé un téléporteur erratique automatisé qui avait magnifiquement fait illusion tant tout le monde planait, et qui avait même enregistré des bénéfices. Ca le faisait parler tout seul, mais ca n'avait rien de nouveau, il est tout de même un peu gaga.
"Finalement, je ne suis pas mécontent de revoir mes cheeers clients. Pas aussi cheeeers que moi, mais très cheeeeers quand même. Regardez les. Il ne leur en restera qu'un souvenir vague, plus fort, bien plus fort qu'un rève, mais toujours distinct de la réalité. Oh, je suis sur qu'ils s'empresseront de psychanalyser tout ça et d'y caser de l'intervention divine et autres théories de même farine. Ou alors, ils seront convaincus d'avoir obtenu une vraie paix. Peut être que ça changera leur vision de la guerre. Peut être pas. A vrai dire, j'en sais rien, et tant que l'oseille rentre, je m'en tamponne les babouches. Faut dire, sur ce coup là , j'ai bien raqué."
"Elles étaient pas dégueux, ces pilules, en tout cas... et c'est même bon pour les affaires, maintenant que les effets et les hallucinations ont disparu. Je devrais peut être leur en filer plus souvent... Me reconvertir..."
"Remarque, ils seraient fouttus... Oui Monsieur ? oh oui, un cadeau de 5635 pièces d'or, mais je l'accepte avec plaisir cher Monsieur, je vous téléporte où ? Ils seraient fouttus de rester coincés là haut, et là , je mets la clé sous la porte. Pourtant, il me reste du stock...oh, ça ne sera jamais perdu, j'en ferai un bon, un très bon usage personnel."
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Si personne n'y voit d'opposition ou d'améliorations, je le posterai dans un joli sujet dans l'auberge demain.
Ca m'a bien occupé
