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Le golem (ou la résurrection)

 
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Aries

duc
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Thème: Xm-Halloween (2008)
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MessagePosté le: 24 Déc 21:29    Sujet du message: Le golem (ou la résurrection) Répondre en citant

Depuis si longtemps, le vieux béo restait cloitré dans sa grotte. Nul ne savait ce qu'il faisait. Un jour, il avait pris autant de nourriture que possible, puis était parti s'emmurer dans sa grotte.

Certains le pensait mourrant, agonisant, et ceux là avaient raison. La constitution particulièrement chétive de l'ancien prêtre faisait de lui la proie des maladies, et ses blessures se refermaient de plus en plus difficilement.

Se sentant défaillir, il décida non pas de se laisser mourir, mais de prolonger la vie. Son mariage ne lui permettant pas d'obtenir un enfant, il décida d'en concevoir un magiquement. Et qui mieux pour devenir un être aimé et successeur que ce à quoi il tenait autant que sa propre vie, sinon plus ? Son pommier. L'arbre qu'il avait planté dans sa grotte avait grandi et avait prospéré plus que jamais. Sa taille serait tout à fait propice à la création d'un être au proportion tout à fait convenable.

Alors il prit tout le matériel qu'il avait pu trouver, et commença à sculpter. Il sculpta sans répit, plusieurs jours durant, ne s'octroyant que quelques minutes de repos afin de se restaurer à l'aide de viande crue. 3 semaines passèrent, le vieux béonide apportaient les touches finales à son enfant. Celui possédait des muscles, des yeux, une bouche, un nez, une ébauche de carapace... tout était sculpté. Il ne manquait plus qu'à lui donner la vie

Le peu de flux magique qu'il possédait serait tout juste suffisant pour animer la créature, mais au moins elle vivrait. Il prit un burin, et commença à sculpter sur le front de son enfant une succession de runes :


http://img347.imageshack.us/my.php?image=makoorenaissance3xj.jpg

Puis il prit un masque composé d'os d'origines variées, la plupart provenant de valeureux défunts adversaires et anciens camarades de combat du béonides, et certains de grands loups. Ainsi, il en acquérera la force, la volonté, et la sagesse, pensa l'être chitineux. Il regarda longuement le masque.... revoyant chacun des moments de son existence, tous ses combats, toutes ses victoires, toutes ses défaites. Un profond soupir lui échappa, avant qu'il ne se ressaisisse et appose le masque sur le visage de son enfant avant de le sceller magiquement.

Il prononça une dernière incantation, censée être renforcée par le jour même qu'il avait choisi, une nuit magique où avait lieu chaque année des miracles, une nuit magique où les êtres aspiraient à la paix et à l'amour. L'incantation devait normalement faire pulser les runes gravées sur le front de son enfant. Ces runes devaient devenir à la fois le coeur et l'esprit du golem, la sève du pommier sculpté faisant office de sang. Pourtant, rien ne se produisit.

Ariès soupira longuement une nouvelle fois, se demandant si les rites shamaniques qu'il avait appris au cours de son existence en temps que prêtre n'étaient pas erronés, ou tout simplement faux et simple superstition.

Las de tout ça, et épuisé par son effort ininterrompu des 3 dernières semaines, il décida d'écrire deux parchemins. Le premier il l'adressa au peuple de la montagne, et à tous les adversaires de valeur qu'il avait pu croiser.


Mes amis, mes ennemis, je prend aujourd'hui la plume pour vous dire que je songe à une existence plus paisible. Je pense m'exiler vers une contrée plus paisible, où la guerre ne ruinera plus mon existence. Je ne peux plus supporter le tourment que provoque ces incessantes batailles. Aussi bien mon corps que mon esprit se meurent. Je suis finalement une créature misérable et faible. Que les forts me pardonnent, je n'ai pas sû me montrer à la hauteur, que les faibles se taisent à jamais, car je ne leur donne pas le droit de rire de moi un seul instant. Mes amis, mes ennemis, je vous aime, et vous me manquerez lorsque je chasserai paisiblement, essayant de m'intégrer à une communauté tribale pacifique. Je ne vous oublierai jamais. Je souhaite aussi que Sokaris soit rapidement averti de mon exil. Je sais que cette perte lui sera cruel, mais étant mon époux, il devrait même être le premier averti. Quel dommage qu'il soit parti, il ne pourra pas trouver cette lettre le premier. Sokaris, toi que j'ai épousé et pour qui j'ai prêté serment devant Gaïa, pardonne moi. Si ma dépouille est retrouvée un jour, je souhaiterai qu'elle soit jeté dans notre grand volcan.

Ariès



La seconde était une forme de thérapie. Elle était en effet adressée à cet enfant qu'il avait tenté de créer, mais pour qui tout avait échoué.

Makoo, mon enfant, mon fils que je ne connaitrai jamais. Je suis désolé d'avoir été un si mauvais père pour que tu ne puisses même pas me connaitre. J'aurai tellement voulu te voir devenir fort, devenir sage, prendre tes propres décisions.... j'aurai voulu te voir vivre, ne respecter que tes propres volontés, et n’être fidèle à personne si ce n’était à toi même, mais le sort en a décidé autrement. Quelle existence cruelle. Le seul fils que j'aurai pu avoir ne m'a pas été donné à temps... désormais, je pars... je pars loin de ton corps, celui qui aurait dû abriter ton destin. Si donner ma vie pouvait me permettre de te donner la tienne, je l'aurai fait sans hésiter... mon enfant, je t'aime.

Ariès sentit des larmes monter en lui. Son fils et le pommier ne faisait qu'un. Il s'agissait d'une créature qui lui aurai été si chère

L’ancien posa sa plume, et s’apprêtai à prendre une bouteille d’alcool de champignon quand un soudain frisson le glaça. Il devait se reposer. Ariès se dirigea vers son lit composé de deux peaux de loups. Une pour faire couverture, et une sur le sol. Alors qu’il posa la tête au sol, bien calé dans ses couvertures, son cœur arrêta de battre.

A l'instant même, les runes du golem commencèrent à battre. Des veines apparurent dans le bois, des veines presque translucides. La créature ouvrit ses yeux de bois qui venait de prendre une texture proche de celle d’un être vivant. Il tourna la tête, et découvrit son lieu de naissance. A sa droite, une créature semblait dormir, il s’en approcha, pour constater qu’elle était morte. Alors qu’il se dirigeait vers l’embouchure de la grotte, deux lettres sur un bureau attirèrent son attention. Il ne savait pas qui étaient les ennemis, les amis de la première lettre. Mais il comprit en lisant la deuxième à qui elle était adressé. Il ne savait pas d’où il venait, qui il était, mais il commençait à comprendre pourquoi il était là. Il était là par la volonté du vieillard mort, son créateur…. Ou son père. Il ne savait s’il fallait maudire cet être pour l’existence sans but qui s’ouvrait à lui, ou au contraire le remercier de lui avoir donné la possibilité d’avoir un but. Après un temps de réflexion long et indéterminé, la créature décida de conserver le nom que lui avait donné son père. Il prit le parchemin qui lui était adressé, et le mit à brûler.

Makoo s’apprêtait à quitter la grotte, son père dans ses bras de bois, quand il se décida de se retourner pour observer la grotte. Froide, humide, hostile, mais si sereine. Il serra le corps sans vie de son père, puis franchit le seuil de la demeure éternelle pour aller dans la lumière du jour. En sortant, il aperçu immédiatement le grand volcan. La pénible ascension pour un être de chair se révéla aisée pour cet être artificielle ne ressentant pas la fatigue. Une fois arrivée en haut, il lâcha le corps dans le cratère.


Ariès, mon père, toi que je n'ai pas connu, je t'aime également

Ces mots firent échos dans la montagne. Chaque béonide avait pu les entendre. Certains sortirent de leurs grottes pour comprendre.... Makoo, lui, retourna sur le lieu de mort de son père, s'installa sur les peaux de loups, et commença à méditer..... un nouvel être venait de voir le jour sur la terre ravagée




HRP : et non, je n'arrête pas, mais je supprime mon perso et en recommence un autre pour deux raisons majeures :

1) j'avais super mal monté mon perso, ce qui faisait de moi certainement le lvl 6 le plus fragile de xm, mais également un des moins aptes à continuer de gagner de l'xp .... en voulant faire un perso équilibré en magie et en attaque, je me suis rendu incapable de faire quoique ce soit, et ayant la flemme de continuer à gagner du 30 xp par jour, j'ai décidé d'en refaire un autre, bien différent

2) j'en avais sérieusement marre du prêtre déconneur qui ne pouvait pas faire un rp convenable au vu des rp des autres... le personnage que je m'étais créé était vraiment décalé par rapport à l'univers et à l'état des autres joueurs je trouve.... bref, un clown, c'est amusant, mais quand il s'agit de faire des rp sérieux, c'est dur....

De plus, je suis en train de réduire ma quantité de pseudos à un seul, pour plus de simplicité pour moi, en ayant marre de devoir me repérer entre les Nohman, Ariès, Makoo, Xao, XaoSiTeCT, je réduis tout à Makoo, et Xao.
Voila un moment que je souhaitais faire cette mise à mort, mais je crois que le soir de nowel et un peu d'alcool m'ont aidé à trouvé l'inspiration manquante pour qu'au moins j'ai une mort décente.... tiens d'ailleurs, j'ai oublié un truc dans mon RP, je reviens .... voila, ça y est je me suis jeté dans le volcan.... en attendant, je ne viens faire que confirmer la théorie qui dit que le nombre de suicides augmente avec la période des fêtes ^^ .... ah lala.... bon, je savais que j'avais quelque chose d'autre à dire, mais j'ai oublié.... j'ai vraiment trop bu, j'ai envie de pleurer pour la mort de mon perso.... m'enfin bon.... je ne reviendrai pas sur ma décision, je suis quand même conscient de ce que je fais ^^ ..... bon.... je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes, et de bien vouloir accueillir Makoo parmi vous pour remplacer Ariès (les epic-warien et ceux qui m'ont sur msn ne seront pas surpris de voir ce pseudo je pense ^^) .... bonne soirée, joyeux nowel à tous, que le vieux barbu vous apporte des cadeaux..... moi, je vais finir mon repas de famille.... *bisous à tous, sur la fesse droite pour les priviliégiés Gros lourd qui se marre *

edit : et merdeeeeeuuuu .... comment je fais pour afficher mes runes en images ?! je croyais pourtant avoir mis l'adresse pour faire apparaître une image directement.... pfff.... bon, je m'occuperai de ça demain, à pluche les gens ^^

re-edit à 22h26 : .... je suis sûr et certain d'avoir oublié quelque chose, mais j'arrive plus à m'en rappeller.... 'tain, pathétique Gros lourd qui se marre

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Notre Pommier qui êtes au pieu,
Que vos fantasmes soient faient, sur la terre comme au 7eme ciel,
Donnez-nous aujourd'hui notre fouet quotidien,
Et laissez venir à nous la tentation,
Mais ne nous délivrez pas du Mâle.


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sokaris
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MessagePosté le: 25 Déc 14:03    Sujet du message: Répondre en citant

Sokaris se réveilla en sursaut, le coeur lui battait les tempes et il était couvert de sueur. Il venait de se passer quelque chose d'horrible, il le savait. Où était il? Il regarda autour de lui, des ramures épineuses, une odeur de sève, pas de doute, il était sous un pin compagnon.
La chaleur était suffoquante au sein de cette abris d'ordinaire si acceuillant. Le jeune elfe se glissa au dehors afin d'y respirer l'air glacial et mordant de cette nuit d'hiver. Non, impossible, il avait toujours chaud, trop chaud. Il défit sa cape et sa tunique, il était à présent torse nu dans cette froide nuit mais il avait toujours chaud, atrocement.
Que se passait il? pourquoi ne parvenait il pas à retrouver la température usuelle de son corps?
Le prêtre d'ordinaire si serein commença à paniquer, il se roula dans la neige comme un louveteau s'amusant avec ses frères, mais rien n'y fit. L'éruption volcanique qui avait débutée en lui ne cessait pas.
Il s'était passé quelque chose, mais quoi ? Il fallait qu'il sache, qu'il parle.
Son époux, voilà, il fallait qu'il aille quérir son époux. Son éxpérience et son ingéniosité aurait sûrement raison de ce phénomène sans nom.
Sans attendre il prit son arc, son épée et entreprit de rentrer en direction de la Montagne.
La chaleur en lui ne s'estompait pas, au contraire elle ne faisait que s'accroitre. Il fallait vite qu'il trouve Ariés !
Courir, vite, plus vite encore, sans se soucier d'autres choses. Le corps svelte du jeune elfe à présent humain était taillé pour la course et il avala les distances aussi vite que Turak engloutit les loups lorsqu'il est affamé.
Sans répis ni halte.

Il parvint enfin à la Montagne, à bout de souffle. La revoilà, son chez soi. Il avait grandit ici, s'était marrié ici ... mais il était parti et était devenu humain. Il ne serait pas le bienvenu tant qu'il adopterait cette apparence. Il lui fallait donc être discret. Heureusement, l'astre du jour luttait toujours dans le royaume des morts, et il ne pointait pas encore à l'horizon. Cependant il devait faire vite.
Lorsqu'il arrive devant sa grotte, un frisson le fit tressaillir... elle était vide ... et le pommier avait disparu !
Qu'allait il faire? la brûlure faisait toujours rage en lui ... il n'avait plus la force. Il se laissa tomber, avachi contre le mur de sa grotte il contempla les Astres.
Mourir sous les étoiles n'était pas une fin si désagréable, l'elfe sentait la mort prendre possession de lui. Quel étrange sentiment ! La douleur aurait bientôt raison de lui et il souffrait atrocement. Cependant le voile sinistre lui procurait un certain bien être. Il s'éteignait, doucement. Sokaris, dénué de toute force, sombra dans un profond abîme de paix.

Soudain, la terre trembla et la nuit fut illuminé par une lueur rougeatre. Le secousses extirpèrent l'ancien béo de sa torpeur, il ouvrit lentement les yeux et vit la teinte familière du ciel.
Le volcan ! il fallait qu'il se rende au volcan!
Dans un dernier élan de puissance, monopolisant les dérnières resources à sa disposition dans ce corps meurtri, il gravit la Montagne, jusqu'à l'embouchure de ce ventre de l'enfer grondant anormalement.
En face de lui se tenait une créature à l'apparence béonide, assis sur les scories fumantes et semblant méditer.
Il s'approcha de lui et contempla plus distinctement les traits de cette étrange créature, elle était faite de bois. Un bois clair et sans noeud d'une odeur coutumière, celle du pommier.

Sokaris fut alors pris de violents spasmes, il s'écroula et tremblait de toute sa chair. La chaleur s'échappait de lui, dans un nuage de fumée, épais comme le coton d'Armalde. La vie reprenait ses droits sur son organisme qui cessait peu à peu de vaciller comme une furie.
Le golem, éberlué, regardait la scène avec un regard qui mêlait la peur à l'incompréhension.
Lorsque sokaris put reprendre possession de son corps il se dirigea vers la créature et s'assit à ses côtés.


_ Je sais qui tu es, tu es fais de notre pommier à ton père et moi. Je suis sokaris, l'époux d'Ariès... tu l'as redonné au volcan n'est ce pas? Quel est ton nom?

_ Je suis Makoo ... Père, avait laissé un mot pour toi, et les autres, mais je l'ai brûlé dit il d'une voix caverneuse.

_ Ce n'est pas important, il repose en paix à présent ... Ecoute, le soleil se lève, il me faut partir sinon je mourerais. Je suis désolé, j'aurais tellement aimé te guider dans ce monde hostile !
Mais ne te fais pas de soucis, tu es tel ton père dans ses belles années, invincible !
Je m'en vais mais écoute moi, ne méprise pas la vie, n'oublie pas cela!
Aurevoir Makoo, je reviendrais.

Le coeur lourd par la perte de l'Amour de sa vie, sokaris repartit parcourir les plaines de chasse.
Un pan de sa vie venait de s'écrouler, à jamais...

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Bozzer
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MessagePosté le: 29 Déc 15:56    Sujet du message: Répondre en citant

- Makoo... Ainsi c'est toi la cration d'Ariès. J'espère que tu auras son courage et sa droiture. En mémoire de mon vieux camarade, je t'apprendrai la chasse et mille façons de cuisiner le dada.
- Ariès, toi, un des premiers nés béonide. Que ton voyage dans l'au delà soit rempli de centaures frais et croustillants.
_________________
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Elrond
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MessagePosté le: 03 Jan 15:46    Sujet du message: Répondre en citant

Elrond avait assiste a une bonne partie de la scene. Iil avait profite de cette periode pour mediter aux abord du volcan et laisser son esprit errer sur la montagne. Lorsque sokaris s'etait montre, il avait hesite a reintegrer son corps pour le renvoyer chez les humains, mais la situation etait suffisamment triste pour qu'il prefere continuer sa meditation. Plusieurs parmi les anciens beonides etaient partis de la montagne des derniers temps. Aussi voulait-il que ce nouvel arrivant ait le meilleur accueil possible.

Il lui laissa donc le temps de faire son deuil. Il irait chasser le loup au matin pour preparer un nouveau barbeuk. Peut-etre trouverait-il aussi quelques centaures. Le nouveau beonide avait une ascendance de grande valeur, mais il faudrait s'assurer qu'il apprenne vite les coutumes et les valeurs beonides, pour en faire l'un des meilleurs. Il vint donc le trouver au matin.

_ Söit lë bîeñvënú þârmì nöus, jëùnè etrë. Aþprëñd dês máîñteñäñt le goùt dës lôuþs èt des çêntáûrés þôur fäîrè de töî le dígñë désçêndànt de s þãrents, èt èn þãrtïçùlïèr dé çèlúî qùí s'èst sâçrîfïë pöúr tóí !
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Aries

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MessagePosté le: 15 Aoû 14:09    Sujet du message: Répondre en citant




Makoo, le golem de bois, création de feu Ariès, s'était désengagé de la grande guerre. Il n'avait jamais réellement pu se lier au peuple de son père, ni aux volontés guerrières de l'époque.

Il avait donc passé la plupart de son temps à méditer, près du grand volcan, dernière demeure de valeureux béonides tombés au champ d'honneur, ainsi que d'Ariès.


Seulement, après deux longues années de méditation, son malaise n'avait fait que grandir : une douleur lancinante s'était progressivement instillée en lui, progressant depuis son bas ventre jusqu'à remonter au crâne. Ces derniers jours, sa tête était atrocement douloureuse ... son front tout entier le brûlait, là où se trouvait normalement les runes garantes de son existence.


Alors qu'une tempête frappait violemment la montagne, la foudre tombant ça et là, la souffrance du golem connut son paroxysme. Ne parvenant plus à rester placide, il chercha à se mouvoir, mais il paraissait immobilisé.
Peut-être était-ce le destin, la foudre frappa le masque d'ossements de Makoo. La pièce d'armure enchantée, qui devait servir de protection aux runes se fendit nette après quelques secondes.

La douleur était désormais présente dans tout son corps, et l'homme de bois aurait pu croire être en feu.
Essayant de surpasser le mal qui lui parcourait les veines, Makoo essaya à nouveau de se déplacer, avant d'enfin comprendre ce qui l'immobilisait.

Une substance noire comme du goudron - qui semblait provenir de la gueule du volcan - lui entravait les jambes... Non ! Bien que ses sens soient altérés de par la brûlure totale qu'il ressentait, le fluide noirâtre ne faisait pas que le gêner, il remontait progressivement.

Le pommier vivant essaya de se libérer de l'immonde liquide visqueux, sans succès. Il lui semblait même que chaque mouvement pour libérer ses jambes permettait au fluide progresser un peu plus.

La lutte dura de longues minutes - des heures peut-être - mais cette dernière n'était pas en faveur du golem de bois.
Alors que le fluide atteignait la hauteur du cœur artificielle, Makoo perçut une voix assez faible, qui lui était inconnue, mais qui lui paraissait douce, sans méchanceté aucune.

Allons allons, arrête donc de lutter. Ce n'est pas comme si j'allais nuire à ton existence mon grand. Laisse moi donc monter jusqu'à ta tête, la douleur se calmera

Le pommier taillé s'immobilisa. Ses efforts précédents étaient restés vains, et pour une raison qu'il ne comprenait pas, il avait envie de faire confiance à la voix.
La noirceur rampante remonta jusqu'à recouvrir le golem intégralement, ce dernier entendit alors la voix à nouveau, cette fois avec des intonations grasses et tonitruantes, coupée de rires déments par moment...


Aaaaah !! Huk huk !! ... Enfin, depuis le temps que j'attendais ce moment ! ..... huk huk huk ...

- (simples pensées du golem : ) .... est-ce que j'ai bien fait ? ....

- Huk huk !! Mais bien sûr que tu as bien fait, gamin ! Je t'avais créé comme progéniture, mais aussi comme machine de guerre ... tu ne remplis que 50% de ta tâche, là ... huk huk

- .... Créé ? Vous êtes ...

- Ton père, oui, gamin, le prêtre Ariès .... ça surprend hein ... ouais je sais je sais, je suis mort, carbonisé et tout et tout ... c'est bien pour ça que j'ai pas pu revenir autrement que sous cette forme là ... enfin, j'aurais aussi pu ne pas revenir, tu me diras .... mais ils voulaient plus de moi, dans l'autre monde, et j'avais un sentiment de travail non accompli ici huk huk ... et puis si tu savais comme c'est détestable d'être une ombre dans le royaume des ombres, les gens ne te remarquent pas dans l'obscurité du lieu ... remarque, les rentre-dedans j'ai toujours adoré, mais on est pas là pour parler de ça, hein gamin ? ... voilà ce que je te propose, on va partager ce corps ... comme ça, je vais récupérer une enveloppe physique décente, et toi tu vas récupérer une raison de vivre, qu'en dis-tu gamin ?


Makoo fut pris d'une longue hésitation ... était-ce vraiment son père ? ... les autres dépeignaient feu le prêtre béonide comme une brute épaisse grivoise ... le tableau pourrait coller ... mais ...

Hey gamin, tu sais, je sais ce que tu penses, hein, je suis rentré partiellement dans ton corps ...Bon allez gamin, fait pas ta vierge effarouché, je suis bien ton père, Ariès ... tu veux que je te dises, je peux te donner des détails que tu dois être le seul à vraiment connaitre ... tu as trouvé ma dépouille dans mes peaux de loups, et j'ai laissé deux lettres derrière moi ... je suis sûr que je peux encore t'en réciter des morceaux .... comme par exemple "Mes amis, mes ennemis, je prend aujourd'hui la plume pour vous dire que je songe à une existence plus paisible." .... ça suffira pour toi gamin ?

Franchement, bonhomme, je t'ai créé pour que mon Pommier ne soit pas perdu, pour qu'il vive, profite de la vie, comme j'en ai profité ... mais tu as gâché ton temps ... tu n'as pas bataillé, tu n'as pas participé aux barbeuks que la montagne t'offrait ... Et, fait atroce, pire encore que les deux plaisirs basiques qu'offre ce monde, tu n'as même pas essayé de courtiser une femme ... et pourtant, avec le corps que t'ai donné, tu n'étais pas obligé de te restreindre aux femelles de mon espèce ... tu es un fils indigne, tu n'as profité de rien ... la méditation ? C'est pas mal, certes, mais tu manques cruellement de désirs, mon fils.

Alors faisons un échange de bons procédés, veux-tu ? ... j'aime te demander ton avis, mais je pourrais te prendre de force ... allez, un père et son fils unis, n'est-ce pas magnifique ça ? huk huk


Le golem eu une pensée de résignation. Il n'avait pas le choix de toute façon. Il se demandait qui était vraiment indigne, le père pour forcer la main de son enfant, ou lui même pour ne pas avoir vécu comme il aurait ... du ? Il se décida à accepter, bien décidé à rejeter l'ectoplasme de son corps si le besoin s'en faisait sentir.

Ba ba, tu n'auras pas besoin de me chasser ... quand je t'aurais donné mes désirs, et que tu m'auras redonné une existence, nous partagerons une existence de débauche dans la joie et la bonne humeur ... bon, tu es prêt mon petit bonhomme ? ça va faire mal, très mal, une dernière fois, et après nous n'aurons plus qu'à nous trouver de petites femelles, et on aura du plaisir, beaucoup ... faut bien compenser, hein fiston

L'ombre d'Ariès commença à ronger les runes sur le front de son golem de fils. Ce dernier éprouva une telle souffrance qu'il réussit à faire plier le liquide noirâtre de son père, pour s'agenouiller, et porter les mains à sa tête.
Lorsque la dernière rune fut rongée et modifiée, le message fut irrémédiablement changé. Le golem n'était plus, et se releva, les bras ballants sur ses flancs.

De la noirceur impénétrable du corps de bois recouvert de l'ombre de son père, un oeil unique et lumineux s'ouvrit, et une magnifique rangée de dents blanches se découvrit. La joie d'Ariès était infinie, il ne put s'empêcher d'hurler une première fois, l'écho résonnant partout dans la montagne mais ne laissant pas réellement la possibilité d'identifier sa voix.

Il cria ensuite une deuxième fois, cette fois pour faire passer son message, et sa voix cette fois-ci parla à tous les anciens. La montagne venait de récupérer un de ses premiers nés.


Je suis de retouuuuur !! Revenu du royaume des morts pour mon plus graaaaand plaisir ... Soit dit en passant, vous savez pourquoi j'ai été chassé ?! Il fait très froid, chez les morts, et ça devenait clairement insupportable pour eux de se baisser pour ramasser du bois !! Le prêtre du grand Pommier est de retour, mes amis, alors laissez venir à moi les petits enfants !!

Bon et bien ... je crois qu'il ne me reste plus qu'à voir les possibilités de mon nouveau corps ... une ombre c'est bien, mais je n'ai pas passé deux ans comme ça pour l'être en permanence ...

Et de par sa nature, Ariès pu reprendre successivement son apparence originelle, et celle de son fils golem ... il ne put néanmoins pas adopter d'autres formes que ces trois là ... le prêtre pervers fut dépité, de ne pouvoir goûter aux plaisirs de la chair en tant que femelle ... mais tant pis, ça serait pour une autre vie. Il décida de conserver pour le moment le corps de son golem de fils, avec qui il ne faisait désormais plus qu'un.

Il inspecta rapidement son corps, pour s'habituer à ses mouvements ... puis jetant un coup d'oeil rapide sous son pagne ...


Mais dis moi fiston, je t'avais drôlement bien sculpté ... je sens qu'il y a des petits miracles à faire, ça et là, avec ce brave "petit" totem
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