[Terminé]Partik, sa vie, son rêve, son avenir...

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Partik
archiduc
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[Terminé]Partik, sa vie, son rêve, son avenir...

Message par Partik »

Dans une auberge assez peu peuplée, deux hommes bavardaient, le premier, habillé de loques et de tissus sales, était visiblement perdu. Le second déjà accoudé au bar, était du village et l'aubergiste bavardait avec lui avant que le nouveau venu n'arrive.
-Bonjour, pourquoi m'avoir offert cette bière, inconnu?
-Et bien j'avais envie de parler avec quelqu'un du crû, quelqu'un qui serait capable de me parler de la région, de me raconter des histoires locales. On m'a dit que tu serais cet homme.
-Moi? Qui a pu dire ça?

Chacun des propos du villageois était suivi d'un mouvement de recul de la tête face à son interlocuteur. En effet, ce dernier avait une haleine affreuse, comme s'il avait mangé de la viande avariée quelques secondes avant d'entrer dans l'auberge. Le voyageur se gratta le moignon de sa jambe de bois avant de répondre, l'air amusé.
-Et bien je suis allé voir le prêtre, c'est lui qui m'a raconté ça. Il m'a dit de venir vous voir, de vous payer un verre, et que vous auriez de nombreuses choses à me raconter...
L'autre hocha la tête..

-Des choses à raconter? Et bien ma foi. C'est un village tranquille ici, pas d'histoire. L'auberge se trouve à la croisée des chemins, et les bénédictions de nos prêtres nous protègent des attaques extérieures. Les béonides, les centaures ne sont pas appréciés, les démons quant à eux sont chassés à vue. Bon évidemment, nous ne pouvons empêcher les plus puissants de nos ennemis de pénétrer dans notre village, mais dans ce cas, nous nous efforçons de l'aider au mieux pour qu'il parte au plus vite, le maudissant à chacun de nos pas pour le servir et dans chacune de nous courbettes.
Mais c'est vrai qu'nous n'avons pas à nous plaindre. Cela fait même bientôt plusieurs années que nous n'avons pas connus de problèmes. Sans doute sommes-nous trop reculés des routes les plus fréquentées par les peuples en guerre pour être ennuyés, sans doute sont-ce les sortilèges de notre prêtre qui sont efficaces. Toujours est-il que nous sommes tranquilles.
-Tu voudrais me faire croire que tout va bien ici? Que votre village n'a jamais connu de soucis depuis des années? Je ne veux pas te croire...

Alors qu'il finissait sa phrase, quelques hommes pénètrèrent brusquement dans l'auberge, pulvérisant la porte au passage. Ils étaient armés de torches et de fourches, prêts à en découdre visiblement. "Nömirck! Sort d'ici pleutre!" L'aubergiste arriva en courant "Que me voulez-vous?"
Il n'eut pas le temps de poser plus de questions que les autres se ruèrent sur lui en l'assomant de leurs coups combinés.
Les interrogations des personnes présentes dans la taverne ne trouvèrent qu'une réponse: "SORTEZ! On va Brûler l'auberge de ce monstre! Les démons ont su s'immiscer en lui pour en faire l'un de leurs émissaires. Il a tué et violé des enfants du village! Des gens l'ont vu avant de rendre l'âme, empoisonnées par ce monstre"
Tout le monde sortit pour suivre ce qui allait se passer. Sur la place du village, les hommes avaient monté un bûcher. Le prêtre, à genoux priait son Dieu pour le salut du village, il demandait pardon de rendre justice aussi rapidement, mais l'accusé était un monstre à punir au plus vite.
Nömirck encore inconscient ne s'éveilla qu'une fois les flammes allumées à ses pieds.
-Laissez moi! Je n'ai rien fait! S'il vous plait! Laissez moi descendre!
Les hommes et femmes du villages lui envoyaient au visage des fruits et des légumes moisis ou encore verts. Chaque coup que recevait l'aubergiste était ponctué d'insultes et de malédictions.
Le boiteux, soutenu par le villageois se remit à parler: "Que se passe-t-il?"
-Visiblement, ils ont retrouvé les enfants. Pour que les gens s'en prennent aussi vite à lui, c'est qu'ils doivent avoir de sacrés preuves. Même le prêtre est convaincu de sa culpabilité!

Les flammes commençaient à monter, l'homme criait de plus en plus fort, la petite foule massée sur la place du village couvrait ses cris.
-Te souviens-tu enfant, de ce qui s'est passé dans ton village?
Les paroles du voyageur frappèrent son compagnon de plein fouet, il se tourna, blème vers son compagnon.
-Comment sais-tu ceci?
-Te souviens-tu de cet homme qu'ils avaient brûlé sur la place publique? Accusé des mêmes atrocités que celui qui brûle devant nous? Te souviens-tu les paroles que tu avais prononcé à l'époque? Lorsque tu disais que plus jamais tu ne laisserais pareil crime se reproduire? Pourquoi le laisses-tu brûler alors que tu connais le coupable, que tu sais qui a tué et violé ces enfants?

L'autre était de plus en plus pâle, chacune des paroles pénètrait dans son esprit, éveillant en lui des souvenirs enfouis depuis son enfance.
Il se souvenait de ce jour où l'on avait brûlé un innocent. Il avait vu le vrai coupable, il avait vu l'homme porter celui qu'on accuserait le lendemain, il se souvenait qu'il n'avait rien osé dire en voyant que c'était son père qui avait créé la mise en scène. Lorsqu'on avait trouvé l'assassion et les enfants, on l'avait mis au Bûcher. Il se souvenait être parti le surlendemain, se promettant de venger cet homme. Son père était mort très peu de temps après son départ.
-Qui êtes-vous? Comment savez-vous tout ça?
L'autre souriait, l'air sombre il reprit la parole.
-Moi? Tu ne te souviens vraiment pas de moi? Ce rêve où tu promettais de venger ces innocents, ce prêtre à qui tu as confié tes péchés avant de tomber dans l'alcool sous prétexte que tu n'arrivais à rien.. Il est temps d'agir mon enfant. Tu peux sauver cet homme.
-Non! Je ne pourrais jamais! Et puis... Merde j'y vais!

Le voyageur souriait désormais de toutes ses dents en voyant l'autre se mettre à courir comme un dératé vers le bûcher. Bondissant vers les flammes comme un damné pour sauver l'accusé. Les gens ne parvenaient pas à le calmer et il pénétra dans le bûcher à son tour, criant qu'on devait libérer l'aubergiste, qu'il connaissait le vrai coupable.
Le boiteux, content de la tournure que prenaient les événements s'approchait d'une femme non loin de lui.
-Veuillez me pardonner madame, je sais que je ne suis pas digne de vous parler, mais j'aimerais vous dire quelque chose. Est-ce vous connaissez cet homme qui vient de bondir dans les flammes?
-Lui? Bien sûr! C'est Radiel, un ivrogne fini. Pourquoi cette question?
-Et bien parce qu'hier soir, lorsque je suis arrivé, je l'ai vu pénétrer avec l'aubergiste dans l'auberge. Ils portaient quelque chose d'assez lourd visiblement.

La femme considéra différemment son interlocuteur.
-C'est vrai? Vous êtes-sûr?
-Bien sûr! Je ne connais personne ici, mais j'ai toujours su reconnaitre les gens et me souvenir de leurs visages ou allures.


La femme couru vers un petit groupe d'hommes, et ensemble ils pénétrèrent dans l'auberge.
Le boiteux, s'éloigna tranquillement du village tandis que le groupe qui avait pénétré dans l'auberge n'en ressorte en hurlant et en vomissant.

-Si leur prêtre s'en sort, ce sera vraiment signe que son Dieu l'aime...L'homme arrêta son pas alors qu'il allait sortir du village. Un loup l'attendait à l'entrée. Il savait très bien qui l'avait envoyé. Marmonnant, il accumula la magie au bout de ses doigts pour frapper le loup d'une boule de feu. Mais avant même d'avoir pu tenter quoi que ce soit ce dernier bondit sur lui. Le combat fut bref, le corps du boiteux disparu tandis que le loup repartait vers sa maîtresse.
Modifié en dernier par Partik le 18 juin 20:38, modifié 6 fois.
Partik
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Partik acte 2.6. Le Lama Blanc

Message par Partik »

-Bravo mon fils, tu as su battre la maladie.
-Pardon? Qui es-tu prêtre?
-Moi? Je suis un Lama Blanc. Tu es ici en notre temple. Nous t'avons soigné alors que tu semblais proche de la mort.-Et bien je pense que je devrais vous remercier de votre aide alors. Merci.
Les prêtres avaient récupéré un homme, boitant et au seuil de la mort, juste à l'entrée d'un de leurs jardins. Il n'avait pas l'air blessé et pourtant son visage portait déjà la marque de la mort, son corps, maigre et sans doute galleux était rigide. Chacun des mouvements de l'homme le faisait grimacer. Les prêtres accoururent pour l'aider, mais il était trop tard. Le Lama Blanc, leur maître sprirituel avait voulu donner une dernière chance à l'âme de ce malheureux en le veillant et en priant pour lui.
Les autres prêtres étaient retournés à leurs occupations, mais lui continuait de veiller. Il l'aurait fait jusqu'à ce qu'il soit sûr que l'âme se soit élevée hors de ce monde. Par chance son Dieu en avait décidé autrement.
Le Lama Blanc aida son protégé à se relever tandis que ce dernier lui posait des questions sur le temple.
-Ce temple est un temple que nous avons créé avec les autres Lamas. Nous nous sommes donnés pour but d'aider tous ceux qui nous le demanderait, sans distinction de race, en faisant fi des rancunes et des guerres que se vouent nos frères et soeurs. Ce temple n'est rien pour le moment puisque si notre mouvement venait à se faire connaître aujourd'hui, nous serions exterminés par les prêtres fanatiques. Ils ne voudront jamais admettre notre existence! Pour eux, chacun de leur Dieu est l'Unique. Pourtant ce n'est pas la vérité. La vérité, c'est qu'un Dieu unique a créé l'homme. Des penchants les plus mauvais des hommes, il a créé une race capable de vivre en portant tous les péchés et le mal des autres races. Les choses ont évoluer durant des années, pour en arriver au monde d'aujourd'hui. Les deux races ont leurs bons et mauvais éléments. Nous ne pourrons jamais empêcher les démons de faire le mal d'une façon ou d'une autre, un jour proche ou lointain, mais nous pouvons l'aider à contenir ce mal qui est en lui. Les béonides et les centaures sont apparus, puis leurs Dieux sont arrivés. Nous autres Lama, nous pensons que ces divinités sont une partie de l'Unique, d'une entité créatrice et unificatrice plus grande que ces êtres. Hélas, nous avons eu beau en parler autour de nous, rien n'y fait. Chacun cherche notre mort ou cherche à vicier nos propos pour que les autres nous chassent. Ainsi pour le moment nous vivons cachés, mais je sais, nous savons qu'un jour viendra où notre Ordre pourra exister sans crainte d'être anéanti.
-Vous êtes fou? Comment faites-vous pour tolérer ces races comme les Béonides ou les Centaures? Ce ne sont pas des races! Elles ne devraient pas avoir le droit d'exister! Je vous préviens que si je croise l'un d'entre eux, je l'extermine.
-Cela ne servira à rien. Je vous laisserais tous nous tuer si vous estimez que c'est ce que nous méritons. Nous ne sommes guère des combattants, notre Ordre ne se voue qu'à la vie et à l'entraide! J'aimerais vous demander une chose.
-Allez-y Lama.
-Acceptez de rester ici quelques jours et de vivre selon nos règles. Nous verrons après si nous pouvons vous laisser nous tuer ou si vous préférez nous laisser vivre et nous aider.
-Et bien soit! L'idée d'avoir des victimes consentantes m'amuse...
Partik
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Partik acte 2.7. Douloureux retour

Message par Partik »

-Laissez moi entrer! Je suis revenu!
-Non tu ne reviendras pas ici! On nous a dit ce que tu voulais faire!
-Laissez moi parler aux autres! Les démons tels que vous, je m'en moque! Je vous préviens que si vous ne me laissez pas entrer je vais m'énerver!
Le démon boiteux était de retour, plus énervé que les fois précédentes. C'était la première fois qu'on lui interdisait d'entrer alors qu'il était dans son plein droit. On lui avait déjà fait comprendre que son bureau de soutien psychologique n'était pas une bonne idée, alors cette fois-ci, sa lubie sur les prêtres, c'est évident que ça ne passerait pas. Pourtant, il savait qu'il était encore démon. Qu'au fond de lui, il n'avait pas changé pour certaines choses. Le Lama voulait la paix entre les races, Partik savait qu'il ne pourrait Jamais Pactiser avec les Béonides. Les centaures, à l'extrème rigueur. Mais les Béonides, jamais! Il laisserait les plus jeunes Lamas s'occuper d'accepter et d'aider les Béonides, lui ne pourrait s'y résoudre. Il savait qu'il continuerait à damner ceux qui étaient trop faibles pour vivre, ces misérables sans cervelle qu'on pouvait convaincre de n'importe quoi. Il avait continué en étant humain, dans ces villages où il était parvenu à les monter les uns contre les autres jusqu'à ce qu'ils se mettent à se brûler et se tuer joyeusement!
Là, bloqué devant Pandora, il prenait la pleine mesure de la difficulté que revêtait sa tâche.
Enervé, enragé, il préparait sa magie, la laissant couler le long de ses bras.
-Savez-vous, jeunes démons, qui je suis?
-Bien sûr! Tu es Partik, le Traître! Cet immonde tas de merde qui se prétend démon, mage, meilleur que les autres!
-En quoi cela serait-il un mal? N'est-ce pas le propre des démons que de se dire plus puissant et intelligents que les autres?
-Peut-être, mais pour le moment c'est nous qui avons la puissance, tu n'es rien sans nous, tandis que nous, nous n'avons nul besoin de toi! Ta présence n'est pas nécessaire au bien-être des démons! Va, retourne chez les hommes!

La Colère continuait de monter, Partik laissait couler sa rage dans ses bras, il savait que cette colère l'empêcherait de trouver le calme nécessaire pour progresser autrement que dans sa magie, mais ces débutants l'enrageaient. Il lança finalement sa boule de feu sur ces deux démons de bas-étage. Elle ne leur fit aucun mal, au contraire. Ils se mirent à rire de lui, à se moquer...
Finalement la porte s'ouvrit. Attila laissa pénétrer Partik, sans un mot. Il ne trouva pas ses deux démons. Il les trouveraient bien assez tôt.
Son bureau avait été ravagé. Les démons n'avaient pas fait dans la dentelle, mais ça se remettrait en état rapidement, il était habitué.
Il vit sur le tableau de chasse des démons que certaines de ses dernières morts étaient signées de ses confrères et consoeurs.

-Me revoilà chez moi... Bon je n'ai plus qu'à garder le profil bas si je veux réussir dans ma quête... Je serais bientôt prêtre, je pourrais répandre la Parole du Lama Blanc... En attendant, j'irais dans un village protégé par des béonides pour me soulager de tout ça, pour montrer que je n'ai pas changé, que je reste capable de faire le mal!
Partik
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Quelques mois plus tard...

Message par Partik »

*Raclement de gorge, craquements de doigts qui s'entremêlent, larmes dégoulinant vers le sol*
-Alors? Tu n'y croyais pas? Tu ne pensais pas que je te ferais ça, n'est-ce pas?
Je sais, je fais croire aux imbéciles que je suis un Lama, que je suis quelqu'un qui se refuse à combattre, mais j'ai aussi expliqué que j'avais du mal encore à suivre les préceptes du Grand Lama Blanc. Lorsqu'il s'est décidé à me passer la main, je savais que ce serait difficile. Mais pas à ce point ...
Bon, ce n'est pas grave, je dois te laisser. Promis, je reviens plus tard...


Le démon fait quelques passes de mains devant son prisonnier, en quelques secondes les plaies sur les joues de ce dernier, ainsi que les bribes de peaux déchiquetées et pendant à son cou se ressoudent et se soignent. Esquissant un sourire, le Béonide se prépare à parler ou à attaquer, mais les chaînes qui le retiennent sont solides, les forgerons de Pandora font un bon travail.
-Tut, tut tut. Ça ne servira à rien de t'énerver... Je ne pense pas qu'on viendra te chercher ici. C'est mon bureau... On n'entendrait pas un cochon s'y faire égorger, et entre nous, tout le monde s'en moque de ce qu'il se passe ici...
......
...
....
-Alors Lama, est-ce vrai? Peut-on vivre en Harmonie avec ceux que nos frères et sœurs combattent? Peut-on se laisser mourir sous les coups de nos adversaires si cela permet à notre Race de s'en sortir grandie auprès des autres? La voix du jeune prêtre démon étonne Partik, le jeune a foi en lui, il attend de lui un enseignement.
-Et bien, oui. Si on te frappe, ne répond pas. Que l'ennemi soit humain, béonide ou centaure, laisse le faire. Le Grand Lama pense que cette guerre est inutile. Il dit que rendre les coups qu'on nous donne c'est accepter la guerre et accepter que dure ce conflit stérile. C'est pourquoi il faut que tu continues. Jour après jour. Tu seras l'un des plus grands Lamas le jour où tu n'éprouveras plus de rancœur envers tes ennemis et le jour où tu guideras un de nos ennemis sur la voie du Lama.
Tout à coup, Partik s'arrête. Foudroyé par une idée, il observe son disciple. Pensif, il le congédie d'un geste de la main et s'assoit.
Repensant à ses mois d'apprentissage auprès de son propre maître, il se pose des questions. Des questions auxquelles il n'avait jamais pensé...
.....
...

Devant le temple du Lama, Partik s'installe confortablement... Il y a tellement longtemps qu'il n'est pas venu ici, qu'il veut profiter du paysage. Enfin, c'est ce qu'il dirait si on lui demandait la raison de sa venue si discrète.
En vérité, il attend autre chose... Installé en haut d'un arbre, il attend patiemment que son loup arrive. Il l'a trouvé errant non loin dans la forêt et il ne lui a fallu que peu de temps pour l'apprivoiser. Désormais ce loup mourrait pour lui. Mais ce ne serait sans doute pas nécessaire.
Le loup apparaît sous les rayons de la lune qui lui donnent une apparence démoniaque, il se dirige vers le temple, sachant ce que son maître attend de lui...
"Lorsque je suis parti, il n'y avait ici pas grand nombre de personnes puissantes, ça n'a pas dû changer. Si le loup pénètre dans le temple, peu de chances qu'il soit dérangé ou repéré. Il me permettra de voir ce que je veux. Et surtout de pénétrer dans le temple pendant qu'il exécutera sa mission..."
Partik attend, en lien avec son loup. Ce dernier avance dans le temple, sans hésiter. Il a attaqué un jeune Centaure qui sommeillait dans un coin. Ce dernier n'a pas eu le temps d'alerter les autres qu'il était déjà mort. Le loup monte les marches de l'escalier aussi discrètement que possible. A droite dans le couloir, tout droit, et puis à Gauche à la dernière porte.
Si tout se passe comme prévu, il ne devrait pas pouvoir rentrer directement.
Le loup gratte à la porte et s'enfuit aussitôt.
C'est au même instant que Partik se déplace. Aussi rapide qu'il le peut, il se dirige vers la fenêtre du premier étage. La lumière, faible, montre que son loup a été efficace. Il le remerciera en lui donnant un nom et puis une victime juste assez difficile à abattre pour que son loup puisse en profiter...
La fenêtre s'ouvre sans résistance tandis que la chambre se révèle aux yeux de l'ancien Apprenti.
-Ainsi donc, c'est comme ça que le Lama vivait? Que le Lama t'a enseigné ses paroles et sa philosophie?
L'homme aux cheveux emmêlés et la mine effrayée se retourne brusquement, plus que surpris de retrouver face à lui le démon boiteux. Ils ne s'étaient pas vus depuis la mort du Grand Lama... Le démon avait pu prendre le pouvoir en ce qui concerne les lamas errants, mais lui, Jukius avait la charge du temple. Il avait toujours été très proche du Grand Lama Blanc...
D'une voix mielleuse l'homme s'adresse à son confrère: -Partik, quelle surprise... Cela faisait longtemps que nous ne t'avions vu. Ne préfèrerais-tu pas...
-Cesse de jouer à ça avec moi. Tu n'auras pas le temps de faire quoi que ce soit... J'ai changé, mais malheureusement pas comme l'aurait apprécié le Grand lama Blanc.... Partik, d'une voix sèche et coupante vient de stopper le flot de paroles qu'aurait prononcé Jukius et qui lui aurait permis d'endormir sa vigilance. Par la même, l'homme n'ose plus avancer vers le démon.
Faisant un geste vers l'enfant couchée et enchaînée sur le lit Partik invite l'homme à lui expliquer, à s'exprimer...
D'une voix gênée et chevrotante il tente de répondre - Ce n'est pas vraiment ce que tu pourrais penser... J'essayais juste de ... Le regard du démon l'intimide suffisamment pour qu'il cesse de mentir. -Oui je sais! Je me suis trompé! Tombant à genoux de façon théâtrale, il continue. - Je n'aurais pas dû. Mais je n'ai pas su résister... Les Démons venaient de tuer ses parents, sous ses yeux après qu'ils l'aient violée devant eux... Lorsque je me suis retrouvé seul avec elle... Je ... Partik, tu ...
L'homme semble bouleversé et pleure réellement, mais Partik éclate de rire...
-Tu sais ce que tu vas faire? Tu le sais non? Que disait notre Maître?
Que celui qui a pêché doit partir sur les routes pour trouver le Pardon, il doit aller seul, pour redécouvrir la Voie. Je l'ai fait... ça ne m'a pas aidé. Donc je ne te ferais pas partir... Mais cette enfant que tu as tué, je sais que tu ne supporterais pas son regard à nouveau...

L'homme, au sol, ne comprend pas, il observe le démon pour mieux le comprendre, mais les rire de Partik lui fait comprendre que ce dernier prépare quelque chose de terrible...
-SORT! NE REVIENT PAS TANT QUE JE NE T'Y AUTORISE PAS!
L'homme n'ose même pas protester... Il sent que le Démon est plus puissant que lui, qu'il pourrait lui faire énormément de mal...
Lorsqu'il ouvre la porte pour sortir, l'homme bondit de surprise. Le loup attendait avec le corps du Centaure derrière lui.
-Il ne te fera rien, sort!
Le loup émet un petit grognement, ce qui achève de faire fuir l'homme hors de la pièce. Le centaure, bien que beaucoup plus lourd et corpulent que le loup, est tiré aisément par la bête. Partik la caresse un peu derrière l'oreille tout en lui disant "Tu es une brave bête.. Voici le nom de ta nouvelle victime. J'espère que tu t'amuseras avec..."
....
..
....
Lorsque l'homme pénètre dans sa pièce à nouveau, il se retient de vomir. Tout son être se refuse à accepter un tel blasphème dans son temple, pire encore, dans sa chambre. Il tente de parler, mais s'il ouvre la bouche son estomac menace de s'enfuir.
Au centre de la pièce, la jeune fille est debout et le fixe. Aussi nue qu'il l'avait laissée, elle semble pourtant vêtue. Le démon a tracé partout sur son corps des lettres et des schémas compliqués, toutes ces arabesques ont été dessinées par le sang et le corps du Centaure. Ce dernier est répandu dans toute la pièce. Sur les murs, ses entrailles ont servi à représenter des prières démoniaques, sur le sol, différents pentacles de différentes formes ont été tracés, l'enfant trône au centre de toutes ces marques. Elle semble perdue, en transe. Le démon, nu aussi, fait un geste à son confrère.
Ce dernier observe son pied sur le sol et comprend qu'il ne peut plus faire demi-tour. En ouvrant la porte, il a machinalement avancé son pied. Ce dernier se trouvant ainsi dans un des pentacles tracés par le démon. S'il recule son pied avant la fin de l'incantation finale, il est mort..
- Que se passe-t-il si je me refuse à avancer plus, à garder un pied hors de la salle?
-A mon avis, en plus de mourir et d'être damné, tu risques de souffrir atrocement tout le temps que durera la fin de mon rituel...
Marquant un temps de pause, le démon sourit et reprend.
-Ne t'inquiètes pas. Tu ne souffriras pas! Je te le promets. Là, il ne suffit plus que de vous lier...
Le sourire du démon se fait plus insistant, et malgré lui, l'homme avance son pied. Son visage se déforme, trahissant ainsi l'intense lutte qu'il mène dans sa tête pour ne pas avancer, pour ne pas se laisser faire... Mais c'est peine perdue. Il est déjà au centre de son pentacle.
Le démon termine son rituel...
...
...
..

Dans son bureau, face à son souffre-douleur du moment, Partik est assis, visiblement heureux...
Tu sais que grâce aux souffrances que je t'ai infligé, j'ai réussi à me soulager? J'ai pu trouver ce qui me tracassait depuis si longtemps. J'ai pu découvrir ce qui empêchait l'ordre des Lamas de se disperser plus et de pouvoir rayonner enfin à sa juste valeur!
Les blessures que je t'infligeais, où qu'elles soient ont été un excellent moyen de lire mon avenir.

Se redressant et se dirigeant vers le Béonide, il l'observe un instant et lui dit.
-Va, tu es libre maintenant. Ne tente rien contre moi tant que tu es dans ce bureau ou dans Pandora, je puis t'assurer que tu y perdrais la vie.
Je te promets que tu ne mourras pas dans ce château. En cas de soucis, dit que c'est moi qui t'ai libéré.


Pesant le pour et le contre, le Béonide s'enfuit en courant.
Le regardant se diriger dans les couloirs de Pandora, Partik sourit...
"Il va forcément être trouvé par un des démons de Pandora... Non, ils ne le tueront sans doute pas, mais j'aime mieux être à ma place qu'à celle qu'il va avoir..."


Se rasseyant à son bureau, il souffle. Une plume à la main, il commence à rédiger sa longue journée...
Il y parlera de son Béonide, de son loup, du jeune centaure, de la jeune fille à qui il a redonné la vie (tout en se créant un lien psychique avec elle pour le cas où), à son cher confrère qui désormais vivra d'atroces cauchemars toutes les nuits, n'osant pas dire qu'il y a cette fille chez lui, mais n'osant pas la laisser seule... Il sait ce qu'elle pourrait faire, il sait ce qu'on pourrait lui faire à lui...
Partik parlera aussi, sans doute, de la joie qu'il éprouve en sachant que cet homme ne nuira plus à l'Ordre...
Partik
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Message par Partik »

"Il y a des jours... Des jours... Des jours..." La tête du vieillard tombe entre ses coudes, avachi sur la table, il se met aussitôt à ronfler.
L'humain a passé sa nuit à parler, mais sans jamais oser fermer les yeux. Personne n'a osé le critiquer ou lui demander de se taire. En effet, bien qu'il ait bu plusieurs bouteilles de l'alcool le plus fort de la taverne, il n'en n'est pas moins resté sobre, tel qu'il l'était en arrivant...
Les rares cheveux encore présents sur son crâne étaient dressés comme s'il avait vu un diable. A en croire ses propos, c'était le cas..
Personne ne l'avait cru, puis au cours de la soirée, les femmes présentes pâlirent, les hommes les plus jeunes rirent de ses histoires, mais au final, tout le monde l'écoutait... Personne ne savait que penser..
Il avait parlé de ces créatures de légendes, les Centaures et les Béonides, ces créatures qui peuplent les histoires qu'on raconte aux enfants pour les endormir ou les punir. Mais il semblait croire en leur existence, bien plus qu'à celle des bouteilles qu'il ne voyait pas défilé tout au long de la soirée...
L'un des spectateurs tape le vieillard sur le côté. "Hé! Qu'est-ce que vous alliez dire? ça va?"
Les autres attendent, n'osant faire un mouvement. Le courageux tente de réveiller le vieillard en le bousculant un peu, mais sans succès. Il se retourne vers l'assemblée et dit: "Vous pensez qu'il croyait vraiment à ses histoires? Vous pensez qu'il existe réellement des êtres tels qu'il les décrit?"
-"Bien sûr que c'est vrai! Qui n'a jamais vu de Centaures ici? Qui oserait dire devant son Dieu qu'il nie l'existence des Centaures? Oui les Béonides et les démons ne sont peut-être que des mythes puisqu'on n'en n'a jamais vu, mais encore... En sommes-nous surs? Personnellement je n'y mettrais pas ma main au feu.
Il nous a dit de ne pas sortir de l'auberge avant que la pleine lune ne soit tombé, je le crois. Je resterais là! Est-ce que ça te dérange Aubergiste?"
Le gros bonhomme, l'oeil amusé et lavant un verre hoche de la tête. Pourquoi refuserait-il? Tant qu'on le paye, il n'a pas à se plaindre. Et puis, la fin de le la pleine lune, c'est dans trois jours..
-"Bah moi je ne crois pas à ces histoires!"
renchérit l'homme courageux! "S'ils existaient et s'ils étaient si proches de nous, quelle sécurité nous offrirait cette auberge?! Pourquoi rester ainsi à la merci de nos ennemis?! Et encore, si ennemi il y a! Je ne resterais pas là je peux vous l'assurer..."
L'homme invite du regard les autres à le suivre. Certains hésitent. Les histoires du vieil homme semblaient tellement vraies...
Après quelques minutes passées à tergiverser et à tenter de se convaincre les uns les autres, un groupe d'une demi-douzaine de personnes sort. Les autres se précipitent vers les fenêtres pour les voir se déplacer dehors.
L'homme courageux, à la tête des gens sortis à ses côtés les observe. "Mais ne soyez pas froussards à ce point! Auriez-vous laissées vos familles se faire tuer ou dévorer tandis que vous étiez au chaud à l'auberge? Moi non! Je ne crois pas à ses histoires, mais dans le doute, au moins je pourrais protéger ma famille..."
Tous les hommes du groupe s'observent, ils n'osent répondre...

Les autres à l'intérieur angoissent tous ensemble, se posant des questions auxquelles personne ne peut répondre...
"Est-ce vrai que les Béonides sont cannibales?"
"Est-ce qu'ils ont la peau Verte ou Grise?"
"Les centaures nous ont toujours protégé non? Pourquoi est-ce que cette fois-ci ce serait différent?"
"Bon, mettons que ce vieillard soit fou... Pensez-vous qu'on puisse rester ici en sécurité? Pourquoi ces monstres de Béonides ne viendraient-ils pas ici?"
L'aubergiste sert verre sur verre, à la demande. Il sourit dans son coin sentant qu'il va s'enrichir.

La tension est quasimment palpable. Mais personne n'ose sortir. L'homme Courageux avait dit qu'il ferait un tour et qu'il reviendrait leur dire si tout se passait correctement...

La lune commence à partir au profit du soleil... Les yeux rivés sur les fenêtres, à la recherche du moindre mouvement, les planqués observent. Ils attendent. Quoi? Ils ne savent pas, sans doute que le vieillard se réveille...
Il ronfle toujours aussi bruyamment...
Quelqu'un se penche vers lui pour tenter de le réveiller lorsqu'au même instant il bondit. "ILS SONT LA!!"
Tout le monde sursaute, et un frisson d'angoisse parcourt la salle, se fixant sur chacune des parcelles de peau disponibles.
Anxieux, les regards se font plus insistants vers l'extérieur tandis que le vieillard se terre dans un coin de la salle. Ramenant ses jambes sous lui, il se fait minuscule. La femme qui voulait le réveiller s'approche de lui et tente de le réconforter, mais le regard fou de terreur qu'il lui lance la refroidit. Avant même de le toucher elle se ravise et s'asseoit non loin. Tremblante de peur, elle est terrorisée à son tour, elle venait de voir des images insoutenables dans le regard du vieillard. Il lui avait semblé apercevoir quelque chose...

Des bruits de sabots résonnent à l'extérieur. Le vieillard se tasse encore plus. Ils s'arrêtent devant la porte de l'auberge. Des coups résonnent sur le bois, chaque nouveau coup fait sursauter les humains, ils se demandent comment réagir, et que faire face à ces cavaliers venus les tuer. Quelqu'un parvient à prendre la parole, ayant regardé par la fenêtre il dit heureux: "Ce sont les Centaures."
Ouvrant la porte malgré les critiques des plus couards, il se rue vers eux pour les remercier d'être venus si tôt. A peine la porte s'ouvre-t-elle qu'il est transpercé d'une flêche.
Des cris résonnent de part et d'autre de la porte. Les humains affolés s'arment de couverts et de tout ce qu'ils peuvent trouver tandis que les Centaures défoncent l'encadrement de la porte pour rentrer.
Leur seule présence est suffisamment imposante pour que personne n'ose s'approcher. Les arcs bandés, les Centaures pénètrent dans l'auberge.
Celui qui semble être le chef parcourt la pièce du regard. Il s'arrête sur le vieillard un instant avant de parler d'une voix claire et mélodieuse.
"Nous savons qu'il se trouve dans ce village un démon. Il est venu en éclaireur. Derrière lui, se trouvent une vingtaine de ses congénères, tous plus assoifés de sang les uns que les autres"
Un des hommes ose prendre la parole pour lui répondre:
"On a appris à ce vieillard qu'il y avait des Béonides prêts à nous tuer aussi!"
Etonné, le Centaure regarde le vieillard puis l'homme... -"Ecoutez, même si cela ne vous regarde pas vraiment. Votre village est sous notre protection depuis longtemps, à ce titre je vais vous dire ce qu'il se passe... Nous sous sommes alliés aux Béonides, ce n'est que pour un temps. Mais les Démons tentent de nous attaquer, ils sont sûrs que nous ne sommes que de faibles créatures, incapables de se réunir. Ils veulent nous attaquer par ici. Effectivement les Béonides viendront, mais ils ne vous tueront pas, laissez les passer et tout ira bien!" Avisant le Cadavre au sol, il reprend avant que l'un des humains ne lui coupe la parole. "Pour ce qui est de ce pauvre homme, nous nous excusons. Nous pourrons lui rendre les derniers hommages au sein de notre forêt pour nous faire pardonner."
Voyant la situation calmée, il observe de nouveau le vieillard. "Qui es-tu? Tu n'es pas du village vieil homme..."
Toujours tapit dans son coin, il répond en balbutiant: "Non..Je viens d'un village situé hors de la forêt. On s'est fait attaqué par les démons, mais je suis trop vieux pour combattre alors j'ai fuit. C'est comme ça que je suis arrivé ici...
Quelques minutes plus tard les Centaures partent, en laissant une poignée d'argent à l'aubergise pour qu'il puisse faire réparer sa porte...
La tension diminue et des rires éclatent dans la taverne. Les gens se sentent bête d'avoir eu aussi peur. Pourtant le vieillard n'a toujours pas bougé...
"Ils ont menti! Ils ne sont pas alliés aux Béonides! JE les ai vu moi! Ils ont tué mes frères! Les démons étaient à leurs côtés... Ils s'affrontaient en tuant toujours plus de victimes, le but était de savoir quel camp en ferait le plus..."

"Quel intérêt alors à rester enfermés ici?"
La femme qui était toujours assise prêt du vieillard prend la parole pour le soutenir, l'aider à parler plus...
....
..
....
Le jour se lêve et en sortant de la taverne ils découvrent avec horreur les corps de ceux qui étaient sortis la veille. Certains portent des marques de sabots sur tous le corps, ou des flèches dans les yeux ou les membres. D'autres sont lacérés ou ont des membres en moins...
Le vieillard arrive en claudiquant et en criant comme un dément. "Ils se sont alliés! Tous pour notre ruine! Les centaures, les béonides et les démons! Tous ces monstres veulent notre ruine! Ils veulent que le monde leur appartienne! Ils veulent notre mort!
De débats en débats, la matinée s'écoule. En fin de journée, le maire décide que tous les hommes devraient porter les armes et que les chasseurs devraient préparer des pièges pour protéger le village.
Tout le monde se met au travail pour défendre ses biens et sa vie.

Le vieillard en profite pour s'éloigner. Il se remet à boiter tandis qu'il rejoint assez rapidement un camp de démons situé non loin..
Là, il trouve leur chef et leur dit: Voilà qui est fait chef! Ils sont remontés. Que les Béo passent, ou que les Centaures passent, on est tranquille pour un petit bout de temps... Vous allez pouvoir reprendre votre avancée vers la Forteresse et profiter peut-être de ce que l'alliance tombera sous peu...
Le supérieur sourit et congédie le vieillard d'un geste de la main. Ce dernier se dirige vers le haut de la forêt pour trouver sa tente. En chemin, il voit les corps des Centaures passés la veille. On croira que ce sont les humains qui les ont tués. Pourtant leurs corps auront permis de faire croire aux humains que c'étaient les centaures qui avaient tué leurs amis. La même manoeuvre a été faite plus bas, mais avec des Béonides...
Le démon sourit à l'idée de ce qui va se passer, et continue d'avancer. Dépassant son coin, il monte encore un peu afin d'observer le temple ennemi situé plus bas...
"Je T'aurais!" puis se reprenant et levant les yeux au ciel "Je n'ai tué personne Lama! Alors qu'on ne me reproche rien!"
Partik
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Message par Partik »

Dans une grotte, au plus profond de la terre, Partik est venu trouver celui par qui tout est arrivé. Il sait bien que ce qu'il est venu faire n'est guère apprécié, encore moins de son ancien mentor. Il a réalisé l'invocation comme le parchemin l'indiquait. Mais est-ce que tout se passerait correctement ou pas? ça il ne pouvait le dire.
En attendant, il s'était assis dans un coin de la grotte pour observer le pentacle. Les corps étaient étendu, leur sang coulant lentement dans les rigoles aménagées par le démon afin que le pentacle soit activé. Si on lui avait demandé son avis, Partik aurait sans doute déclaré que quelque chose clochait. Il n'avait jamais entendu parler d'invocation disant: "..Une fois le sang dans les rigoles, attendez que l'ombre se retire du pentacle. Ensuite prononcez le prénom de Diablo et celui que vous appelez...." Une recette de cuisine, voilà ce que c'était.
Mais Partik avait besoin de parler à son Maître.
En attendant il dialoguait seul. Ses deux parts s'échinant à gagner un débat sur le fait que Partik devait continuer ou non sa quête.
*Aimer son prochain... Mais quel idiot a pu donner cette... *

L'ombre, elle a reculé. Le sort a marché... Incroyable! Partik se redresse et se dirige vers le pentacle. L'ombre a disparu, sans pour autant être remplacée par la lumière. Le prêtre ne comprend pas le phénomène, mais il prend son courage en main pour continuer l'invocation.
-" Seigneur Diablo, j'en appelle à ta puissance! Fait venir à moi le Lama! Mon Maître doit venir et répondre à mes ..."
-" Oui Partik que veux-tu?"
Le Lama se tient face à lui. Mais écorché et décharné. Les corps au sol ont fondu pour donner naissance à son Maître et à deux gardes encapuchonnés. Comme s'ils craignaient qu'il ne fuit.
Partik ne sait pas vraiment s'il est heureux ou pas. Mais il ne veut pas perdre de temps...
-" Lama, j'aimerais savoir si je dois continuer sur ma voie. Ne pas combattre et laisser les autres me tuer. Dites moi si de là où vous êtes vous avez vu quelque chose me concernant..."

Les lèvres du Lama n'étant plus en place, sa voix résonne bizarrement.
-" Partik, les démons ne sont pas fait pour suivre ma voie. Je m'en suis rendu compte au fur et à mesure que j'observais mon ancien monde. Chaque jour qui passe je vois la guerre et les combats, et les plus doués pour ce rôle sont les démons. C'est indéniable. Je pense qu'ils devraient prendre le contrôle de ce monde afin que règne enfin UN ordre. Ainsi la paix serait rétablie."
-" Mais.. et... Mais.." Partik cafouille, il est perdu. Ses pensées se bousculent. Il chancelle avant de tomber à genoux au sol.
-" Lama! Vous disiez que les races devaient s'entendre, que la violence devait cesser... Vous.."
-" Cesse de geindre Démon! Tu n'es pas n'importe qui et tu le sais! Pourquoi t'aurais-je élu sinon? J'ai fait des erreurs dans le passé et je m'en rends compte. Désormais, je te laisse comprendre... Tu peux le faire..."

Des flammes se mettent à lêcher les restes des corps qui tombent en lambeaux fondus.
Le prêtre est seul, le cerveau en ébullition.
.....
...
....

Sortant de la caverne, il est résolu à faire ce que son Maître lui a enseigné.
Son jeune apprenti, un prêtre humain vient à sa rencontre.
-"Alors Maître Par..."
D'un coup de doigt, il se retrouve pulvérisé par une boule de feu.
Partik continue de se diriger droit devant lui, brulant et empoisonnant tout sur son passage...
....
.....
...

Dans la grotte, trois démons s'esclaffent.
-" On l'a enfin eu!"
-" Ouais! Il ne devrait plus avoir ses croyances stupides désormais!"
-" Ah! Qu'est-ce qu'on s'est fendu la poire!"
Partik
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Message par Partik »

Partik avait depuis longtemps abandonné la voix du Lama Blanc. L'ordre continuait à suivre son chemin, mais il était plus courant de voir leurs prêtres le quitter faute d'y trouver un cadre stable. Le Grand Lama était mort et il ne parvenait plus à calmer la rage qui brûlait dans leurs veines. Partik, qui avait été son disciple le plus insistant s'était retrouvé seul, abandonnant l'ordre afin de ne pas y tuer les fidèles les moins puissants.

Depuis, il errait entre Temples et Forteresse.
Les temples, qu'ils soient occupés par des moines démons ou ennemis, étaient pour lui le seul lieu de réconfort qu'il pouvait trouver vraiment.
Même Pandora représentait qui aurait dû être le coeur de sa race était devenu pour lui le symbole de la déchéance de sa race.
Ses frères y vivaient en parlant d'alliances pathétiques et contre-nature. Ils avaient perdu le mordant qu'il leur avait connu. Les plus vils d'entre eux se laissaient de plus en plus aller à la mélancolie.

Partik, prêtre assez neutre pourtant, n'en pouvait plus. Les démons n'étaient plus soudés, les démons n'avaient plus de chef. Ses prières les aidaient, et ça l'écoeurait. Il se sentait coupable. C'est pourquoi, petit à petit, sentant son courage faiblir, il préféra quitter les siens.
Sortant de la forteresse, il erra en direction d'un monolithe et se rendit sur la terre neutre. Là, alors qu'il se recueillait dans un temple, il eut une illumination.
Des moines Centaures l'entouraient et le priait de sortir. Un instant plus tard, il les avait chassé et il n'en restait qu'un en train de gémir. Partik s'abaissa à son côté, pliant à la main sa jambe folle.
Il posa sa main sur le ventre du mourrant et y enfonça ses griffes. Le moine hurlait, Partik souriait. Il sortit les entrailles de sa victime et, se concentrant un instant, leur mit feu tandis que le moine lâchait un dernier cri.
Partik réfléchissait lorsqu'un moine démon fit son apparition. Très rapidement, d'autres apparurent à leur tour. Ils souillèrent le temple et en prirent possession, remerciant le prètre au passage.
Partik les observait, patiemment, espérant les voir en finir au plus vite pour pouvoir retrouver le repos et le calme. Puis, alors qu'il allait craquer, un éclair balaya un petit groupe de moines non loin de l'entrée du temple. Un béonide chargeait vers ce dernier, il lançait éclair sur éclair, ne laissant aucun répis aux démons qui hurlaient avant de mourir. Ils auraient espéré que Partik vienne les soutenir, mais il ne bougeait pas, perdu dans ses pensées.
Lorsque le Béonide le vit, il lui lança sa magie à pleine puissance. Le prêtre l'esquiva sans mal, un vague sourire amer sur les lèvres.
Il ne fallut que quelques secondes au Béonide pour comprendre qui était son ennemi, il se retourna et recommença son oeuvre. Partik le laisserait faire, tout le monde le savait. Il ne se souciait généralement de rien d'autre que de sa réflexion et laissait qui le voulait agir dans ses environs sans attaquer. Sauf qu'à ce moment, alors que la magie qu'avait accumulé le Béonide commençait à faiblir, Partik lui lança une boule de feu. Jetant son vieu bâton crâmé, il s'en alla dans les bois.Il ne trouvait pas le réconfort u'il y espérait. Son sang bouillait de rage contre toute la création. Que ce soit les démons ou les autres races, aucune mort ne le soulageait. Les prières ne parvenaient plus à le calmer non plus.

Un de ses amis démons vint à passer, le prêtre lui parlait, tentant de paraître le plus calme possible. Puis lorsqu'il vit que le forgeron ne lui prêtait plus attention, Partik le tua, d'un coup dans le dos.

C'est là qu'il était lorsqu'il comprit ce qui l'avait tracassé quelques heures plus tôt. Il ne voulait plus vivre parmi les siens. Il allait partir.

Il se mit à courir dans la forêt, sans chercher à éviter les branches ou les ronces. Les arbres de plus en plus denses et touffus cachaient la lumière, le démon s'en moquait. Il aimait l'obscurité.
Il cherchait une grotte où se terrer un certain temps avant de pouvoir redonner un sens à sa vie...
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