[Malheureusement complet]Le secret du rat blanc
Posté : 26 août 2:01
Cela faisait déjà bien longtemps que Koutourou dit « le coucou » avait oublié la caresse des rayons du soleil chaud d’été de son village natal, le souffle du vent sur les champs de céréales, le bruit de l’écoulement de l’eau des ruisseaux, le chant des oiseaux ou le cris des bêtes, le parfum des pissenlits en fleurs… Non, cela faisait bien longtemps que Koutourou avait oublié tout ça, et pourquoi ? Une quête sans fin, un but inatteignable, un rêve inaccessible.
Mais elle ne pouvait revenir en arrière, plus maintenant, après tous ces sacrifices. Elle avait parcouru trop de route, elle avait traversé trop mondes, elle avait survécue à trop de malheurs pour abandonner maintenant. Pourtant, malgré toutes ces péripéties, elle avait l’impression de ne pas avoir progressé. Pire encore, il lui arrivait parfois de regretter son premier départ de chez les humains. Après tout, cette Quête de l’Essence était peut être encore une des nombreuses ruses de ces divinités cruelles qui aimaient à se jouer des pauvres mortelles comme elle.
Oh ! Combien de ses concitoyens n’avait elle vu perdre la raison, voir l’âme, dans ces aventures sans fins. Combien d’amis n’avait elle perdu au cours de ces périples inutiles. Elle se souvenait encore de la Compagnie du Désastre, de son âme sœur Coldice, de l’irrascible mort-vivant Sakrag, du patriarche Torg, Kanalix l’ex-chasseur, et aussi son jeune apprenti Lecafou qui était un éclaireur ; mais également les disparus tels que Bratack le voleur, Toboe l’ami des loups, Cyrilh le jeune guerrier. Avec quelles difficultés avaient ils réussi à venir à bout du géant. Et quand il avait fallu terrasser le sorcier, oh combien cette équipe était soudée ! Mais tout ça pourquoi ? Qu’avaient il obtenus après tous ces efforts ? Que des broutilles.
Elle s’imaginait très bien ces Dieux se moquer de tous leurs efforts, de rire de leurs mésaventures. Oui, tout cela pour rien. Et quand elle avait voulu aider ce vieux fou de Cain, n’avait elle pas par la suite croisée, après avoir réussi à retrouver ce fichu bâton et de s’en être venté à la première taverne, d’autres personnages ayant accompli la même quête ? Même ce vieux fou était de mèche avec les puissances supérieures. Et que dire de la dernière « quête » des araignées, entretenue par ces perverses Vendeuses ? Tout ça pour que les mortels aident les dieux à assouvir encore plus de pauvres âmes. Elle voit encore ces pauvres créatures errer sans âme, comme des zombies abandonnés par leurs maîtres. Oh, combien les Dieux doivent se frotter les mains à chaque fois qu’un mortel leur envoie ces âmes plus ou moins innocents !
Toutes ces réflexions n’étaient pas pour l’encourager à poursuivre dans sa voie. Mais quoi faire d’autre que d’aller de l’avant ? Cette quête, même si c’était une pure invention divine destinée à leur unique amusement, devait bien lui apprendre ne serait ce que quelques infos sur la nature de l’Essence. En tous les cas, elle n’abandonnerait pas, pas maintenant, pas après tout ça.
C’est donc par hasard, lors d’une de ces monotones journées passées à extraire le Principe des différentes substances qu’elle s’était procuré, entre autre le premier crotin d’un jeune centaure, la bave d’un crapaud fluorescent, ou bien une touffe des rares cheveux du Cure, qu’elle fit enfin un premier pas vers la résolution de la Quête de l’Essence.
La nuit venait de tomber au dehors, mais cela faisait bien longtemps que le temps n’avait plus d’impact sur les activités de l’alchimiste, ni les guerres sans fin ni but que se livraient les différentes races des mondes d’XM. C’est donc en fin de cette journée qu’elle vit arriver son rat blanc, son « autre moi », ensanglanté, d’une expédition dangereuse dans le monde mystérieux de Yaeth, afin de recueillir des sourcils de Cain (pour le peu qu’il lui en reste). Le rat, épuisé, s’écroula sur le sol de pierre froide du petit laboratoire de fortune, son sang se répandant entre les jointures du sol. Koutourou courut vers son « reflet » afin de l’ausculter et de lui porter des soins.
Après avoir soigneusement dorloté et nourrit son « autre moi », elle s’en retourna à ses pots et fioles, mélangeant ses habituels ingrédients pour ses breuvages coutumiers : une pour augmenter sa force physique, une pour améliorer son potentiel magique, et une pour accroître sa vitesse de déplacement. Ceux-ci étant prêtes, elle les ingurgita une par une avant de retourner à ses recherches. Pourtant, en buvant la dernière destinée à améliorer son potentiel magique, elle ne ressentit pas le malaise habituel qui précède l’afflux des puissances arcaniques. A sa place, elle ressentit comme une nouvelle énergie la parcourir. Et contrairement aux effets de ses décoctions habituelles, celle-ci semblait perdurer dans son corps.
Elle se remémora tous les ingrédients qu’elle avait utilisé : une poigné d’herbe haute poussant au pied de la Montagne, des écailles de démons, de l’eau pur, …. Oui, tout était en ordre. Pourtant, quelque chose avait été modifié dans cette potion, mais quoi ?
Et alors, en rangeant son matériel, elle aperçut le sang qui recouvrait la cuillère_en_bois qu’elle utilisait pour touiller les préparations.
Ce ne pouvait être si simple ! Pourtant, à y repenser, comment avait elle rencontré son autre ? N’était ce pas après cette expérience de division de l’âme ? Et où pourrait elle trouver son Essence que dans elle-même ?
Mais pour connaître plus il lui faudrait étudier plus et sur du produit frais, ceci impliquant à sacrifier une part d’elle-même. Etait elle prête à un tel sacrifice ? Surtout après toutes les aventures qu’ils avaient vécues ensemble ?
Mais elle ne pouvait revenir en arrière, plus maintenant, après tous ces sacrifices. Elle avait parcouru trop de route, elle avait traversé trop mondes, elle avait survécue à trop de malheurs pour abandonner maintenant. Pourtant, malgré toutes ces péripéties, elle avait l’impression de ne pas avoir progressé. Pire encore, il lui arrivait parfois de regretter son premier départ de chez les humains. Après tout, cette Quête de l’Essence était peut être encore une des nombreuses ruses de ces divinités cruelles qui aimaient à se jouer des pauvres mortelles comme elle.
Oh ! Combien de ses concitoyens n’avait elle vu perdre la raison, voir l’âme, dans ces aventures sans fins. Combien d’amis n’avait elle perdu au cours de ces périples inutiles. Elle se souvenait encore de la Compagnie du Désastre, de son âme sœur Coldice, de l’irrascible mort-vivant Sakrag, du patriarche Torg, Kanalix l’ex-chasseur, et aussi son jeune apprenti Lecafou qui était un éclaireur ; mais également les disparus tels que Bratack le voleur, Toboe l’ami des loups, Cyrilh le jeune guerrier. Avec quelles difficultés avaient ils réussi à venir à bout du géant. Et quand il avait fallu terrasser le sorcier, oh combien cette équipe était soudée ! Mais tout ça pourquoi ? Qu’avaient il obtenus après tous ces efforts ? Que des broutilles.
Elle s’imaginait très bien ces Dieux se moquer de tous leurs efforts, de rire de leurs mésaventures. Oui, tout cela pour rien. Et quand elle avait voulu aider ce vieux fou de Cain, n’avait elle pas par la suite croisée, après avoir réussi à retrouver ce fichu bâton et de s’en être venté à la première taverne, d’autres personnages ayant accompli la même quête ? Même ce vieux fou était de mèche avec les puissances supérieures. Et que dire de la dernière « quête » des araignées, entretenue par ces perverses Vendeuses ? Tout ça pour que les mortels aident les dieux à assouvir encore plus de pauvres âmes. Elle voit encore ces pauvres créatures errer sans âme, comme des zombies abandonnés par leurs maîtres. Oh, combien les Dieux doivent se frotter les mains à chaque fois qu’un mortel leur envoie ces âmes plus ou moins innocents !
Toutes ces réflexions n’étaient pas pour l’encourager à poursuivre dans sa voie. Mais quoi faire d’autre que d’aller de l’avant ? Cette quête, même si c’était une pure invention divine destinée à leur unique amusement, devait bien lui apprendre ne serait ce que quelques infos sur la nature de l’Essence. En tous les cas, elle n’abandonnerait pas, pas maintenant, pas après tout ça.
C’est donc par hasard, lors d’une de ces monotones journées passées à extraire le Principe des différentes substances qu’elle s’était procuré, entre autre le premier crotin d’un jeune centaure, la bave d’un crapaud fluorescent, ou bien une touffe des rares cheveux du Cure, qu’elle fit enfin un premier pas vers la résolution de la Quête de l’Essence.
La nuit venait de tomber au dehors, mais cela faisait bien longtemps que le temps n’avait plus d’impact sur les activités de l’alchimiste, ni les guerres sans fin ni but que se livraient les différentes races des mondes d’XM. C’est donc en fin de cette journée qu’elle vit arriver son rat blanc, son « autre moi », ensanglanté, d’une expédition dangereuse dans le monde mystérieux de Yaeth, afin de recueillir des sourcils de Cain (pour le peu qu’il lui en reste). Le rat, épuisé, s’écroula sur le sol de pierre froide du petit laboratoire de fortune, son sang se répandant entre les jointures du sol. Koutourou courut vers son « reflet » afin de l’ausculter et de lui porter des soins.
Après avoir soigneusement dorloté et nourrit son « autre moi », elle s’en retourna à ses pots et fioles, mélangeant ses habituels ingrédients pour ses breuvages coutumiers : une pour augmenter sa force physique, une pour améliorer son potentiel magique, et une pour accroître sa vitesse de déplacement. Ceux-ci étant prêtes, elle les ingurgita une par une avant de retourner à ses recherches. Pourtant, en buvant la dernière destinée à améliorer son potentiel magique, elle ne ressentit pas le malaise habituel qui précède l’afflux des puissances arcaniques. A sa place, elle ressentit comme une nouvelle énergie la parcourir. Et contrairement aux effets de ses décoctions habituelles, celle-ci semblait perdurer dans son corps.
Elle se remémora tous les ingrédients qu’elle avait utilisé : une poigné d’herbe haute poussant au pied de la Montagne, des écailles de démons, de l’eau pur, …. Oui, tout était en ordre. Pourtant, quelque chose avait été modifié dans cette potion, mais quoi ?
Et alors, en rangeant son matériel, elle aperçut le sang qui recouvrait la cuillère_en_bois qu’elle utilisait pour touiller les préparations.
Ce ne pouvait être si simple ! Pourtant, à y repenser, comment avait elle rencontré son autre ? N’était ce pas après cette expérience de division de l’âme ? Et où pourrait elle trouver son Essence que dans elle-même ?
Mais pour connaître plus il lui faudrait étudier plus et sur du produit frais, ceci impliquant à sacrifier une part d’elle-même. Etait elle prête à un tel sacrifice ? Surtout après toutes les aventures qu’ils avaient vécues ensemble ?