Le retour du forgeron
Posté : 19 août 2:00
Rayar ne reçut pas l'accueil qu'il espérait à la Montagne. Mais après tout, il s'y attendait. Qui était-il pour espérer pénétrer ainsi le jardin des béonides?
Un avatar né de Yamaël, un démon qui possédait de nombreux ennemis sur la Montagne. Il était donc plus que naturel que le peuple de chasseur éprouve une certaine méfiance à son approche.
Mais qu'importe ! Rayar savait ce qu'il voulait : retrouver une forge. Il tourna donc le dos à la Montagne, pour un temps, et se rendit au village le plus proche.
Le forgeron de la municipalité, un petit bonhomme aux joues bien jouflues, était débordé par les commandes. Sa devanture avait attiré le béonide fraîchement né : couverte de poussière, elle présentait cependant des armes qui semblaient d'une grande qualité. Rayar s'arrêta longtemps devant une épée à la lame recourbée. intrigué, il se demandait comment on pouvait se servir d'un cimeterre qui semblait forgé à l'envers... Après avoir décidé que cette boutique méritait qu'on s'y intéresse, il entra, et proposa ses services en tant qu'assistant au forgeron. Il fut engagé sur le champ, pour un salaire misérable. Le forgeron avait besoin d'aide, mais il aimait son argent.
Rayar se rendit vite compte qu'il ne trouverait pas ici ce qu'il cherchait. Le forgeron du village était certes plein de zèle, mais cela ne lui donnait pas plus de talent pour autant. Quand le béonide découvrit la maladresse du bonhomme, il comprit que les armes de la devanture avaient été achetés, et non pas forgées ici... Il repartit donc prestamment., en ayant pris soin de se munir d'outils légers, à un prix exhorbitant.
Rayar avait besoin d'une forge... Sa vie en dépendait. Sa mémoire était défaillante, et il décidé de se laisser guider par la chance.
Il arriva rapidemment dans une forêt dense. Tant mieux, il aurait de quoi se nourrir. Du moins le pensait-il. Car il se rendit rapidemment compte que les loups, si nombreux autrefois, étaient aujourd'hui introuvables, à croire qu'ils avaient disparus. Il ne croisait que quelques rares centaures égarés, trop maigre pour faire un bon repas.
Après quelques jours de marche hasardeuse, il rencontra une fois de plus son destin. Alors qu'il était en pleine contemplation de l'arrangement des arbres côté ouest du chemin qu'il empruntait, un démon lui tomba dessus. Trop jeune, trop fougueux, il ne consistait pas un réel danger pour Rayar, qui le tua avec une rage décuplée par le souvenir de sa séparation d'avec Yamaël. C'était la première fois qu'il éprouvait de la haine, depuis sa naissance. Et la première fois qu'il repensait à sa condition de démon. Il se souvint alors.
La lave. A quelques kilomètres de Pandora, des bassins de lave naturels. Là bas, il pourrait forger, en attendant mieux. Il se mit donc en route, exalté par son espoir retrouvé. Après des jours de marche dans un désert de rocaille et de sécheresse, il découvrit enfin son paradis. Un volcan vieux comme le monde, grand comme un pays et plat comme la plaine. En son centre, de multiples petits lacs de lave. Le coin était peu fréquenté, car il n'était pas rare que de petites explosions éclatent, libérant des jets de lave meurtriers, et des nuages de cendres brûlante. Rayar s'en moquait, ce qui l'intéressait, c'était la chaleur de l'endroit. Il n'avait jamais forgé dans la lave. L'adrénaline lui tournait la tête, à mesure qu'il imaginait des alliages métalliques. Il se sentirait bien ici, il allait y rester un moment.
Un avatar né de Yamaël, un démon qui possédait de nombreux ennemis sur la Montagne. Il était donc plus que naturel que le peuple de chasseur éprouve une certaine méfiance à son approche.
Mais qu'importe ! Rayar savait ce qu'il voulait : retrouver une forge. Il tourna donc le dos à la Montagne, pour un temps, et se rendit au village le plus proche.
Le forgeron de la municipalité, un petit bonhomme aux joues bien jouflues, était débordé par les commandes. Sa devanture avait attiré le béonide fraîchement né : couverte de poussière, elle présentait cependant des armes qui semblaient d'une grande qualité. Rayar s'arrêta longtemps devant une épée à la lame recourbée. intrigué, il se demandait comment on pouvait se servir d'un cimeterre qui semblait forgé à l'envers... Après avoir décidé que cette boutique méritait qu'on s'y intéresse, il entra, et proposa ses services en tant qu'assistant au forgeron. Il fut engagé sur le champ, pour un salaire misérable. Le forgeron avait besoin d'aide, mais il aimait son argent.
Rayar se rendit vite compte qu'il ne trouverait pas ici ce qu'il cherchait. Le forgeron du village était certes plein de zèle, mais cela ne lui donnait pas plus de talent pour autant. Quand le béonide découvrit la maladresse du bonhomme, il comprit que les armes de la devanture avaient été achetés, et non pas forgées ici... Il repartit donc prestamment., en ayant pris soin de se munir d'outils légers, à un prix exhorbitant.
Rayar avait besoin d'une forge... Sa vie en dépendait. Sa mémoire était défaillante, et il décidé de se laisser guider par la chance.
Il arriva rapidemment dans une forêt dense. Tant mieux, il aurait de quoi se nourrir. Du moins le pensait-il. Car il se rendit rapidemment compte que les loups, si nombreux autrefois, étaient aujourd'hui introuvables, à croire qu'ils avaient disparus. Il ne croisait que quelques rares centaures égarés, trop maigre pour faire un bon repas.
Après quelques jours de marche hasardeuse, il rencontra une fois de plus son destin. Alors qu'il était en pleine contemplation de l'arrangement des arbres côté ouest du chemin qu'il empruntait, un démon lui tomba dessus. Trop jeune, trop fougueux, il ne consistait pas un réel danger pour Rayar, qui le tua avec une rage décuplée par le souvenir de sa séparation d'avec Yamaël. C'était la première fois qu'il éprouvait de la haine, depuis sa naissance. Et la première fois qu'il repensait à sa condition de démon. Il se souvint alors.
La lave. A quelques kilomètres de Pandora, des bassins de lave naturels. Là bas, il pourrait forger, en attendant mieux. Il se mit donc en route, exalté par son espoir retrouvé. Après des jours de marche dans un désert de rocaille et de sécheresse, il découvrit enfin son paradis. Un volcan vieux comme le monde, grand comme un pays et plat comme la plaine. En son centre, de multiples petits lacs de lave. Le coin était peu fréquenté, car il n'était pas rare que de petites explosions éclatent, libérant des jets de lave meurtriers, et des nuages de cendres brûlante. Rayar s'en moquait, ce qui l'intéressait, c'était la chaleur de l'endroit. Il n'avait jamais forgé dans la lave. L'adrénaline lui tournait la tête, à mesure qu'il imaginait des alliages métalliques. Il se sentirait bien ici, il allait y rester un moment.