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Phoebus
duc
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Thème: Xm-Noel (440)
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MessagePosté le: 02 Nov 23:21    Sujet du message: Répondre en citant

La Fuite

___________

Phoebus venait d' extirper la jeune voleuse dans l' antre même de la confrérie de la main noire. Il n' ignorait pas les conséquences si jamais son geste était découvert. Depuis longtemps il cherchait le moyen d' approcher la secte. Non par curiosité, ni pour lui nuire. Ses motivations étaient uniquement liées à ses relations avec Faye... Bien entendu, pas La mère de la nuit ou la juge, non la Faye de lumière, celle pour laquelle il aurait donné sa vie. Alors quand il avait appris par une indiscrétion, un soir de beuverie à l estaminet, que Pam Malibu venait de terminer Le livre saint de Sythis il savait qu elle avait signé la visite de la grande faucheuse. Il se doutait que l' exécutrice de cette basse tâche serait sa chère Faye. Pendant son sommeil, il avait trouvé par hasard l' arme de cérémonie qu elle dissimulait dans sa chambre à l'estaminet. Il avait passé des heures a enchanter la lame du couteau . L illusion était parfaite, Pam poignardée était tombée dans un coma apparent.

Maintenant, Il avançait péniblement dans les landes de Midgard, à travers une végétation dense. Parfois des branches venaient s' accrocher et déchirer les vêtements de Pam_Malibu. Il arriva enfin devant la hutte.
D un coup de pied il poussa violemment la porte qui sursauta sur ses gonds. Il posa doucement la voleuse sur une couche de paille aménagée à la hâte. Il détourna pudiquement le regard du corps dénudé de la jeune femme, et le recouvrit d une peau de loup, trophée abandonné en ces lieux par quelques chasseurs. Puis il se mit à veiller celle qu il s'était juré de toujours protéger. (1)

(1) Pam et les corbeaux noirs de Jais - VIII) La Rencontre diplomatique
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pam_malibu
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MessagePosté le: 07 Nov 6:12    Sujet du message: Répondre en citant

« Corne de bouc ! » Hurla la jeune fille dans son profond sommeil.

Cela faisait maintenant plus de 50 heures que Pam_Malibu était dans les bras de Morphée et elle n’arrivait pas à se réveiller. Son sommeil artificiel causé par l’enchantement de Phoebus était depuis longtemps terminé mais il avait fait place à une inertie autrement plus préoccupante.
Pam souffrait maintenant d’une terreur occasionnée par la vision de l’ouvrage enfin terminé. Elle avait mis plusieurs mois à fignoler, corriger, lire et relire les pages les unes après les autres afin de retranscrire le plus fidèlement possible les textes sacrés.
Pris les uns indépendamment des autres, les chapitres n’avaient rien de bien terrifiants, même si on pouvait percevoir dans nombreux d’entre eux des évocations purement horribles. Mais l’ensemble, Ô l’ensemble, une fois constitué composait la plus horrible vision que l’on puisse imaginer !
Sans nul doute que ces abrutis de membres de la main noire, Méconnu, Rhalph, Hans et les sous-fifres ne pouvaient atteindre la fibre essentielle du texte sacré. Même Faye, la juge si instruite et parfois si hautaine, devait être sans doute à cent milles lieues de comprendre toute la subtilité des propos. Pam, sous les ordres et la dictée de Knessir, avait rédigé un instrument qui pouvait échapper à tout contrôle, y compris à celui de l’Ecoutant.

Pas étonnant que son père ait saboté la rédaction de l’œuvre puis s’était donné la mort, à moins qu’on l’ait poussé à se supprimer.
Pas étonnant que les autres scribes qui avaient tenté de travailler sur l’ouvrage, les scribouillards comme elle aimait les désigner pour les ridiculiser, n’avaient pas pu faire ressortir l’Atrocité, tant l’effroi était incommensurable et n’avaient commis que des écrits sans saveur, sans intérêt et qu’ils étaient tombés, pour la plupart, peu de temps après leur intervention, dans une folie fatale.

Depuis qu’elle était toute petite, Pam avait la faculté d’oublier aussi facilement ce qu’elle apprenait qu’elle avait de graver au plus profond d’elle des détails insignifiants quand elle le désirait. C’est pourquoi elle avait pu aller jusqu’au bout de la rédaction sans sombrer dans cette aliénation irréversible.
Même après des heures passées auprès de l’ouvrage, elle pouvait, en quelques instants seulement, gommer de son esprit tous les mots, toutes les phrases sur lesquels elle avait travaillé, si durement et si longuement, aussi facilement qu’on oublie la date d’anniversaire de sa belle-mère.

Mais la vision de l’Oeuvre achevée, maintenant parfaitement reliée et les membres de Sythis, réunis autour d’elle se faisant la lecture, étaient devenus subitement pour elle une source de terreur raisonnée.
Outre la puissance maléfique de la bible entre de mauvaises mains ou simplement entre celles d’un esprit pas suffisamment mature et équilibré, la jeune voleuse savait que ses jours étaient comptés si les choses en restaient là.
Malgré son coma, elle sentait qu’elle avait été sauvée. Par qui et comment, peu importait… Elle savait, c’était pour cela que son corps et son âme refusaient de se réveiller, que Sythis et ses chiens fous recommenceraient leurs chasses jusqu’à ce que la Grande Faucheuse l’enlève de ce monde ou qu’elle disparaisse noyée à jamais dans les méandres de la démence.

Parmi les images de terreur, de guerre, de famine et de maladies qui se saccageaient dans son pauvre esprit, Pam_Malibu vit Liona en belle brune, toute en douceur, dans une magnifique robe rose, comptant fleurette à tout les zhoms. Elle se vit aussi chevauchant un magnifique rat vert… Dans le ciel, parmi les nuages, elle vit Bruzz et ses loups jouer avec des papillons, à moins que ce ne soit des tortues…
Soudain, maintenant juchée sur Mick_le_fou transformé en bélier bondissant, au détour d’un bosquet, elle vit un corbeau noir de Jais prendre son envol, à reculons bien entendu. Alors elle comprit, elle vit la solution à tous ses problèmes.

Sur sa couche faite de paille où elle était étendue, devant un mage à la robe immaculée blanche qui s'angoissait, se demandant qui pouvait l’aider à réveiller la jeune voleuse, Pam se mit à sourire, les yeux toujours fermés. Elle éclata bientôt de rire. D’un rire qui déchira la nuit et qu’on entendit jusqu’aux bouts des autres mondes.
Plus rien n’empêchait maintenant son réveil…
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Phoebus
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MessagePosté le: 07 Nov 12:49    Sujet du message: Répondre en citant

Phoebus commençait s inquiéter et à douter de l efficacité de son enchantement. Attentif aux moindres mouvements de la jouvencelle, il méditait sur la conduite à tenir.
La confrérie ne devait plus continuer a étendre son pouvoir impunément. Il se devait de protéger ses amis de ces maléfices. Il comptait agir, même s' il ignorait encore comment.
Tout à ses réflexions, son attention fut détournée, après un sommeil beaucoup trop long à son gout, Pam_Malibu maintenant s agitait. Elle délirait. Sa physionomie se transformait suivant des phases tristes et euphoriques. Elle transpirait abondamment et Phoebus lui épongeait souvent le front. Les traits tirés, les sourcils froncés elle semblait souffrir de mille maux, puis un sourire illuminait son joli minois et elle marmonnait quelques inepties.
Le mage s'impatientait.. Il alternait les encouragements d un ton doucereux :

" Allez ma belle, réveilles toi, il est temps ..."

puis plus fermement Phoebus haranguait à la lutte la jeune voleuse.

Tu es trop jeune pour partir. Pam, ouvres les yeux ....."

Soudain le rire Pam-Malibu s envola dans les ténèbres. Phoebus surpris, sursauta. il se pencha alors au dessus du visage de la jeune femme.
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pam_malibu
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MessagePosté le: 25 Déc 13:20    Sujet du message: Répondre en citant

Pam ouvrit d’abord un œil, le vert, celui des questions et des interrogations. Elle se retrouvait dans une cabane à moitié délabrée qui ne devait plus guère servir que pour quelques manants surpris par les orages soudains de la saison des pluies. La couche élaborée à la hâte n’en était pas moins propre et confortable. La personne qui l’avait ramassée à peine en vie dans sa maisonnette en flamme avait voulu qu’elle reprenne rapidement des forces et avait rendu le lieu propice à la convalescence.
Les parasites, vers lumineux, cancrelats et scorpions, les rats et autres rongeurs avaient été renvoyé dans d’autres foyers. Le lieu sentait bon le savon noir et la propreté. Quelques gouttes de pluie tombaient néanmoins dans une gamelle pas très loin de son lit en faisant des bruits sourds, réguliers comme le battement de son cœur. Ploc ! Ploc ! Pam leva son œil au plafond et vit quelques planches clouées à la hâte qui n’empêchait pas la pluie de faire sa symphonie. L’individu qui avait réalisé cette réparation ne devait pas faire fortune en tant que menuisier. Le travail était vraiment mal fait…

« Quelqu’un de la ville assurément plus enclin aux travaux cérébraux qu’aux nobles tâches manuelles. » Pensa la jeune alitée…
Son œil scrutait maintenant les alentours. La silhouette qui lui tournait le dos et qui s’acharnait à faire du feu dans un semblant de cheminée ne lui était pas inconnue mais, l’esprit encore brouillé de ses cauchemars l’empêchait de mettre un nom sur la personne à son chevet.

Pam referma son œil vert pour ouvrir le bleu, celui des certitudes.
La personne qui veillait sur elle ne devait pas lui chercher querelle. A quoi bon la sauver d’une mort certaine des flammes de l’enfer de sa pauvre maison si c’était pour lui vouloir du mal… A moins que cette personne soit encore plus démoniaque et joue les sauveurs pour mieux la corrompre, pour mieux la torturer, pour mieux l’anéantir. Son œil bleu se ferma, tandis que son vert s’ouvrit. Un vrai sémaphore les yeux de la Pam quand les idées se bousculaient dans sa pauvre petite tête.

L’œil bleu pris enfin le dessus quand le dos se retourna enfin. Pam_Malibu, l’humble voleuse des zhoms, scribe de la plus abominable œuvre jamais réalisée dans ce monde, reconnut alors le chevalier blanc. Messire Phoebus.
Il semblait préoccupé et ne tenait visiblement pas en place, sa tenue était presque négligée et n’avait plus rien à voir avec celle d’apparat qu’il aimait tant porter lors des cérémonies officielles.
Pam réalisa qu’elle était momentanément tirée d’affaire. Phoebus était un mage redouté dans le monde d’Ikseme et si elle avait besoin d’un allié pour déjouer les machinations incongrues de La main noire, le chevalier blanc était sans conteste celui ci. Apaisée, Pam ferma son œil vairon.

Elle se mit à rire enfin, chose qu’elle ne faisait plus depuis qu’elle avait commencé la rédaction de l’ouvrage saint de Sythis. Avec le plan qu’elle avait commencé à élaborer pour se débarrasser de Knessir et de ces dalons, l’aide précieuse du mage à l’armure blanche et beaucoup de chance, elle pourrait peut être sauver le monde d’Iksème de la folie ravageuse qui le menaçait sans qu’il s’en rende compte.

Les deux yeux s’ouvrirent enfin, comme il sied à une jeune fille de bonne famille quand elle n’est pas borgne. Phoebus était penché sur elle. Son regard se fit immédiatement moins inquiet, Pam sortait enfin de sa léthargie.

« Bonjour vous ! » Dit simplement la jeune femme.
« Pam, vous voilà enfin réveil… » Commença Phoebus.
La fin de sa phrase fut interrompue par le plus fougueux baiser qu’il n’eut jamais eu l’occasion de recevoir malgré sa très longue carrière de séducteur. Pam s’était littéralement jeté dans ses bras. A moitié nue, la jeune voleuse se pendait à son cou et maintenant l’embrassait effrontément, passionnément, ivre de vie, comme si ce baiser était le dernier de sa jeune vie et qu’elle le savait ou peut être plus simplement le premier, celui que les damoiselles donnent avec tout leur cœur, avec toute leur âme, quand elle croit naïvement que l’Amour dure toujours sans même savoir ce que c’est…

Phoebus ne savait pas quoi penser et comment agir. Lui, si habitué aux choses de l’Amour, se trouvait désappointé par cette gamine à peine sortie de l’adolescence. Pam était jolie comme un cœur et depuis longtemps il était attiré par elle. Qui ne l’était pas quand on prenait le temps de la regarder… Les zhoms célibataires et même ceux mariés tournaient autour de Pam_Malibu comme les mouches autour d’un pot de miel et nombreux étaient ceux qui l’avaient courtisée plus que de raison, mais on ne lui connaissait aucun amant et les relations qu’il avait avec elle était plus de l’ordre fraternel, un frère un peu incestueux peut être, mais un frère quand même.
La réputation de Pam était néanmoins sulfureuse. Nombres de males entraient chez elle la nuit pour réapparaître quelques temps après, nus comme des vers, l’air hébété et hagard. Mais Pam était une voleuse et elle lui avait confié qu’elle attirait les marchands ou artisans des villes voisines pour mieux les dépouiller. Une fois nu dans la chambrée, près à profiter de la gentille puterelle qui les avait aguichés dans une sombre taverne, Pam leur faisait boire une potion élaborée par un alchimiste de la Montagne de triste renommée mais au savoir immense. Le ruffian ainsi drogué finissait invariablement la nuit, totalement dépouillé, dans un cul de basse fosse ou errant dans les rues. Le charmement était puissant et personne jusqu’à ce jour n’avait réussi à retrouver suffisamment ses esprits pour reconnaître Pam dans la rue ou même dans la taverne.

Phoebus commençait à se prendre au jeu de l’embrassade et petit à petit, des idées grivoises commençaient à guider ses mains sur des parties charnues de la jeune femme. Pam se dérobait bien un peu mais elle sentait qu’elle ne résisterait pas très longtemps aux assauts du chevalier. Quelle idée l’avait poussée à se jeter dans les bras, elle commençait à regretter son geste mais il fallait bien remercier dignement celui qui lui avait sauvé la vie…Et puis, elle avait, depuis longtemps, envie d’embrasser un homme, un vrai, pas d’embrasser des gamins comme ces petits paysans des hauts plateaux qui, à peine du poil au menton, cherchaient juste à la peloter pour avoir le grand frisson, les soirs aux feux de la Sainte Gudule, après les moissons.
Le plus dur était maintenant de lui échapper. Elle ne savait pas pourquoi, mais cela ne l’amusait plus de se laisser ainsi se faire bisouter. Elle n’avait plus envie de s’abandonner dans les bras cajoleurs du mage. Quelque chose dans l’air l’empêchait de goûter au vrai plaisir !
Mais voilà, il était trop tard, elle ne pouvait plus reculer. Déjà Le chevalier Blanc montrait des signes de virilité incontrôlés. Quand le chat joue avec la souris qu’il a attrapée, il est rare que le rongeur reste entier…D’un coup de patte, le chat a vite fait de donner un coup à la souris pour mieux la dévorer.
Là, c’était la virginité de Pam qui allait en prendre un coup et c’est Pam elle-même qui allait servir de plat de résistance…Elle devait trouver un moyen de se retirer dignement sans provoquer tristesse et peine au chevalier blanc.

C’est à ce moment là qu’il arriva. Lui, l’autre moitié de son tout. Celui pour qui son cœur battait sans qu’il le sache et sans qu’elle-même le perçoive véritablement. Celui qui au plus profond de son esprit avait du la retenir, quelques instant auparavant, de se donner au chevalier Phoebus.
Pam le connaissait depuis quelques temps déjà, mais au départ, il s’était montré fort discret, se mettant que rarement au devant des discussions animées de l’Estaminet et préférant généralement la tranquillité des forêts et la compagnie de ses loups au brouhaha des villes.
Les deux jeunes gens avaient appris à mieux se connaître lors d’une mission périlleuse dans un monde mystérieux. Malgré la présence de nombreux autres aventuriers, les deux plus jeunes de la troupe s’étaient rapprochés. Les discussions qu’ils avaient eues ensemble les avaient entraînés vers une complicité s’étendant bien au-delà de la simple amitié. Chaque jour que Thor faisait, ils se rapprochaient, inexorablement et chaque séparation même brève était pour Pam de plus en plus dure à supporter.
Il ordonna à ses loups de rester en dehors de la cabane et de veiller à ce qu’aucun intrus pénètre dans un territoire de sûreté.

Pam dut se rendre compte à ce moment précis de l’ambiguïté de la situation. Elle se trouvait fort dévêtue, son corsage déchiré laissant percevoir la naissance d’un sein, et se tenait dans les bras du chevalier le plus séducteur de Midgard. Elle repoussa vivement Phoebus qui, lui-même, reculait déjà à quelques pieds de la couche. Ils ne surent jamais si le jeune dresseur avait remarqué leur position, il n’en fit rien paraître en tout cas.

« Bonjour la compagnie ! » Lança t’il, enjoué comme à son habitude.
Lorsqu’il vit Pam, encore blanche et fiévreuse, étendue sur la couche, le jeune dresseur se rua à ses pieds et interrogea Phoebus du regard.
« Ne vous tourmentez pas, Messire ! Elle va bien maintenant. J’ai pu la sauver des membres de Sythis et elle est hors de danger tant que Knessir et ses sbires ne savent pas qu’elle est encore en vie. » Répondit le mage.
_________________
Que les corbeaux noirs de jais épargnent nos routes et gerbent sur celles de nos ennemis...
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Phoebus
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MessagePosté le: 28 Déc 20:10    Sujet du message: Répondre en citant

Phoebus s était prestement tourné dissimulant aux yeux de Bruzz la partie proéminente de son anatomie qui trahissait ses émois .. La pucelle avait réveillé ses instincts les plus primaires.
Le sang tapait les tempes du chevalier, qui s'efforçait de retrouver la sérénité. Il enchaina d'un ton monocorde :

" Mais dame Pam revient de loin, ces intrigants l'avaient laissé pour morte. Il va lui falloir du repos et des soins... "

Le chevalier dont le trouble s estompait, fit volte face. Il ne laissa pas à Bruzz l' opportunité d'une réplique.
Le ton était plus austère et sans alternative possible..

" Sortez mon ami, je veille sur dame Pam, elle n' est pas en état de recevoir de la visite "..

La mine déconfite du jeune dresseur au regard doucereux qui enveloppait la voleuse, attendrit Phoebus. Il prit alors amicalement Bruzz par l'épaule et l'amena fermement vers la porte.
Quand la clé tourna dans la serrure et que Phoebus se retourna, le regard de Pam traduisit l'inquiétude. Elle rapprocha d une main, sur son cou, les deux pans de son corsage ..
Amusé Phoebus, s assit à côté de la couche de Pam recroquevillée comme un oiseau blessé.

"N ayez craintes damoiselle Pam .. il est vrai que mes intentions n'étaient pas des plus honnêtes ... mais ..."

Il marqua un silence, hésitant il lâcha presque résigné :

"j'ai vu la complicité de vos regards cette magie que Phoebus connait que trop bien ... Messire Bruzz mérite votre attention ... "

La damoiselle acquiesça un sourire et ses doigts crispés lâchèrent le tissu. Alors prestement Phoebus posa sa main sur la joue de Pam avant qu'elle n ai le temps de faire un mouvement.
Il la retira aussi rapidement.

" Ne jamais relâcher votre attention Pam.. ne jamais .... car je vais vous entretenir d'un projet important qui nécessitera une grande prudence .. "

Il avait capté l'attention de Pam qui reprenait confiance. Le chevalier n en voulait pas à sa fleur. Une autre idée semblait le préoccuper ..
Phoebus exposa son plan. Il avait besoin de pam pour voler le livre saint de Shytis ... Il lui apporterait toute la protection et l' aide nécessaire ... Il fallait agir vite car la disparition du corps de Pam risquait d'éveiller les soupçons ...

" Nous avons tous deux de bonnes raisons d'entraver les actions de la confrérie noire. .. Je soupçonne certains membres de la confrérie d'avoir
fomenté l embuscade qui a failli me couter la vie. Je n' en suis pas sorti indemne. Mes pouvoirs et ma magie sont diminués. Aussi une magicienne m'a aidé à vous confectionner des potions d' invisibilité qui vous permettrons de passer inaperçue ... "

Phoebus se pencha et souleva une latte du plancher. Il plongea la main dans le trou béant et en sortit deux fioles d' une couleur d un jaune or. Il tendit les potions à Pam d' un air interrogateur. Allait elle accepter l'invitation ??
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pam_malibu
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MessagePosté le: 04 Jan 12:22    Sujet du message: Répondre en citant

Pam saisit les deux fioles et les regarda. Certes, des potions d’invisibilité pourraient lui être utiles. Elle parviendrait plus aisément à déjouer la vigilance des gardiens du livre Saint, mais elles ne pourraient l’aider à faire disparaître le manuel. Elle le savait comme on sait retrouver le groin au milieu de la figure d’un béonide. Elle les tendit à Phoebus qui les remit précautionneusement dans leur cachette. D’un sourire, elle l’invita à continuer.

Pam écouta cependant attentivement le chevalier blanc. Elle n’était plus seule et cela l’amusa un tantinet que cela soit Phoebus qui lui propose d’agir contre la Main Noire. Elle pensait qu’elle allait devoir le convaincre et lui croyait également devoir persuader la jeune voleuse. Ils se retrouvaient dans cette quête à défaut de se retrouver au fond d’une couche.
Le plan du mage était des plus simple mais il ne prenait pas en compte des éléments que seul Knessir, peut être deux ou trois de ses plus proches adeptes et Pam connaissaient. Pour lui, il fallait voler le manuel et hop, l’affaire était jouée ! Il ignorait que quiconque s’approchait du livre Saint de Sythis était perdu à jamais dans la communauté des êtres humains et qu’il appartiendrait inéluctablement à la secte de la Main noire. Même s’ils le pouvaient, voler le livre n’empêcherait pas que quelqu’un le réécrive, même si la probabilité était des plus réduites de trouver quelqu’un d’aussi doué que Pam. Un jour ou l’autre chaque maître est dépassé par son élève. Un jour ou l’autre, quelqu’un de plus fort que vous arrive et vous inflige la plus retentissante raclée que vous n’ayez jamais connue.

« Messire Phoebus, vous n’avez qu’une vague connaissance de la secte de Sythis. Ces membres ne sont pas de simples guerriers que l’on combat facilement. Chaque adepte à une tâche bien précise que rien ni personne ne peut lui empêcher d’accomplir. Je sais même que l’un d’entre eux doit agir dans la mort…» Déclara Pam en frissonnant d’effroi.
« Peut être Pam, mais il faut agir vite. Chaque jour, la secte compte de nouveaux adeptes et plus ils seront nombreux et plus il sera difficile d’agir. Plus on laissera le temps passé et plus nombreuses seront les personnes sachant que vous êtes vivante ! Knessir ne le supportera pas et enverra ses sbires vous supprimer et moi avec ! » Raisonna Phoebus.

A ces paroles du mage, Pam se rendit compte que le temps lui était désormais compté. Elle devait agir vite et elle ne savait pas si elle parviendrait à déjouer le plan machiavélique de l’Ecoutant.
Elle avait élaboré le livre le plus maléfique qui puisse être écrit. Même les recueils les plus sombres des démons, inscrits à l’encre bleue des yeux de pucelles sacrifiées, ne pouvaient rivaliser dans l’horreur au contenu de ce manuel.
Pam se souvint de ce jeune zhom, Lionheart, terrifié, faisant la lecture à ses compères initiés. La folie était visible dans leurs yeux au fur et à mesure qu’ils s’imprégnaient des mots. Quels dommages irréversibles allaient être occasionnés dans le peuple d’Iksème quand la parole de Sythis allait être dispersée aux quatre coins du monde ? Oserait-elle demander à Phoebus et au jeune dresseur de risquer leur santé mentale. Phoebus semblait déterminé mais restait à convaincre Bruzz. De toutes façons, s’ils ne l’aidaient pas, ils finiraient un jour par être atteint par la gangrène Sythisienne. Ils n’avaient donc pas le choix, ils devaient l’aider pour avoir une chance de se sauver, de sauver l’humanité entière…
Elle devait mettre en œuvre le plus délicat vol de son existence et ne pouvait compter sur personne hormis peut-être Phoebus et elle l’espérait, le dresseur. Mettre d’autres personnes au courant risquait de compromettre son plan déjà si fragile. On ne pouvait plus compter sur personne. Les adeptes de La main noire étaient déjà partout, dans toutes les couches de la société, dans toutes les ethnies.

Jusqu'à lors, les tentatives de vols qu’elle avait entrepris sur les vieux guerriers ennemis avaient presque tous échoués et là, elle devait dérober une horreur à toute une compagnie de guerriers aguerris, armés jusqu’aux dents qui protégeaient l’ouvrage au-delà de leur propre vie ! La mission semblait perdue d’avance…
Pam_Malibu avait cependant quelques rares avantages. Elle avait écrit le livre et elle espérait que bon nombre d’adeptes de Sythis ignoraient que l’ouvrage était désormais achevé et qu’elle n’était plus l’employée de l’Ecoutant. Cela lui permettrait de pouvoir accéder encore pendant quelques temps à bon nombre d’endroits normalement protégés par les membres de la secte. Ceux, parmi les plus importants et qui connaissait sa disgrâce croyaient qu’elle était morte et qu’elle gisait carbonisée dans les restes de sa maison sous la forme de petits morceaux de charbons que des manants viendraient ramasser pour pouvoir se chauffer quand l’hiver serait venu.

Elle connaissait aussi la faiblesse de Sythis et celle de Knessir.
La croyance en Sythis ne reposait que sur quelques documents très rares qu’elle savait où trouver et sur cet ouvrage qu’elle avait écrit. Les faire disparaître étaient la meilleure solution… Sans ces archives, la tradition du Dieu ne pourrait se faire qu’oralement et finirait par disparaître au fil du temps… Cela prendrait peut être de longues annéandres mais il faut laisser le temps au temps.

Knessir était imbu de lui-même et il avait tendance à sous estimer toutes les personnes qu’il croissait. Il devait penser que personne n’oserait dérober le livre Saint placé sous la garde de Nathair, de Rhalph ou de Méconnu ! Il ne le cacherait pas, au contraire, il le mettrait en évidence quelque part, bien en vue, pour que chacun puisse l’admirer et se corrompre par la même occasion. La simple lecture d’une de ses pages rendant complètement malléable à Sythis le lecteur imprudent, le livre se protégeait naturellement lui-même. La couverture elle-même, faite de chair humaine, pouvait occasionner des dommages irréversibles dans un esprit normal.

« Messire Phoebus, voulez-vous m’aider ? » Interrogea enfin Pam.
« Bien sur, mon enfant, vous savez que vous pouvez me demander n’importe quoi… » Répondit le mage.
« Faites rentrer Messire Bruzz ! » Ordonna la jeune femme.
« Je ne suis pas sûr que Messire Bruzz sera la personne idéale pour nous aider dans notre aventure, il est jeune, impétueux. Il ne pourra pas nous être utile à grand chose. Il faut de puissants mages, de féroces guerriers, un ou deux bons éclaireurs et… » Argumenta le chevalier blanc.
« Faites le entrer ! » Hurla presque la jeune voleuse.
Devant l’hystérie de Pam_Malibu, Phoebus ne put que répondre à l’ordre qu’en s’exécutant. Il alla quérir le jeune dresseur qui s’amusait à quelques mètres de la cabane avec son plus jeune loup. Mais son aspect abattu, ses yeux regardant au loin dans le vague trahissaient que sa préoccupation n’était pas le bâton qu’il lançait au louveteau et que celui ci refusait de ramener. Pas encore assez dressé…
« Messire Bruzz, Pam vous demande. Mais avant, je tiens à vous dire, vous ne devez la fatiguer sous aucun prétexte avec vos badinages enfantins. Elle est fragile malgré son tempérament de feu et elle court un grand danger ! » Sermonna le mage.

Bruzz était déjà dans la cabane alors que Phoebus terminait son sermon. Dodelinant de la tête, le mage ferma la porte et revint s’asseoir auprès de Pam.

« Ah, ces jeunes et leurs empressements ! » Conclut-il, bougon.

Pam se redressa, s’éclaircit la gorge qui était encore nouée de trop de fumée et se lança dans des explications.

« Nous courrons tous un terrible danger et personne ne le sait véritablement. J’ai fait quelque chose d’horrible, mettant la vie de toute notre communauté en péril. J’ai écrit… » Pam n’en pouvant plus éclata en sanglots.
« Vous avez donné les plans de Midgard aux Béonides ? » S’inquiéta Bruzz.
« Mais non, Messire, Pam est incapable d’une telle chose ! » S’insurgea le chevalier blanc.
« Pardonnez-moi, je le sais ! Mais qu’a t’elle fait, alors ? » Questionna le dresseur.
« J’ai rédigé notre anéantissement en travaillant pour Knessir ! J’ai écrit l’Horreur, la Mort, la Désolation… » Parvint à dire la jeune voleuse entre deux spasmes.

Elle s’écroula alors dans les bras de Bruzz. Doucement, elle se calma. Les deux zhoms attendirent patiemment… Les pleurs s’espacèrent enfin et quelques minutes plus tard, elle parvint à se détacher du jeune dresseur.
Elle continua alors le récit le plus noir que le sage Phoebus et le jeune dresseur n’eurent jamais entendu. Ils n'auraient aimé assurément jamais ouïr de telles choses.
Pam prit soin cependant de choisir les mots qu’elle maîtrisait parfaitement afin qu’ils ne tombent pas dans la folie souhaitée par Knessir et les siens, mais l'effroi indescriptible de ces propos glacèrent le sang des deux zhoms. La nuit promettait d’être agitée…
Comprenant le profond désarroi qui touchait la jeune femme et les heures cauchemardesques qu’elle avait du vivre ces derniers temps, Phoebus et le jeune dresseur prirent la décision unanime de l’aider, même si leur vie n’était plus tenue que par un fil avec lequel un fou jouait impunément.
Pam, tard dans la nuit, finit par divulguer son plan. Phoebus et Bruzz corrigèrent de menus détails. Si Thor et les autres Dieux étaient avec eux, peut être avaient-ils une petite chance…

Epuisée, Pam s’effondra, toute tremblante. Elle se lova contre le torse puissant du jeune dresseur et
Bruzz la réconforta comme il put en lui tenant la main entre les siennes. La jeune femme finit par s’endormir sous le regard émerveillé des deux zhoms.
Phoebus, voyant la jeune fille ainsi, comprit qu’il ne pourrait plus jamais tenir Pam dans ses bras et que leurs lèvres ne s’uniraient plus jamais. Pam appartenait désormais au jeune dresseur et même si les deux jeunes gens l’ignoraient encore, le mage était persuadé qu’ils finiraient par se donner l’un à l’autre… Il sourit, imaginant le jour où il accompagnerait Pam à l’autel pour ses épousailles avec Bruzz.


Encore fallait-il que leur mission impossible réussisse…
Au loin, un jeune loup hurla dans la nuit. Un corbeau noir de jais fièrement perché sur la tête…
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bruzzz
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MessagePosté le: 19 Jan 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

Dès que Pam se fut assoupie, Bruzz s'entendit avec le chevalier, et lui confia sa douce.
Aux joues si rouges de Pam, lors de son entrée dans la cabane, à la lueur qu'il avait surprise dans leurs regards, il avait compris que le chevalier la défendrait avec acharnement.
Rassemblant ses amis canins, il leur confia la tâche de protéger la cabane durant son absence, ne conservant avec lui que ses deux plus jeunes jeunes loups, qu'il souhaitait renforcer.
Il savait que les plus aguerris défendraient le territoire même au péril de leur vie, sa bien-aimée serait en sécurité.
Il fila à travers bois durant de longues heures, puis commença un patient travail de piste, mais sans se cacher, contrairement à son habitude.
Peu après, ils furent entourés par une meute de loups menaçante, prête à se précipiter sur eux, mais qui, fait qui aurait pu être surprenant, restait à distance.
Quand brusquement, surgie de nulle part, elle apparu.
Bruzz senti son coeur bondir dans sa poitrine, son coeur le brûler, et il comprit combien ce moment lui avait manqué.
La superbe démonette Agarwaen, la louve, dresseuse experte, était là, resplendissante, devant ses yeux, ébahis comme au premier jour de leur rencontre.
Après un regard significatif à chacun de leurs loups, les deux jeunes dresseurs tombèrent dans les bras l'un de l'autre, tout à l'extase de leurs brûlantes retrouvailles.
Depuis combien de temps se connaissaient-ils, ils ne sauraient le dire.
Au tout début, lorsque leurs pistes se croisaient, puis lorsque leurs jeunes meutes apprirent à ne pas faire perdre le gibier de l'autre, puis quand ils en vinrent à partager les mêmes chasses alentour, puis les mêmes longues traques, des jours durant.
Agarwaen était experte, et avait enseigné à Bruzz quasiment tout ce qu'il savait maintenant.
A présent, leurs yeux noyés les uns dans les autres, remontaient en flots furieux les souvenirs de tous les moments de complicités passés, jusqu'à leur désespoir qui les poussa dans les griffes de la confrérie, puis la fuite d'Agarwaen, les ruses déployées par Bruzz pour détourner la secte de la trace de son amie, puis leurs rencontres furtives, beaucoup trop rares à leur goût, mais toujours aussi passionnées.
Pendant que ses louveteaux apprennaient de nouveaux repères avec la meute d'Agarwaen, Bruzz se confia sans retenue à son amie, comme ils l'avaient toujours fait.
Agarwaen était depuis longtemps informée du désir de Bruzz pour la jeune voleuse, Pam, et elle avait toujours encouragé cette passion.
Le résumé de la situation effraya autant Agarwaen que Bruzz l'avait été, et les deux jeunes gens se rapprochèrent plus encore l'un de l'autre.
Leur discussion s'éternisa, dès le moment où Agarwaen insista pour prendre une part active au plan de Bruzz, qui tremblait pour elle. La meute d'Agarwaen seule lui suffisait, et la pensée du danger au-devant duquel elle souhaitait se précipiter l'effarait. Il ne pouvait accepter qu'elle se mette ainsi en péril, pour une cause à laquelle lui seul, à ses yeux, aurait dû être attaché.
Ils convinrent également de profiter de leur incursion dans l'antre de Sythis pour tenter l'impossible pour leur amie Ikillyou, qu'ils ne pouvaient se résoudre à abandonner.
Après avoir convenu de moyens propices à tempérer l'effroi de Bruzz, et confié la garde de leur campement à leurs amis aux canines acérées, les deux complices de toujours sombrèrent, un peu de temps après, dans un sommeil réparateur, leurs deux corps étroitement emmêlés.
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Eowin
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MessagePosté le: 27 Jan 0:30    Sujet du message: Répondre en citant

Peur… Noir …. Courir….

Ces trois mots tournaient sans cesse dans sa tête, l’empêchant de réfléchir à autre chose. Elle était à bout de souffle. Depuis combien de temps courait-elle ? Une éternité. Ou quelques minutes à peine. Comment savoir ?

Elle était tombée dans une embuscade démone. Ils étaient trop nombreux pour qu’elle se batte avec. Après en avoir abattu un, elle s’était donc enfuie à travers les bois. Ils la suivaient peut être encore. Son cœur battait si fort à ses oreilles qu’elle n’entendait plus rien d’autre, et elle n’osait pas s’arrêter pour regarder derrière elle.

Les branches fouettaient son visage et ses bras tandis que ses jambes étaient griffées par les ronces.
Elle trébucha sur une racine et s’étala, visage contre terre. Elle resta étendue quelques instants, tentant de calmer sa respiration. Tout était silencieux autour d’elle. Elle les avait semés !

N’ayant pas la force de se relever tout de suite, Eowin se traina vers un arbre et s’y adossa les yeux fermés. Elle ne savait pas où elle était, il faisait noir, et maintenant qu’elle avait arrêté de courir, un froid glacial s’insinuait dans ses membres.

Elle se leva et commença à marcher, se rendant bien compte que chaque pas l’éloignait peut être un peu plus d’un endroit habité où elle aurait pu trouver refuge pour la nuit. Mais elle ne voyait pas d’autre alternative. Rester sur place ne l’aurait pas plus avancée. Elle ne pouvait pas rebrousser chemin, de peur de retomber sur ses agresseurs, c’est pourquoi, elle continua tout droit.

Quelques centaines de mètres plus loin, un léger bruit sur sa gauche la fit s’immobiliser. Quelque chose se rapprochait. Elle porta sa main à l’épée qui pendait à son coté, prête à dégainer puis attendit.
Une ombre se détacha dans le noir de la nuit. Un loup s’avançait vers elle. Elle fit glisser son épée dans son fourreau et se prépara. Mais le loup n’attaqua pas. Il restait là, à la regarder. Décontenancée, Eowin abaissa sa lame. Puis, elle le reconnu. Ce loup appartenait à la meute de Bruzz. Mais alors…. Il ne devait pas être loin !

Elle s’avança et s’agenouilla près du loup.

« Allez, mon beau, conduit moi à ton maitre. » lui souffla-t-elle à l’oreille.

Le loup se mit à trotter doucement et Eowin le suivit. Une quinzaine de minutes plus tard, les arbres se clairsemèrent et le loup déboucha dans une clairière, suivit de près par la jeune femme. Au centre de celle-ci, une petite hutte se dressait. Une faible lueur s’échappait de l’unique fenêtre, comme celle produite par un feu presque mort.

Eowin frappa doucement à la porte. Pas de réponse. Elle toqua un peu plus fort. Toujours rien.
Elle ouvrit le battant, qui grinça un peu sous sa poussée et se glissa à l’intérieur de la pièce. Deux corps étaient allongés, paisiblement endormis. Eowin reconnu tout de suite Phoebus dont elle avait été assez proche. Mais elle n’arrivait pas à distinguer les traits de l’autre personne. Elle s’approcha, en essayant de ne pas faire de bruit.

« Pam Malibu ! Mais que fait-elle avec Phoebus ? Et Bruzz dans tout ça ? Hum, j’aimerais bien qu’on m’explique ! » se dit Eowin.

Elle réprima un bâillement et s’éloigna un peu pour s’allonger a même le sol.

« Mais demain. »

Elle s’endormit d’un coup, terrassée par la fatigue de tous les événements de ce début de nuit.
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Phoebus
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MessagePosté le: 07 Fév 12:27    Sujet du message: Répondre en citant

Phoebus ne trouvait pas le sommeil. Seule la respiration régulière de Pam captivait son attention. Il se demandait comment un être aussi fragile allait bien pouvoir mener à bien leur projet. Soudain deux légers coups portés à la porte, puis un autre plus insistant ... De suite Phoebus pensa qu'il s'agissait de Bruzz, transi de froid qui cherchait un abri.
Le chevalier saisit son bâton sous sa cape, prés à combattre si jamais l'intrus était un ennemi.. Il reconnu de suite une silhouette familière dont une rondeur trahissait la venue d'un heureux évènement . L'intrusion d' Eowin fut de courte durée et elle ressortit trés rapidement de la petite hutte..
Phoebus se leva, il était hors de question de laisser la future maman seule dans le froid de la nuit ...
Il l'a trouva assoupie un peu plus loin, à même le sol, sur la mousse. Phoebus la pris délicatement dans ses bras pour l emmener dans la cabane trop étroite pour contenir plus de deux personnes allongées ...
Mais malgré toutes ses précautions Eowin se réveilla ...

"Je vais vous déposer au chaud mon amie ... votre place n'est pas dehors."

Phoebus compris de suite le regard interrogatif de la jeune guerrière... Il lui expliqua donc la situation. Mais, un léger froncement de sourcils le mit en alerte ...

"Oui, Eowin, au nom de messire Bruzz, j'ai senti de votre part une certaine réticence ??? ... "
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Eowin
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MessagePosté le: 04 Mar 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

« Une réticence ? Vraiment ? Oh, ça doit être la fatigue. Et puis, après tout ce que vous m’avez raconté, je suis un peu… perturbée. Je crois qu’un peu de repos me ferait le plus grand bien. J’y verrai sans doute plus clair après. Vous devriez aussi vous coucher. Avec tout ce qui vous attend, ça ne peut qu’être bénéfique. »


Eowin s’éloigna de Phoebus et s’installa pour passer ce qui restait de la nuit. Sentant le regard du chevalier sur elle, elle ferma les yeux et feignit de s’endormir. Mais elle avait trop de choses à penser pour qu’elle puisse trouver le sommeil.
Tout s’était enchaîné tellement vite depuis sa visite chez son amie Ikillyou. Et tout semblait irrémédiablement la ramener à la Confrérie de la Main Noire. Ikillyou s’était laissé charmer par les belles paroles de Knessir et se retrouvait maintenant piégée dans cette secte. Elle lui avait fait part de son envie de s’enfuir avec l’aide de son mari Méconnu. Eowin avait approuvé ce projet, heureuse de voir qu’ Ikillyou se rendait enfin compte de l’horreur dans laquelle elle s’était plongée. Mais sur le chemin du retour, Eowin avait réalisé les risques de cette fuite. On ne quitte pas une secte aussi facilement qu’on y entre. Eowin avait ensuite été attaquée et n’avait plus réfléchis à tout cela. Mais maintenant qu’elle était en sécurité et qu’elle n’avait plus rien à faire, l’angoisse la repris de plus belle. Dieux qu’elle détestait les sectes ! De plus, Ikillyou n’était pas la seule de ses proches à être tombée dedans. Et maintenant qu’elle était enceinte, Eowin redoutait que son enfant soit un jour mêlé à une sombre histoire du genre.
Elle avait de plus en plus de mal à réfléchir et se laissa sombrer dans un sommeil plus que bienvenu. Sa dernière pensée fut pour Bruzz. Que devait-elle faire à son sujet ? Avertir Phoebus et trahir son ami ? A qui accorder sa confiance? Phoebus, endormi aux côtés de Pam, la méritait-il toujours? Comment aider ses amis, sans en mettre d'autres en péril? Pourrait-elle les aider, protéger son enfant à venir de ces abominations, sans pour autant le mettre lui même en danger? Elle s’endormit, d'un sommeil agité, avant de trouver une solution à ces problèmes.


Au petit jour, Bruzz, revint auprès de la cabane.
Ses loups, aux aguets, vinrent le saluer, puis, après qu'il leur ait confié les plus jeunes, qui avaient tant à leur raconter sur leur rencontre avec la meute d’Agarwaen, ils reprirent leur surveillance du territoire.
En poussant délicatement la porte de la minuscule cabane, Bruzz constata avec un léger sourire contraint, mais rassuré, que sa douce Pam était toujours en de bonnes mains, mais surtout, la présence d'une personne qu'il ne reconnaissait pas, mais lui paraissait familière, le surpris.
Inquiet, il s'approcha prudemment, et soupira d'aise en reconnaissant son amie Eowin.
D'après la respiration des trois occupants, ils n'avaient pas encore leur compte de sommeil, il ressortit donc silencieusement, et s'enquit de quoi assurer le premier repas de la journée.


Eowin se réveilla en sursaut. Elle avait encore une fois très mal dormi, visitée par d’affreux cauchemars. Elle ferma les yeux et caressa doucement son ventre, tâchant de calmer sa respiration. Ce manque de sommeil chronique allait finir par tuer son enfant. Il fallait aussi qu’elle mange, elle était affamée. Elle se leva discrètement et alla vérifier que ses compagnons étaient encore profondément endormis.
La jeune femme se glissa hors de la cabane se résignant mentalement a devoir trouver de la nourriture avant de pouvoir avaler quoi que ce soit.
Quand elle vit Bruzz en train de cuisiner, son visage s’illumina et sa mauvaise humeur s’envola sur le champ. Elle s’approcha de son ami, mangea un morceau, puis l’aida à préparer le repas. Ils n’avaient pas échangé une seule parole. Un regard et un petit sourire avaient suffi. Eowin trouvait inutile de parler de la pluie et du beau temps alors que des sujets bien plus importants la préoccupaient. Après un petit temps de complicité silencieuse, elle se décida enfin à parler. Elle exposa rapidement à Bruzz ce qui lui était arrivé et ce qu’elle avait appris la veille, s’exprimant à voix basse pour ne pas réveiller les dormeurs. Quand elle eut fini, elle se tut quelques instants, le temps pour son ami d’assimiler les dernières nouvelles et pour elle de manger quelques baies cueillies par le chasseur. Elle entama ensuite sa longue série de questions. Les réponses qui lui étaient données la rassurèrent en partie. Bruzz savait ce qu’il voulait. La seule ombre au tableau était la manière d’y parvenir. Trop de facteurs imprévisibles étaient en jeu que pour établir un plan infaillible.
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pam_malibu
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MessagePosté le: 09 Mar 6:42    Sujet du message: Répondre en citant

Pam était plutôt heureuse du déroulement des opérations. Tout ou à peu près, c’était déroulé comme elle s’y attendait. Sa visite avec Knessir et ses acolytes avait été somme toute des plus banales. Quand on côtoie les guildes des voleurs comme elle le faisait maintenant depuis plusieurs mois, on s’habitue vite à ces entretiens musclés ou chacun montre ses forces et tente de cacher ses faiblesses. Pam_Malibu avait beau être une jeune voleuse, elle ne se laissait pas s’en imposer ainsi.

Bien sûr, il y avait eu le traitement duraille des gros bras, avec une palpation en règle pour savoir si elle ne dissimulait pas d’armes. Ces gros lourdingues avaient bien entendu laisser aller leurs grosses pattes sur sa poitrine et son entrecuisse plus que nécessaire mais ce genre de pratique était monnaie courante dans les bas fonds des quartiers miséreux des villes.
De toute façon l’un d’eux s’en souviendrait à vie, elle avait planté très discrètement un de ses ongles, presque une griffe, dans son avant bras pendant qu’il la tripotait. La blessure était profonde et le bras en sang sans qu’il ne prenne conscience de la cause, le gueux avait du aller se faire panser.
« En voilà un de moins, mais bon ce n’est pas le plus dangereux » se dit-elle en se forçant à sourire et à prendre une pose décontractée. Dans chaque coin de la pièce, on l’observait et elle sentait bien que si deux d’entre eux étaient encore du menu fretin, les deux derniers étaient des guerriers aguerris et très observateurs. Impossible de s’échapper. La porte avait été refermée et le simple fait de se diriger vers elle aurait lancer l’hallali et le temps de l’ouvrir aurait signé son arrêt de mort.

Bien sûr il y avait l’odeur nauséabonde qui se dégageait de la pièce et des individus qui y étaient. Celle qui la rendait malade et qu’elle sentait à chaque présence de Knessir. Cette effluence pestilentielle l’incommodait moins pourtant qu’à l’habitude. Peut être commençait elle à s'accoutumer.
Bien sûr, il avait fallu soutenir le regard hypnotique du maître forgeron et elle avait bien failli défaillir à ce moment là, mais les longues séances d’hypnose qu’elle avait pratiquée sur les poules pour les endormir, (que c’était drôle de voir ces gallinacés rester immobiles pendant des heures) quand elle était une jeune serf lui avait été d’un précieux secours. Quand on sait pratiquer cet art, on sait aussi y résister.
La voleuse avait pourtant hésiter à jouer le jeu. Si elle avait flanché ou feint de flancher, l’Ecoutant de Sythis aurait été satisfait. Il aurait tellement jubilé le bougre qu’il se serait déconcentré et qu’elle aurait peut être pu agir et s’échapper mais Pam voulait de toute façon savoir ce qui allait lui être proposer. Même si elle méprisait Knessir, un bon travail bien rémunérer n’était pas à négliger et selon elle, il n’y avait pas de raison autre à sa convocation. On aurait voulu la punir pour une raison ou pour une autre, le Maître en personne n’aurait pas été présent. Donc, il s’agissait bien d’un entretien d’embauche. Après les risques… Une chose était sure, le forgeron se complaisait dans son rôle de maître de séance.
« Celui là aime avoir sa cour à ses pieds mais si je ne lui résiste pas, son pouvoir va m’absorber et je ne pourrai plus lui échapper. Il faut que tu résistes ma fille et c’est rien de le dire ! ».
Sagement, elle écouta, mais elle resta à l’affût du moindre mouvement dans la pièce. Elle bomba le torse, son arme favorite avec les males. Les deux nigauds, subjugués, fascinés, baissaient leurs gardes. Mais Hans restait de marbre ainsi que le zhom à tête de serpent et que l’Ecoutant (pour un écoutant, il aimait surtout s’écouter parler celui là et il commençait à la saouler. C’était peut être une autre arme). Elle surveillait surtout le forgeron. Il ne fallait pas qu’il approche d’elle ni qu’il la touche. Elle puisa dans son subconscient et tissa un voile de répulsion. Inconsciemment, Knessir ne pouvait plus s’approcher d’elle sans être en proie à un profond dégoût, une irrésistible envie de vomir. Ou diantre avait péché ce don ? Il fallait qu’elle étudie cela mais plus tard. Ces talents de magicienne étaient pourtant des plus réduits. Encore un mystère.
Maintenant à l’abri derrière son bouclier répulsif, elle pris le temps de réfléchir à la proposition. Avait-elle le choix ? Oui, elle l’avait. Knessir lui proposait soit la mort, soit un travail grassement payé. Pam était généralement adepte de la troisième voie. Celle que l’on ne propose que très rarement mais celle qui vous sauve la vie et vous permet de ne pas suivre les autres comme une chèvre. Mais là, l’issue de secours était visiblement jonchée d ‘embûches à commencer par un combat en règle ou sa destiné risquait bien d’être mise à mal sans compter si elle réussissait à s’enfuir à une longue et périlleuse cavale.
Il était plus sage d’accepter. Cela ne gênait en rien sa tâche future. Au contraire, cela lui permettait pour l’instant de bénéficier de la protection de la main noire, de connaître tous les membres de la secte, d’étudier les faiblesses de l’organisation puis de la combattre si besoin était. Après tout, la frontière entre les religions et les sectes étaient fort ténues. Pour Pam, une religion était juste une secte qui avait bien marché…
« D’accord, fit elle, mais je veux être très grassement payé et je veux aussi une protection des plus efficaces ! J’ai quelques délits à mon actif et on me recherche activement.
J’aurai besoin d’avoir accès à tous les ouvrages, d’un lieu pour pouvoir écrire et me reposer. De sanglier à mes repas et de vin. Oui, je veux du vin et pas de la piquette ! J’exige un armement complet, de bonne facture. Vous êtes forgeron, non ? Alors faites moi du sur mesure et du bon ! Souple et résistant à la foi ! Un petit poignard que l’on peut cacher facilement. Un casque qui ne fait pas une tête affreuse !
Je veux aussi pouvoir aller et venir comme bon me sied, je ne veux pas passer mon temps à montrer patte blanche. Avertissez vos larbins qu’ils doivent me faciliter la tâche ! En retour, je vous promets de rédiger le meilleur écrit qu’il soit !»


Knessir acquiesça et après diverses petites mises au point, l’entretien se termina. Rester plus aurait été des plus mal-perçus et Pam ne voulait pas laisser croire à l’Ecoutant qu’elle faisait maintenant parti de sa troupe de bouffons. Elle fit une courte révérence comme celle qu’un vassal fait à un petit nobliau. A l’air outragé de l’homme serpent, elle perçut qu’elle avait un peu exagérée mais Knessir ne souffla mot. Elle prit congé en n’oubliant pas de bousculer l’homme serpent et en marchant nonchalamment sur les pieds de Hans.
Au moment où le préposé à la porte lorgnant toujours sur ses seins ouvrit le passage, Pam vit au fond du couloir une silhouette s’enfuir dans l’échoppe de la sorcière. Une silhouette familière…
« Non, j’ai du faire erreur, cela ne peut être lui ! Il ne peut pas faire partie de ce ramassis de larves puantes. » se dit la jeune femme soudain plus nauséeuse que jamais.

Pam se réveilla, en sueur et en hurlant. Son sommeil était toujours agité depuis l’incendie de sa maison mais le rêve qu’elle venait de faire la consternait. Elle l’avait aperçut, elle en était presque sur lors de sa première rencontre avec l’Ecoutant dans la boutique de la sorcière. Ce souvenir s’était effacé au fil du temps, cela remontait déjà à si longtemps. Mais là, il ressurgissait comme la lave de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux. Elle était là dans la cabane au fond des bois et la nuit n’était plus pleine. Phoebus, alerté par le cri de la jeune fille, s’approcha de la couche.

« Où est Bruzz ? » S’inquiéta t’elle.
« Il est sorti depuis un bon moment s’occuper de ses loups » Lui répondit simplement le chevalier blanc. « Rendormez vous, ma belle, vous avez besoin de repos ! » Ordonna le mage.
« Messire, je me souviens maintenant, je l’ai vu lors de ma première rencontre dans l’antre de Sy.. » Commença Pam encore toute tourmentée.

Alors Bruzz arriva, complètement essoufflé. Il s’engouffra dans la pièce en fracassant la malheureuse porte qui éclata en dizaines de planches et débris et brailla :
« Vite, il faut partir, un de mes loups a senti Méconnu par très loin d’ici. Il doit être à la recherche de Pam ! Nous devons faire vite avant qu’il ne nous rattrape et qu’il alerte ses compères
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Phoebus
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MessagePosté le: 01 Avr 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

Phoebus s'adressa sans ménagement à Bruzz. Ses paroles résonnèrent dans la minuscule Hutte ... Le ton glacial ne supportait aucune réplique. Le jeune dresseur approuva docilement, sans un mot, d'un hochement de tête imperceptible...

"Bruzz nous partons vers le Sud en effaçant nos traces, tu prends la direction opposée avec ta meute.. Laisses des indices pour attirer nos poursuivants."

La porte à peine franchie le mage ramassa un branchage ..
Au fur et à mesure de leur progression Phoebus s'appliquait à effacer les traces de pas qui pouvait trahir leur passage. Il avait jeté un regard en coin à Pam et savait qu'elle n'avait pas du tout apprécié son intervention .. Ils marchaient depuis déjà plusieurs heures sans prononcer le moindre mot. Parfois il lui tendait une main pour l'aider à monter un talus ou escalader une souche d'arbre. La voleuse baissait le regard ou détournait la tête, et rageusement avalait l'obstacle..
Quand le soleil commença a décliner à l'horizon, le chevalier jugea qu il était temps de chercher un refuge .. Il avait repéré sur la zone rocailleuse qu'ils traversaient des cavités dans les parois rocheuses.
Il devançait Pam, qui commençait à fatiguer, d'une bonne centaine de mètres. Il marqua une pose. Quand elle le rejoint, il montra du doigt une grotte qui semblait pouvoir les héberger pour la nuit ...

"Nous allons arriver jusqu'à cet endroit pour la nuit ..."
Pam essoufflée,ne décrochait pas un mot, reprenant sa respiration.

Alors le chevalier en profita pour lâcher sans ménagement :

"Je vais devoir supporter longtemps ta mauvaise humeur ?? Si j ai éloigné
Bruzz j ai mes raisons "

La réaction de Pam fut immédiate et le ton monta de suite. La jeune voleuse fit allusion à la jalousie de Phoebus.

" Ha oui, jaloux moi ??? tu te trompes, protecteur oui, tu peux me le reprocher. Mais je suis marié. Le chevalier blanc n'existe plus .. Si je suis aussi distant avec Bruzz c'est que ... c'est qu'il fait parti de la confrérie. "

Un long silence suivi ... Les deux fugitifs campés face à face, continuaient de se toiser d'un regard provocateur ..
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pam_malibu
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MessagePosté le: 29 Mai 8:16    Sujet du message: Répondre en citant

Pam avait le regard sombre. Son œil vert tournait au noir et son œil bleu prenait une teinte violacée des plus étranges. Elle garda la bouche close pendant quelques moments cherchant dans sa petite tête si l’accusation de Phoebus était légitime. Elle tentait de trouver des arguments pour prendre la défense du jeune dresseur et clouer le bec du mage. Enfin, d’une voix éraillée par la colère, elle explosa :
« N’importe quoi… Vous avez vos humeurs, ce jour, Messire Le Chevalier Blanc, ô pardon, Messire le Chevalier comment… Gris ? Je connais bien tous les membres de la Main Noire et je n’ai jamais croisé Bruzz dans leurs parages. J’ai consulté moult document et dans aucun, vous entendez, aucun, il n’est fait allusion à Messire Bruzz.
Au lieu de dire de telles sornettes, vous feriez mieux de préparer le repas. Et utilisez un peu de magie, si vous en êtes capable, pour réchauffer les fayots. Faire du feu serait une totale ineptie avec tous ses « amis de Bruzz » dans les parages, mais vous en n’êtes pas à une de plus…
» Sa voix éclatait dans les aigus.

Phoebus sentit bien que plus il essayerait de raisonner la jeune voleuse, plus elle s’enfermerait dans son isolement et plus elle aurait de la haine pour lui. Il préféra donc abdiquer pour le moment et s’occupa du campement.

Le repas se fit en silence. Pam ouvrait seulement la bouche pour enfiler sa ration de péteux et un pain rassit confectionné par Thor sait qui…L’eau de sa gourde avait un goût amer et malgré son irrésistible envie de recracher, elle avala une gorgée du précieux liquide.
Elle se coucha en silence, ne dégoisant toujours pas le moindre mot. Elle ferma les yeux, qui reprenait petit à petit leurs couleurs normales, pour tenter de s’enfuir dans un sommeil réparateur.

Phoebus, rangeait et effaçait toutes les traces de leur passage afin de pouvoir partir au petit matin le plus vite possible. C’était de toute façon son tour de garde et il fallait bien s’occuper. Il récita un ou deux sortilèges de protections et s’installa le plus confortablement possible pour tenir sa garde.

Le sommeil fuit Pam une fois de plus cette nuit là. Après s’être tournée et retournée une bonne dizaine de fois, elle décida de se lever. Devant l’œil interrogateur de Phoebus, elle s’exclama :
« Et bien, quoi, je n’ai pas le droit d’aller pisser ? »
Le mage ne prit même pas la peine de répondre.
Elle s’éloigna un peu du campement, pas spécialement pour satisfaire un besoin naturel et pas par excès de pudeur mais pour simplement échapper un peu à l’atmosphère lourde qu’avait créé le mage en portant ses accusations sur le dresseur.
Dans le silence glacial de la nuit, un hurlement de loup déchira la nuit.
« Il ne doit pas être bien loin celui la ! » Pensa la jeune femme.
Beaucoup plus loin, tout au nord, Pam crut percevoir un autre loup répondre à son congénère. Le silence retomba , le vent se mit légèrement à souffler et une pluie douce commença à tomber.
« Clac ! » fit un bruit sourd à quelques mètres de la voleuse.
« Kaï, kaï ! » s’en suivit aussitôt …
Pam, intriguée par ces bruits, oubliant la plus élémentaire prudence se rua derrière le bosquet qui lui faisait face.
A ses pieds, un louveteau se tenait, gémissant, la patte pris dans un vieux piège posé là par une saleté de chasseur sanguinaire. Pam reconnut, de suite, le plus jeune loup de Bruzz. Elle se jeta à terre et tenta d’ouvrir le piège . Le jeune loup lui lécha les bras de reconnaissance.
« Non, pas comme cela ! Tu risques de lui briser la patte ! Laisse moi faire» Lui dit le mage derrière elle. Phoebus avait entendu lui aussi le bruit sourd du piège et était venu s’enquérir de sa raison. Le louveteau en apercevant le mage se mit à grogner et tenta de mordre la main du chevalier blanc. Grâce à ses réflexes, Phoebus retira rapidement sa main mais ne pu empêcher un croc de lui faire une estafilade. Phoebus grommela en se promettant de ne jamais plus venir en aide à un loup…
Pam réussit à le calmer la bête, deux ou trois caresses sur le bas ventre soulage n’importe quel male blessé, mais un louveteau.
« Il faut saisir les mors de part et d’autres ! Oui comme cela ! Maintenant, tu glisses ton doigt en dessous et tu dois sentir une petite gâchette. Il faut que tu la repousse ! Voilà ! Maintenant tu peux ouvrir.» Indiqua le mage en pensant sa main ensanglantée.
Pam dégagea la patte du loup. La blessure semblait assez profonde mais heureusement, le piège étant vieux, son mécanisme n’était plus aussi destructeur qu’à l’origine. La rouille avait empêcher les mâchoires de broyer la patte.
« Tiens lui la gueule entre tes mains afin qu’il ne puisse pas me mordre ! » Ordonna le mage. Pam s’exécuta et le mage pris la patte du louveteau ente ses mains. Il fit une incantation de guérison.
« C’est bon maintenant, tu peux le lâcher ! ».
Le loup se remit sur ses pattes et commença à trottiner. Instinctivement, il hésita à poser sa patte meurtrie par terre.
C’est à ce moment précis qu’ils attaquèrent, Méconnu et deux ou trois larbins que Pam avait croisé lors de ses pérégrinations pour la recherche de documents sur Sythis. Phoebus, surpris par la rapidité du béonide ne put éviter le coup presque mortel porté par derrière. En retombant lourdement sur le sol, sa tête heurta un rocher, assombrissant ses yeux d’un regard vitreux. Ses cheveux prirent rapidement la teinte rougeâtre de sang coagulant. Il plongea dans un coma que même le meilleur hypocrass ne pouvait commettre.
Pam, de son coté, avait fort à faire avec deux des malotrus insensible à ses charmes naturels, sans doute la nuit les empêchait ils de lorgner sur sa poitrine, stratagème qu’elle utilisait souvent pour asséner en traîtresse des coups mortels.
Seul, le jeune loup, pourtant blessé, s’en sortait en mordant, à pleine gueule, le cul terreux du dernier membre de la main noire.
Après maintes efforts et grâce à sa souplesse, la jeune voleuse parfint à s’enfuir vers la grotte mais déjà les lascars étaient de nouveaux sur ses talons.
Méconnu, s’était lui plongé dans une prière les bras ouverts vers le ciel implorant la reconnaissance de son Dieu de pacotilles. L’œil aussi vide que celui de Phoebus, il semblait souffrir d’un profond mal intérieur.
Acculée contre la paroi de la grotte, Pam sentait ses dernières heures arrivées. Après un coup plus fort que les autres donné par le rustre de droite, la faisant une nouvelle fois pliée, elle s’abandonna. Elle ferma les yeux, histoire de revivre en un instant sa courte vie en attendant le coup fatal…
Après quelques instants qui lui parurent une éternité, elle avait eu le temps de refaire sept fois l’intégralité de sa vie en rajoutant même des détours pré-natals, le coup de grâce n’arrivant pas, elle rouvrit les yeux. Une horde de loups l’entourait. Plus loin, Bruzz prodiguait au chevalier blanc les premiers soins. Le mage en serait quitte pour une migraine carabinée.
Les dépouilles des larbins de Méconnu remplissaient les panses des loups. Plus aucune trace par contre du Béonide. Sans doute avait il fuit en se rendant compte de la supériorité numérique des nouveaux arrivants.
Bruzz se tourna enfin vers Pam.
« Bonjour, belle demoiselle, je crois que nous sommes arrivés à temps… » Dit-il d’un air enjoué.
Devant le regard sombre de Pam, il prit rapidement sa tête de loup battu.
« Nous avons à parler Messire ! Mais plus tard ! Je dois d’abord me calmer, je risquerai de dire des choses que je regretterai peut être un jour ! Mais n’ayez crainte, vous ne perdez rien pour attendre ! » Fulmina la jeune voleuse.

Un corbeau, noir de jais finissait, les restes d’un cadavre. A ses cotés, plusieurs loups, complètement repus, se léchaient les pattes et les babines tandis qu’à quelques mètres d’eux un jeune couple du peuple des humains se faisait et se déchirait annonçant l’orage prochain de la passion amoureuse.
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Que les corbeaux noirs de jais épargnent nos routes et gerbent sur celles de nos ennemis...
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