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Le CouCou de Koutourou ...

 
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koutourou_le_coucou
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Thème: Xm-Halloween (2008)
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MessagePosté le: 16 Mar 1:06    Sujet du message: Le CouCou de Koutourou ... Répondre en citant

PREFACE: un monde oublié…


- Viens ! Approches-toi du feu. Viens, te réchauffer par cette nuit froide et sans Lune. Viens, que je te conte des histoires d’antan. Viens, que je te narre les légendes oubliées….

Je vais te raconter l’histoire d’une pauvre petite âme, que la cruelle Destinée décida de malmener. Elle vit sa vie se dissoudre, et les routes s’allonger ; et elle ne su se résoudre à dans un lieu se fixer. Selon les caprices du Destins, elle erra de ci de là, recherchant l’aventure que prodiguait Dame Fortune.

Mais commençons du début :


Cette histoire débuta par une chaude après midi d’été, dans un village isolé au creux d’une vallée bien fertile. C’était un village sans histoire, où chaque matin ressemblait au suivant, où chaque nuit se répétait comme la nuit d’avant. Il n’y avait en ce coin du monde, ni pleure de la veuve, ni cri de l’orphelin. Le forgeron ferrait le bétail et aiguisait la faux ; le tanneur fabriquait des sacs et des vêtements chauds ; le charpentier construisait des chaises en bois et des toits recouverts de chaux ; le cordonnier réparait les chaussures et tressait des cordes pour les bœufs.

C’est dans cette ambiance de paix et de tranquillité que naquit notre belle héroïne. Celle qui semblait être destinée à vivre une vie calme et paisible, s’avéra de part sa naissance avec attirée le regard des Dieux capricieux…

- Mais, me direz vous, de quand date cette histoire, où l’on vivait encore dans la joie te la paix ? Mais, m’interrogerez vous, où se trouve ce royaume, où les cris de bataille sont remplacés par des chants doux ?
- Mais ici même,
répondrai-je, au cœur même de ces terres ; à une époque lointain, où la magie était forte : des mondes nouveaux s’ouvraient aux aventuriers impétueux. Les Dieux s’étaient réveillés de leur long sommeil sans rêve, nous infligeant leurs volontés : la rumeur de la 3ème Quête s’étendait dans les contrées.

L’enfant naquit un après midi, d’une mère jeune et en pleine forme, elle était la troisième fille. Le père en était bien heureux, mais combien il aurait espéré qu’elle soit un garçon. Le nourrisson était frêle, signe d’une naissance prématurée. Ses yeux étaient d’obsidienne, sa peau blanche et fraîche, un visage souriant et doux, surmonté de ses cheveux noir de jais. Elle n’était pas d’une beauté exceptionnelle, mais aux yeux des parents, leur enfant est la plus belle chose qui existe !
Il était de coutume d’appeler un nouveau né par un nom référant à un évènement marquant sa naissance, approuvé par le conseil des sages du village, ce qui parfois pouvait prendre plusieurs jours, voir plusieurs semaines ! Ainsi, le nourrisson est sans nom pendant un temps. Notre héroïne ne fût baptisée d’un nom que quatre ans après sa naissance. Les circonstances même qui entourèrent cette journée aussi bien que le long lapse de temps qui s’écoula furent les premiers signes de la destinée de la pauvre créature.

- Alors ! Es-tu bien assis ? La nuit va être longue, et plus longue encore mon histoire… Prends breuvage et nourriture, pour épancher la faim et la soif. Je vais te conter une vieille histoire qui assouvira tes désirs d’aventure.


C’est ainsi que commença l’une des aventures les plus extraordinaires de tous les temps….
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koutourou_le_coucou
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MessagePosté le: 01 Avr 9:42    Sujet du message: Répondre en citant

Introduction : un nom

Trois jeunes filles jouaient à se poursuivre dans les champs en fleur. Le printemps s’était installé sur la contrée, amenant un souffle nouveau de vie et de verdure aux plantes ainsi qu’aux animaux. Les oiseaux avaient fait leurs nids, et les plus rapides couvaient déjà de magnifiques œufs multicolores. Le blé et l’orge semés montaient déjà haut à la conquête du ciel. Les pluies bienfaitrices avaient nettoyé le pays de la souillure et de la crasse hivernale.

L’aînée, grande et élancé, les cheveux blonds tels des épis de blé mur dans un champ, virevoltant au grès des sauts et détours, était la plus belle fille du village. Les garçons lui courraient après et luttaient pour avoir l’honneur d’accomplir ses moindres caprices, car de caprices elle était débordante. Les yeux bleus azur, dans un visage quasi parfait, faisait fondre le cœur des mâles les plus entêtés. Sa voix était si douce que les oiseaux du matin se perchaient sur les branchages pour l’écouter. La douce musique de ses chants berçait les travailleurs fatigués telle le doux chant de la chute d’une rivière de montagne. Son nom, à son image, sonnait aux oreilles de ses camarades tel une promesse de joie et de plaisir à jamais hors d’atteinte des pauvres mortel : elle s’appelait Arial (prononciation elfique).

La cadette, plus petite et trapue, les cheveux châtain et courts, imposait par sa rapidité et sa force aussi bien physique que morale. Elle était aussi crainte et respectée que sa sœur aînée était admirée. Aux frivoles jeux des filles elle préférait les activités sportives, où elle mettait un point d’honneur à ridiculiser ses camarades de sexe opposé, qui de par sa féminité la considérait plus faible. Il arrivait que son père lui demande de lui faire une course au village voisin, qui se situait pourtant à plus de 3 jours de marche ! Cette vibrante jeune fille portait le doux nom de Tanjiah (prononcer Tanî-â).

Enfin, la petite benjamine avait des cheveux la noirceur d’une nuit sans lune ni étoiles, mais la finesse des fils de soie que tissent les araignées ; ses yeux d’obsidienne soulignaient un visage aux traits fins et tirés ; sa peau blanche comme la neige fraîche lui donnait un teint malade et fragile, contrastant avec la flamme qui brûlait dans son regard et du sourire chaleureux que dessinait parfois ses lèvres délicats. Elle n’avait ni réelle beauté, ni grande force, ce qui la rendait pratiquement invisible aux yeux de tous, à moins que cela ne fut délibéré de leur part. Quoiqu’il en soit, elle ne cherchait jamais à se mélanger aux enfants de son âge, mais préférait plutôt s’éloigner du village, de préférence au clair des Lunes, errant de-ci de-là telle une âme en quête de la coquille vide de son corps. Ce qui surprenait le plus chez elle, ce n’était pas son teint, ni sa carrure, ou encore la couleur sombre de ses yeux, mais le fait que jamais on ne l’entendait prononcer un mot. Si l’un venait à lui poser une question, elle souriait d’abord, puis par de simples mimiques et gestes faisait comprendre à ce dernier ce qu’elle signifiait (à savoir qu’un enfant de quatre printemps n’avait pas à cette époque, des préoccupations très poussées). Pourtant, son silence ne semblait pas la gêner, ni déconvenir à son entourage. Et pour rajouter encore à l’étrangeté de la petite fille, elle ne portait pas de nom. Mais ses camarades n’avaient pas attendu les sages pour la baptiser de nom divers et variés, en accord avec les sons qu’elle émettait parfois en guise de parole. En effet, elle avait comme un don pour imiter les chants d’oiseau et de divers animaux des alentours, et en régalait parfois sa famille, le soir au coin du feu.

Ainsi donc ces trois jeunes filles courraient dans les champs en fleur. Le ciel était clair et parsemé de nuages blancs et soyeux. Les oiseaux virevoltaient tout autour, les insectes grouillaient au sol ou volaient de fleur en fleur. Sans s’en rendre vraiment compte, elle s’étaient éloignées du village, et s’aventuraient maintenant en de plus en plus loin dans la contrée. Il s’avère que ce hameau ce situait à une petite distance d’une ancienne forêt, peuplée de légendes et de folklores divers. Et ce ne fût que sous l’ombre des premiers arbres qu’elles s’arrêtèrent enfin, se rendant compte de la distance qui les séparait de leur demeure. Mais alors qu’elles s’apprêtaient à rebrousser chemin, un étrange son se fit entendre. En fait, cela ressemblait plus à un bruissement de feuilles mortes mais ce fût un appel aux oreilles de la benjamine !
Alors que ses deux aînées s’éloignaient précipitamment de ce lieu terrible, la petite enfant commença à s’aventurer sous les premières frondaisons. Aussitôt qu’elle traversa la limite des premiers arbres, la lumière s’atténua, l’air devint lourd d’humidité et de milliers de sons : la Forêt grouillait de vie diverses ! La fillette semblait avoir été hypnotisée par l’étrange son qui s’était accentué à chaque pas, dominant les autres bruits des entourages. Elle s’arrêta enfin devant un vieux chêne, le troc recouvert de mousse, les branchages rabougris, le feuillage rare et abîmé, mais dont les racines semblaient s’enfoncer jusqu’au centre de la terre.
Au pied de cet arbre sans âge se trouvait un petit bassin d’une eau aux couleurs argentées. Les pourtours de celui-ci étaient parfaits, comme si une main l’avait fabriqué et l’entretenait régulièrement, mais ce ne pouvait être qu’un Dieu pour atteindre une telle perfection, malgré la grande simplicité de l’ensemble. Elle s’approcha lentement du bord ; l’étrange son s’était transformé en murmure, duquel elle ne comprenait rien, si ce n’est des sonorités gutturales.
L’eau ne reflétait pas son image, mais un monde qui lui était inconnu. C’était un désert de roches rouges, de falaises abruptes et de cimes montant à l’assaut d’un ciel aux couleurs orange et violette. Et là, penchée au-dessus d’un bassin similaire se trouvait une créature simiesque. Une peau rouge, recouverte de poils jaunes et châtains, de longs bras puissants et des jambes courtes, un visage sans menton, le front bas, des sourcils broussailleux, mais avec des yeux aux couleurs d’obsidienne !

Les deux créatures se regardèrent pendant ce qui sembla être une éternité, à travers ce bassin qui reliait deux mondes très éloignés. Et alors que le murmure n’était plus, la créature bizarre émis un son des plus étranges.

- Kôôhhhllld-ääîîsss ! Kôôhhhhhld-ââïss !

Et la frêle jeune fille, sans le savoir elle-même, émit des sons similaires :

- Koutouûûrrrouûûû ! Koutourouûûû !

C’est à ce moment là, au milieu de cette forêt aux milles histoires qu’enfin la petite fille eu un nom : Koutourou ! Ce moment magique qui la vit émettre sa première parole intelligente, où elle se vit baptisée d’un Nom, ce moment à jamais resta gravé au fond de sa mémoire.

L’instant magique était passé. Elle repartit le plus vite que ses jambes le lui permirent. Elle arriva à sa demeure essoufflée, les cheveux en bataille, les vêtements sales et déchirés par sa traversé des champs. Sa famille morte d’inquiétude, son père était sur le point de partir à sa recherche. Alors ses parents l’entouraient en la sommant de questions, elle émit le son qu’elle avait appris.
D’abord ébahis, les siens oublièrent vite la mésaventure pour la prendre dans leur bras et la féliciter. Enfin elle parlait, mais quel étrange son ! La cadette fût envoyée afin de chercher les sages du village, et très vite la moitié des habitants s’accumulaient aux fenêtres de la petite bâtisse.

Elle ne dévoila jamais comment elle avait découvert le vieil arbre et à son pied, le bassin magique. Le plus respecté des anciens s’approcha et imposa silence. Puis, après avoir écouté la petite fille émettre l’étrange son, la baptisa du nom de Koutourou. Or, comme ses camarades l’appelaient « le coucou » depuis quelques printemps, elle fut nommée Koutourou le coucou.

Alors que tout le monde se retirait afin de laissait à la famille de fêter cet heureux évènement, l’ancien s’attarda avec Koutourou. Il la regarda droit dans ses yeux d’obsidienne, essayant d’y lire son avenir. Puis, avec un hochement de tête, il s’éloigna et sortit de la maison. Depuis ce jour, personne ne revit le vieux sage.
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MessagePosté le: 27 Avr 1:40    Sujet du message: Chapitre premier : Vagabondages Répondre en citant

Partie 1 : une enfance heureuse…

Les années qui suivirent furent peut être les plus heureuses que la petite Koutourou n’eut jamais connus. Les trois filles étaient aux yeux des parents comme des perles, même si les deux aînées passaient sur la petite fille leurs tempéraments et leurs humeurs. Ainsi, les caprices inassouvies de la grande sœur étaient espacées par les défies physiques de la cadette, que bien sure Koutourou mettait un point d’honneur à perdre, quoique involontairement. Puisqu’elle ne demandait rien à son entourage, son entourage commença à l’ignorer de plus en plus, oubliant même parfois jusqu’à sa présence.

Mais cela ne la gênait pas, puisqu’à la compagnie de ses semblables, elle préférait celle du vent et des étoiles. À la place des jeux de gosses dans les ruelles du petit village, elle allait faire de longues balades dans les collines des environs. Au lieu de vaines discussions avec ses camarades, elle partait chanter avec le geai ou le rossignol. Mais son activité favorite restait la visite qu’elle rendait à la vielle forêt, près de ce vieil arbre qui l’avait entendue pour la première fois émettre un son intelligible.

Elle aimait à rendre visite au bassin magique, à plonger son regard dans celui de l’étrange créature de l’autre monde. Même si aucune parole ne fût jamais échangé entre ces deux êtres à travers l’eau translucide, quiconque aurait assisté à la scène aurait juré les voir communiquer entre eux. Elle y passait des journées entières, à grimper à l’arbre sans âge, à jeter des cailloux et des brindilles dans l’eau sans ondes, ou encore tout simplement à regarder la « bête » se mouvoir et vaquer à ses occupations. Mais le plus intense de ces moments restait l’échange muet de leurs regards aux couleurs étrangement violettes.

Sa famille était habituée aux étranges agissements de la benjamine et à ses longues balades en solitaire, et l’acceptait. Mais tel n’était pas le cas des voisins et des camarades de Koutourou. En effet, dans tout le village, on murmurait à son passage, on la montrait du doigt, et les plus jeunes riaient en criant son nom parfois. La rumeur de magie noire circulait parmi les plus crédules malgré son bas âge. Certains allaient jusqu’à prétendre qu’elle était la fille d’un Démon, qu’elle essayait d’appeler les siens avec des rituelles interdites. Heureusement pour Koutourou, ces rumeurs étaient rapidement étouffées par les sages du village, qui suivaient le conseil de leur camarade disparut (voire l’Introduction). Ainsi, la petite fille était protégée par ses discrets anges gardiens, et elle pu s’épanouir en toute tranquillité, telle une rose au printemps.

Le premier choc arriva alors qu’elle nageait en plein bonheur, accentuant d’autant plus sa répercussion sur la pauvre fillette : Alors qu’elle revenait de l’une de ces longues « conversations » avec l’étrange bête, elle décida d’allonger un peu sa route afin de profiter de cet après midi de fin de printemps. Elle décida donc de contourner légèrement la vielle forêt, et de passer par la pleine aux sources noires. Cette plaine se situait entre deux saillies rocheuses, formant un goulot étroit où ne poussait ni herbe ni arbre. Dans son ensemble, elle ressemblait à une petite gorge desséchée, petit désert perdu au milieu de la verdure des champs et des forêts. Cette petite curiosité géologique était également remarquable pour ses « marres noires », ces petites flaques d’un liquide visqueux et noir bouillonnant qui dégageaient une odeur nauséabonde et qui s’enflammaient très facilement au moindre contact avec le feu : ces substances étaient communément appelées « l’eau qui brûle », et représentaient une manifestation diabolique aux yeux des villageois. Ainsi, la petite vallée n’était fréquentée que par des bandes de gamins venus montrer leur courage à leur camarades.

Koutourou, qui n’avait jamais visité ce lieu sinistre auparavant, puisqu’elle ne participait pas aux jeux de ses camarades. Elle ne s’attendait donc pas à être l’objet d’une « farce » de ces derniers.

Alors qu’elle s’approchait de la petite cuvette, elle ne vit pas les ombres de 3 enfants glisser derrière un rocher. Le spectacle de désolation qui s’offrit à ses yeux la subjugua à un tel point qu’elle n’entendit point les pas qui s'avançaient dans son dos. Et quand elle s’approcha de l’une des flaques bouillonnante, elle s’y pencha sans se douter du danger qui la guettait. Quand enfin elle prit note de la menace qui pesait sur elle, il était déjà trop tard. Elle se relevait quand trois ombres menaçantes se dressèrent devant elle, la faisant basculer de peur vers la marre noire.


Le premier contact avec le liquide lui fit l’effet d’une gifle ! La substance visqueuse était brûlante, ayant absorbé la chaleur du soleil. Mais pire que la température était la consistance elle-même : c’était comme si elle tombait dans un pot de colle à base de sabot de buffle !
Hurlant de peur et de douleur, elle voyait ses détracteurs assister à la tragédie sans intervenir, mais encore en s’esclaffant comme des damnés. Heureusement pour elle, la mare n’était pas profonde, et le choc de la surprise passé elle pu se rétablir et sortir de cet enfer. Hélas, ce qu’elle vécut alors sera à jamais la source qui alimentât son mépris des hommes. Alors qu’elle s’extirpait du liquide nauséabond, un des gamins à l’aide de son briquet à silex, alluma une brindille et commença à la menacer. Ce fût la goûte de trop qui fit déborder le vase pourtant si profond qu’étant la patience de Koutourou.

La bouche grande ouverte, les bras levés dans un geste d’attaque, le visage convulsé par la toutes ces années de mauvais traitement de la part de ses camarades, elle bondit sur le malheureux à la torche.

A la seconde où la flammèche entra en contact avec le corps de la petite Koutourou enduit du liquide noir, elle s’enflamma. La fillette était devenue une torche humaine, amas de chair et de vêtements en feu, dégageant une horrible odeur de chair brûlé et des cris de douleur atroces. C’en fut trop pour ses camarades qui de peur, prient leurs jambes à leur cou.

La suite reste encore assez flou dans la mémoire de la malheureuse, nous devrons nous fier aux brides qu’elle nous a elle-même léguée : une douleur atroce, une odeur de chairs brûlés, et puis une lumière couleur émeraude jaillit soudain ; tout est calme, plus de douleur, plus d’odeur, plus de sensation ; en un mot tout est immobile. Et aussi soudainement qu’elle était apparue, la lumière disparût, la ramenant à la réalité. Elle était étendue sur le sol, la respiration haletante, les vêtements en lambeau, une partie du corps et les cheveux brûlés. Etrangement, ses blessures semblaient minimes, mais pas sa souffrance.

Elle réussit à se traîner péniblement jusqu’à chez elle, laissant sur son passage une traînée de sang et d’huile.
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Dernière édition par koutourou_le_coucou le 15 Déc 11:02; édité 4 fois
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MessagePosté le: 09 Déc 18:20    Sujet du message: Chapitre 3 : La consécration Répondre en citant

Partie 2 : Le départ du refuge.

Réveillé en sursaut, juste à temps pour éviter un coup de …

… les derniers rayons de l’astre annonçant enfin une trêve, le vielle homme rassemble du combustible et un feux accueillent et chaleureux crépite bientôt.

- Je vois que tu as survécu, dit-il d’une voix lasse.

- …

- Eh bien, je vais te compter une autre histoire, celle où la petite héroïne quitta le peuple qui l’avait, compris, ou du moins accepté et adopté telle qu’elle était. Mais le Destin joue parfois de drôles de tours, n’est ce pas ?

Le regard brillant du conteur se posant sur le visage de son « jeune » interlocuteur, ce dernier ne dit rien.

- Alors voici donc les circonstances dans lesquelles tout arrive :


L’alliance était à son paroxysme, dominant les deux mondes-forteresses, et ne laissant point de répit aux démons éparpillés, ni au peuple de la Montagne. Tout était « au beau fixe » comme avait l’habitude de lui dire son père, cet être d’un autre temps… Et pourtant, Koutourou ne se sentait pas à l’aise, ou plus exactement, elle ne se sentait plus à l’aise, en phase avec son environnement. Ces journées et ces nuits qu’elle passait paisiblement à diriger sa petite armée de rongeurs, donnant des ordres par ci, des instructions par là, livrant des fioles et récupérant des ingrédients.

Le peuple de la Foret, après tant de saisons d’agonie, relevait enfin la tête. Le vieux prêtre à la mémoire flanchante essayait d’éduquer les jeunes centaures dans la voie d’Ent le Sage. Le grincheux dragon avait abandonné momentanément de nuire aux alliés, et vidait sa mauvaise humeur ceux des autres peuples qui avaient le malheur de passer à sa porté de souffle. Des forgerons jeunes et vigoureux étaient à la tâche afin de réarmer la main du peuple des Bois, créant armes et armures, casques et bâtons de puissances et d’esthétisme à dérégler la luth d’un barde. Mais alors pourquoi Koutourou se sentait-elle portée par des sentiments si violents ?

Dernièrement, ça en était tel qu’elle avait abandonné toutes ses responsabilités afin de se retirer dans l’antre secret des alchimistes, où elle espérait transformer l’énergie qui bouillonnait en elle en une source créatrice. D’ailleurs, rarement ses décoctions ne furent aussi bien réussies, s’amoncelant dans les recoins de son atelier déjà si encombré.
La première explosion interne eu lieu au couchant, alors qu’elle s’affairait au rituel de répertorier ses stocks de différentes herbes. Ce soir là, son fidèle ami Gruick, ce gros rongeur obèse qui avait remplacé son autre moi depuis l’incident (*), cette dernière passant le plus claire de son temps à « bouder » au bord d’un ruisseau, entra en trombe en déboulant comme un goret, renversant quelques mottes rangée contre un mur.

- Il est revenu ! Cria-t-il, entre deux essoufflements roques. Il est de retour, et il po…

D’un geste net et précis de la main, Koutourou venait de lui trancher la tête, cette dernière aux yeux exorbités par la peur et la surprise, réussit encore à articuler quelques syllabes.

- Mee..connnn….nuuuh….

Après avoir fini son inventaire journalier, Koutourou allait quitter son refuge quand son pied délogea une …. Tête !

- Gruick ! Par les Cinq Pierres, mais que … ? GRUIIIICK !


Un bruit faisant sursauter l’auditoire, le vieux dit :

- Ne t’inquiètes pas, on est à l’abri à la faveur de l’obscurité.


Réalisant soudain que ça ne pouvait être qu’elle-même la responsable, elle s’effondra au sol, les yeux perdus dans le vague. Elle était certaine que la seule venue du vampire (hémophile Moqueur) ne pouvait être responsable de ses malaises de plus en plus fréquents. D’ailleurs, cet être était aussi insignifiant à ses yeux que les autres. Ainsi, ce n’était pas un simple coup de vent passager, mais bien une tempête de sentiments qui allait durer. Le Chaos avait envahi le cœur et l’esprit de Koutourou, lui faisant rejeter l’ordre ancien de la Foret. Pourquoi se limiter à son rôle, sans sortir de l’ordinaire des journées qui s’enchaînent ? Après tout, elle avait vécue des aventures bien plus nombreuses et passionnantes que bien nombre des autres habitants de cette Foret d’un autre âge !

Et ce tourbillon d’émotions diverses lui donnait une faim intenable et insatiable. Etait ce pour cela que son corps avait commencé à croître de nouveau, se recouvrant d’une fourrure épaisse et soyeuse ? Mais alors, si son pressentiment était exact, elle devait se rendre au sein du peuple même qu’elle a si longtemps dénigré, essayer de retrouver sa tanière qu’elle avait quitté il y a bien longtemps. Mais une question la turlupina alors : vont-ils l’accepter de nouveau ?





(*) cf. Le secret du rat blanc
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